Vendredi 1 septembre 2006

Site piraté, site ressuscité !

 

Dans la nuit du 22 au 23 août, le site d’AC ! a été piraté par des individus qui ont entrepris un grand travail de censure : élimination de coordonnées de collectifs avec l’ensemble de leurs articles, suppression de tous les articles qui critiquent les politiques antisociales de la gauche là où elle a le pouvoir, notamment ceux relatifs à l’expulsion du local national d’AC ! par la Mairie de Paris, les informations et conseils sur la politique du RMI et les contrats précaires de la gauche plurielle, les textes sur les promesses non tenues du Conseil Régional d’Ile de France sur les transports gratuits ...

 
De même, la liste de débats a été épurée des « trublions » qui, victimes de politiques de l’emploi menées depuis vingt ans au moins dans une totale continuité par l’ensemble des gouvernements et autorités locales les dénoncent sans distinction.

 

Aujourd’hui, nous dérangeons non pas à cause d’une idéologie, mais parce que notre manière de faire, c’est de ne pas changer de discours selon la couleur politique de celui qui prend des mesures anti-sociales.

 
Nous dérangeons et c’est tant mieux, nous sommes là pour ça, parce que nous voulons rester un outil de défense et de combat de tous les précaires, en toute indépendance.

 

Nous tenons bon.

 

Après un travail de plusieurs jours, l’intégralité du site est à nouveau en ligne.

 

Vous y trouverez des conseils juridiques et pratiques sur vos droits, l’actualité des luttes de précaires, toutes nos campagnes en cours, et bien sûr l’intégralité des archives de notre mouvement !


Retenez bien cette nouvelle adresse : http://www.ac-reseau.org

Nous avons également créé un nouveau forum auquel vous pouvez activement participer dès maintenant : forum@ac-reseau.org (1)


A bientôt dans les luttes et sur le net !...

 

AC !

 

(1) Pour s’abonner : forum-request@ac-reseau.org

 

(Source : http://www.ac-reseau.org/Nouvel-article )
Par Cilou - Publié dans : Chômage
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Vendredi 1 septembre 2006
jeudi 31 aout 2006, 21h39
Violence à l'école: la FCPE dénonce la "vision caricaturale" que donne le classement publié dans "Le Point"

PARIS (AP) - La Fédération des Conseils de parents d'élèves (FCPE) s'est déclarée jeudi "scandalisée" par la publication dans le magazine "Le Point" d'un classement des lycées et collèges les plus dangereux à partir des résultats d'un outil interne à l'Education nationale.

Dans un communiqué, elle estime que ce classement "ne reflète pas la réalité" et "donne une vision caricaturale de la situation".

"On ne peut accepter que l'on déstabilise ainsi les familles à la veille de la rentrée scolaire et discrédite l'enseignement public", poursuit la FCPE, ajoutant que les "problèmes de violence dans les établissements scolaires ne peuvent pas faire l'objet d'une surenchère politique et médiatique".

Souhaitant que soit engagée "une réflexion sérieuse au niveau national avec tous les partenaires" -réfléxion qui selon elle "s'avère d'autant plus nécessaire que le gouvernement ne cesse depuis 2002 de supprimer des postes, d'enseignants, de personnels de surveillance et d'animation et daffaiblir les Zones déducation prioritaire", la Fédération "exige une totale transparence sur la violence à l'école".

Si le ministère de l'Education nationale "travaillait sur ce dossier en toute transparence, avec tous les partenaires concernés (parents d'élèves, enseignants, personnels de direction), nous n'aurions pas une publication explosive dans un magazine!", accuse la FCPE. AP

(Source : http://fr.news.yahoo.com/31082006/5/violence-l-ecole-la-fcpe-denonce-la-vision-caricaturale-que.html )
Par Cilou - Publié dans : Education
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Vendredi 1 septembre 2006

Election au Comité Technique Paritaire Universitaire (CTPU) 2006

Profession de foi présentée par la Fédération SUD ÉDUCATION,membre de l’Union Syndicale SOLIDAIRES.

 

La marche vers la commercialisation des Services Publics, éducation comprise, orchestrée par l’OMC avec son Accord Général sur le Commerce et les Services (AGCS) se poursuit inlassablement sous la pression des puissances patronales. Malgré le rejet par plusieurs pays du traité Européen, cette offensive marchande continue d’être relayée par la Commission Européenne, et par les gouvernements qui se succèdent.

 

Ainsi, depuis 2003, l’Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR) ont connu de multiples réformes introduisant les logiques libérales de rentabilité, de concurrence « libre et non faussée » entre les universités, de globalisation, visant in fine à transformer l’Université par et pour l’Entreprise.

 

Parmi celles-ci, rappelons la réforme Lang LMD-ECTS. Elle a introduit la notion d’ « offres de formation », dont l’individualisation et la multiplication fragilisent les diplômes nationaux. D’autres sources de profit ont été introduites au même moment sous le concept de « mobilité » comme l’enseignement à distance, la formation continue tout au long de la vie et la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE), encouragées par les instances communautaires européennes. Ces « nouvelles activités » sont venues tout naturellement pallier la réduction des études initiales organisées par cette réforme, dont les promoteurs affirment sans vergogne aux étudiants de 1er cycle "qu’ils devront exercer plusieurs métiers tout au long de leur vie" !

 

Dans le même temps, le projet de "Modernisation des universités" voyait le jour : l’autonomie des universités est alors justifiée pour permettre le plein exercice de la libre concurrence. Cette autonomie est indispensable tout d’abord au niveau des financements. En réduisant les financements publics, les universités sont obligées de développer leurs propres sources de profits (décrites ci-dessus) et de se tourner vers les investisseurs privés ! En contre-partie, il faut permettre à ces derniers une véritable participation à la gestion et aux "orientations stratégiques et politiques" des universités. D’autre part, la gestion des "ressources humaines"est facilitée par la décentralisation. Avec leurs statuts de fonctionnaires, les personnels sont sans doute "excessivement réglementés" ! Qu’à cela ne tienne, la contractualisation par objectif des enseignants-chercheurs sous le contrôle de leur établissement autonome est à nouveau préconisée par le Rapport Belloc cette fois.

 

En 2004, la Loi Organique relative aux Lois de Finances (LOLF) vient bouleverser notre « constitution financière ». Cette réforme majeure est adoptée par le parlement sans aucun amendement... Elle permet la « globalisation des crédits » et introduit la « fongibilité asymétrique », autorisant les directions universitaires à transformer des postes budgétaires en crédits de fonctionnement mais surtout pas le contraire.

 

Puis vient le plan d’innovation pour la recherche qui entame l’appropriation des moyens de la recherche publique au profit du secteur privé.

 

En février 2006, c’est la Loi dite sur l’Egalité des Chances (LEC) qui, toujours dans l’intérêt de l’entreprise, avance le pion de la professionnalisation des études. Outre le CPE, cette loi comprend l’apprentissage à 14 ans, le travail de nuit dès 15 ans, la suppression des allocations familiales pour les jeunes en difficulté sociale et scolaire.

 

Le 7 mars 2006, le « Pacte pour la Recherche » est voté à l’assemblée nationale, mettant en place des pôles (compétitivité, PRES) et des agences comme l’ANR, l’AER et l’AII contrôlées par le gouvernement. Ainsi, celles-ci peuvent multiplier les allégements fiscaux, transférer des fonds publics au privé. En outre, cette loi confisque aux organismes de recherche le pilotage et l’évaluation et permet de générer plusieurs milliers de CDD sur fonds publics d’ici la fin 2007.

 

Comme la LEC fut la réponse à la révolte des jeunes des quartiers populaires fin 2005 (sic !), en réponse au mouvement anti-LEC/CPE/CNE, le gouvernement Villepin prépare une loi sur la professionnalisation généralisée de l’enseignement supérieur. Tel fut l’objet du « grand débat Université-Emploi » lancé le 25 avril 2006 associant l’ensemble des « partenaires sociaux ». SUD a choisi de ne pas y participer afin de ne pas risquer d’être confondu au consensus ressorti : développer l’apprentissage et l’alternance pour permettre une prétendue meilleure insertion des jeunes sur le marché du travail. Avec la professionnalisation, on veut rendre une fois de plus la formation initiale responsable du chômage des jeunes. Pour nous, seule l’absence de création d’emplois publics et privés stables en est la cause.


En quoi les conséquences de ces réformes sont-elles dramatiques ?

 

Pour les étudiants :

 

- Le creuset entre les inégalités sociales est de retour, les formes de sélection se multipliant : régulation des flux imposée par la professionnalisation, coût des études de plus en plus élevé faisant effet d’entonnoir, mobilité souhaitée mais non financée, sources de revenus supprimées (disparition définitive du statut des étudiants-surveillants).

 

- Par le biais du stage de longue durée obligatoire dés le 1er cycle, les entreprises s’offrent une main d’oeuvre gratuite et qualifiée.

 

- Du point de vue pédagogique, la durée des enseignements, est souvent réduite au détriment des TP et entraînant une perte de cohérence. Les examens s’en trouvent également allégés.

 

- Avec une multitude de "parcours individualisés" et de "cadres de qualification", avec la logique de compétences (individualisées) qui se substituent à la logique de qualifications, la réforme LMD a commencé à mettre à bas la certification nationale des diplômes et donc leur reconnaissance collective vis-à-vis du marché du travail et par conséquent, la garantie de grilles salariales.

 

- Avec la professionnalisation des études, les savoirs et savoir-faire sont encore davantage redéfinis en fonction des compétences à acquérir (comprendre besoins immédiats des employeurs) et la culture d’entreprise fait son entrée : création de junior entreprises, création de modules « connaissance de l’entreprise » dans toutes les filières ;

 

- En outre, les formations courtes professionnelles induisent « l’orientation choisie » : l’étudiant doit, à la fin de son projet, s’être débarrassé de ses rêves, et croire qu’il a choisi librement ce que le bassin de l’emploi local en réalité lui offre à un instant donné.

 

- Enfin, avec le « renforcement et la généralisation de l’implication des professionnels dans les équipes de formation, depuis l’élaboration des cursus jusqu’à leur évaluation, y compris par la participation aux enseignements et aux jurys », l’étudiant sera opérationnel au plus vite ; mais n’oublions pas, pour un certain temps !

 

Pour les personnels :

 

Souplesse et liberté dans l’organisation du travail sont menacées en faveur d’une flexibilité imposée. Les thèmes de recherche sont de plus en plus soumis aux intérêts économiques. La recherche à long terme, fondamentale ou appliquée, est menacée, car la production de connaissances n’est pas immédiatement rentable. Cette mission de l’université comme la transmission des nouveaux savoirs sont à ce jour fortement remises en cause.

 

L’enseignant-chercheur est appelé à accroître ses fonctions (administration des parcours individualisés, valorisation et développement qui n’intéressent plus le secteur privé, développement de la formation continue, de l’enseignement à distance, « actions d’accompagnement à l’insertion professionnelle », « encadrement des stages et des activités menées en alternance dans les entreprises »- ...), devenant de moins en moins chercheur et de plus en plus formateur de ressources humaines prêtes à l’emploi. Ainsi, des modifications de notre statut national sont à prévoir ainsi que des nouvelles procédures d’évaluation visant à instituer un véritable contrôle de notre activité et une obligation de résultats. Ce nouveau statut devrait par exemple « permettre aux enseignants-chercheurs de disposer de congés thématiques « entreprises » de longue durée ».

 

En conséquence de cette offensive libérale, c’est une accentuation foudroyante de la déréglementation du droit du travail qui est à l’oeuvre, s’accompagnant d’une extension considérable de la flexibilité et de la précarisation généralisée par la création de CDD multiples (contractuels "10 mois", vacataires, ATER, PACTE, CAE, CNE, Contrats pour les séniors, cumul Emploi-Retraite, etc.). Pourtant, dans notre secteur, la précarité est déjà bien trop importante : 6000 précaires au CNRS (selon la direction), des milliers de doctorants, post-doctorants, des dizaines de milliers de précaires gérés par l’Education Nationale, les fondations et les associations caritatives. Sans parler des personnels payés par des libéralités (sans couverture sociale).

 

Est-ce bien l’avenir que nous voulons pour les universités françaises et européennes ?

 

Depuis le printemps 2006, dans toute l’Europe, des milliers d’étudiants manifestent régulièrement contre des réformes de l’université similaires. En Grèce, 354 départements académiques ont été occupés en juin 2006.

 

En France, plusieurs semaines de mobilisation et de grèves dans la jeunesse scolarisée contre la LEC, le CPE et le CNE, ayant gagné le soutien massif et unitaire des salariés et des organisations syndicales, ont obligé le gouvernement Villepin à reculer et à retirer le CPE. Mais la précarisation des personnels se poursuit, la volonté de détruire les droits et statuts des salariés aussi. Il reste le CNE. Il reste les autres aspects de la Loi sur l’égalité des chances. Et la future réforme sur la professionnalisation des universités s’avance.

 

La Fédération SUD Education oeuvrera pour une mobilisation générale, unitaire, contre la précarisation dans l’ESR et, plus largement, dans le salariat ; pour la promotion d’un véritable service public d’ESR, gratuit, réellement démocratique et ouvert à toutes et tous sans discrimination ; pour le renforcement de la double mission enseignement et recherche à l’Université ; pour défendre les conditions de travail et pour une conquête de nouveaux droits.


Mais qu’allons-nous faire au Comité Technique Paritaire Universitaire (CTPU) ?

 

Le CTPU est consulté sur toutes les modifications du statut des enseignants-chercheurs. 15 voix pour les représentants du personnel, 15 voix pour ceux de l’administration donc du gouvernement. In fine, notre bon Ministre tranche : une consultation pour un simulacre de « dialogue social ». Cependant, par notre participation au CTPU - s’il est convoqué - nous pourrons y obtenir des informations et diffuser en retour des analyses. Nous pourrons exprimer notre refus radical d’un changement de notre statut façon Belloc. Enfin, parce que le syndicalisme est pour nous un outil au service des luttes et non réservé à des professionnels, nous nous engageons à faire tourner nos élu-es à chaque élection (les règles de la CTPU ne nous permettant pas la rotation en cours de mandat qui constitue un de nos principes).

Élection du 4 octobre 2006 du Comité Technique Paritaire des enseignants titulaires et stagiaires de statut Universitaire

Liste présentée par la Fédération des syndicats SUD ÉDUCATION, membre de l’Union Syndicale SOLIDAIRES.

Nathalie AUGER   Chimie (32)  MC  Rennes 1

Pierre HÉBRARD   Sciences de l’éducation (70)  MC   Montpellier 3

Céline GILARD     Espagnol (14)  MC    Poitiers

Joël POTHIER      Biochimie et biologie moléculaire (64) MC    Paris 6

Catherine MILKOVITCH-RIOUX  Langue et littérature françaises (9) MC  Clermont-Ferrand 2

Eric IMBERT  Biologie (67) MC   Montpellier 2

Daniel WELZER-LANG   Sociologie (19)  PU  Toulouse 2

Sarah LABAT-JACQMIN  Italien (14)  MC  Nice

Matthieu FRADÉLIZI     Mathématiques (25)   MC   Marne-la-Vallée

Emmanuel GILLE   Géographie (23)   MC  Metz

Sandrine ORIEZ  Langues et littératures anglaises (11)  MC   Poitiers

Jean-Luc GAUTERO  Logique, épistémologie, histoire des sciences (72)    MC  Nice

Thomas BLOSSIER    Mathématiques (25)  MC  Lyon 1

Nicole ROUX   Sociologie (19)  MC  Brest

Enrique FRAGA   Espagnol (14)  MC   Toulouse 2

Bertrand VÉRINE  Sciences du langage (7) MC   Montpellier 3

Lila LAMROUS   Langue et littérature françaises (9)  MC  IUFM AUVERGNE

Jacques THIBIEROZ  Sciences de la terre (35) MC   Paris 6

Michel SAVARIC   Anglais (11)  MC   Besançon

Fabienne BERRÉE   Chimie (32)  MC   Rennes 1

Jean-Paul ENGELIBERT    Littérature comparée (10) MC   Poitiers

Olivier MAZET  Mathématiques appliquées (26)   MC  INSA Toulouse

Jean-Luc HANUS  Mécanique (60)   MC   ENSI Bourges

Stéphane CHAMERON   Éthologie (69)   MC  Paris 13

Philippe CORCUFF  Science politique (4)  MC  IEP Lyon

Catherine DÉTRIE  Sciences du langage (7)  MC  Montpellier 3

Jean LEJEUNE   Mathématiques appliquées (26)  MC  Caen

Guillaume BESLON   Génie informatique (61)  MC  INSA LYON

Florent GAUDEZ Sociologie (19)    MC  Toulouse 2

Gilles FRAPPER   Chimie théorique (31)  MC  Poitiers

 

 

Présentation

 

Sud Education a été créé en 96 dans la perspective d’une refondation du syndicalisme sur des bases Solidaires, Unitaires et Démocratiques. SUD Education est un syndicat intercatégoriel qui syndique de la maternelle à l’université. SUD Education est membre de l’Union Syndicale G10-Solidaires.

 

Nous intervenons dans l’enseignement supérieur et la recherche :

 

- Contre l’offensive de marchandisation de la formation et de la recherche. Nous nous sommes opposés à la loi sur l’innovation et la recherche qui supprime l’obligation de désintéressement des fonctionnaires pour les pousser à une démarche commerciale et de profit dans le transfert de technologie. Nous avons critiqué la mise en place des licences professionnelles, par lesquelles l’Université est entraînée à répondre aux demandes de formation interne des entreprises, sans aucun engagement d’emploi et en contradiction avec les principes de laïcité qui fondent le service public.

 

- Contre la précarisation croissante des personnels, la multiplication des petits boulots, contre l’individualisation des salaires et la spécialisation des fonctions par les primes, contre tous les systèmes clientélistes, et toutes les démarches hiérarchiques et autoritaires.

 

- Contre une autonomie des universités, étroitement pilotée par le Ministère pour qu’elles adoptent un fonctionnement inspiré de celui des entreprises. Contre la déconcentration de la gestion des personnels, la mise en place des CPE et toute démarche confiant aux établissements un pouvoir accru dans les recrutements et promotions, que les présidences utilisent pour asseoir leur autorité.

 

Nous nous inspirerons des mêmes principes en ce qui concerne le CTPU.


D’abord, agir contre la précarité.

 

Selon les données du ministère, il manque près de 13 000 postes enseignants-chercheurs, en fait davantage : on estime que l’équivalent de 26 000 postes est assuré en heures complémentaires. Le système Sanremo encourage les universités considérées comme sous-encadrées à recruter des vacataires ou à payer des heures supplémentaires, au détriment de la situation des personnels ou de l’activité de recherche. (voire à embaucher des PAST, personnels venant du secteur privé, sans contrepartie de recherche, d’administration, de gestion de filières, etc et d’évaluation).

 

Nous demandons que ces heures assurées soient intégralement converties en postes (192 HC = 1 poste) : évidemment cela coûte beaucoup plus cher, mais la situation de beaucoup de services où l’essentiel de l’enseignement est assuré en heures sup. ou en vacations est une aberration. Et que ces emplois soient utilisés pour la titularisation des vacataires en fonction qui le souhaitent.


Le statut d’ATER doit être supprimé.

 

Il n’est pas normal que le recrutement dans comme enseignant-chercheur fonctionnaire intervienne bien après 30 ans en moyenne. On a reconstitué le vivier des assistants non-titulaires avec des arguments qu’il faut combattre :

 

- On dit que ces emplois permettent aux thésards de tenir jusqu’à leur recrutement. Prolongeons les allocations de recherche.

 

- On dit que ce statut permet d’occuper les postes temporairement vacants. Rien n’empêche le ministère d’attribuer un volant d’emplois de MC, anticipé sur les vacances et régularisé lors du mouvement suivant.

 

- On dit que ce statut permet un premier contact avec l’enseignement. Donnons aux thésards, allocataires ou non, à l’Université ou non, la possibilité d’avoir une expérience pédagogique dans le cadre d’un monitorat.

 

Nous demandons que les ATER soient automatiquement transformés en MC dès leur inscription sur les listes de qualification.


Intégrer à l’enseignement supérieur les PRAG et PRCE

 

Depuis l’arrivée de Jospin à l’Education Nationale, le nombre de collègues du second degré a régulièrement augmenté : c’était un moyen de répondre (en retard) à la croissance des effectifs étudiants de la fin des années 80. Mais c’était aussi le cheval de Troie pour préparer le projet rampant de collèges universitaires de premier cycle. Sur trois départs à la retraite d’enseignants-chercheurs, deux sont remplacés : un par un PRAG/PRCE, l’autre par un enseignant-chercheur. De trois "temps recherche", nous passons ici à un !

 

Rien n’a été fait pour donner un statut universitaire à ces enseignants (ne parlons pas des possibilités récentes de décharge, dont la faiblesse est de ne donner aucun moyen et de les laisser à l’initiative de l’Université). De sorte que la situation s’est installée, que parmi ces collègues, certains souhaitent conserver leur statut ; il faut discuter avec ceux-là.

 

Mais le ministère doit indiquer que les enseignements du supérieur sont assurés par des enseignants-chercheurs, et donc prévoir et financer des services compatibles avec une activité de recherche pour ceux qui souhaitent en avoir une (et financer leur recherche). S’agissant de personnels déjà recrutés, leur intégration et leur reclassement dans le corps des MC devrait être automatique dès leur inscription sur la liste de qualification.


Des services d’enseignement compatibles avec la double activité

 

Les services actuels, mis en place en 84 avec la passivité (complaisante) des syndicats sont inacceptables ’ chacun sait qu’à ce niveau, il est impossible de mener de front, sans bidouiller, une activité sérieuse d’enseignement et de recherche.

 

Nous sommes pour la comptabilisation de toutes les tâches universitaires : gestion et administration des filières, suivi de stages, ... Disons-le, les services actuels ne sont pas compatibles avec une bonne activité d’enseignement et de recherche. Aussi, nous sommes pour une diminution des services statutaires pour les enseignants (et les 35h  ?), qui seule peut permettre la suppression de la distinction archaïque entre les cours, TD et TP.

 

Sud Education demande une réduction massive du service de référence.

Pour le maintien d’un cadrage national

 

Les rapports Belloc/Espéret et la réforme Ferry ’Modernisation des unievrsités’ préconisent le renforcement de l’autonomie des universités et du pouvoir discrétionnaire des présidents en particulier vis-à-vis des personnels (embauches, primes, promotions, licenciements).

 

Nous sommes absolument contre le contrat individuel entre l’enseignant et son ’établissement’.


Non au clientélisme

 

Ces dernières années, particulièrement à la suite de la signature en 89 par les syndicats du fameux relevé de conclusions sur la " revalorisation ", des modifications importantes sont intervenues : instauration de primes d’encadrement doctoral et de recherche, de charges administratives, de responsabilités pédagogiques, contingents de promotions de classe attribués par les établissements. Ces mesures ont un double effet : morceler les situations en affirmant qu’un enseignant-chercheur ne peut remplir ses différentes missions (recherche, enseignement, administration ’ nous sommes d’accord, à 192 h, c’est impossible), et donner du grain à moudre aux présidents d’université, aux gestionnaires à travers la distribution des passages de classe et primes, avec tout ce que cela comporte de petites magouilles, de trocs (un coup c’est toi, un coup c’est moi), d’arrosage des cercles de pouvoirs.

 

Nous sommes en désaccord avec la gestion clientéliste et hiérarchique des diverses gratifica-tions : nous demandons que l’ensemble du budget des primes soit redistribué en points d’indices, et que les présidences et les CA soient dessaisis de leur prérogatives pour l’attribution des passages de classes.

 

Nous sommes pour la promotion des valeurs du service public qui fondent notre métier : la qualité du travail d’un enseignant-chercheur, l’évaluation individuelle et/ou collective de ce travail sont des choses trop importantes pour être travesties au travers d’une distribution de primes ou soumises à un jugement hiérarchique.


Pour le corps unique des enseignants-chercheurs

 

Parce que c’est notre conception du travail universitaire, nous revendiquons le corps unique. La division en corps, "amplifiée" par les micro-statuts et les viviers de post-doc, d’ATER, pousse au repli individualiste, s’oppose à ce que les personnels travaillent ensemble et aient une vision collective du rôle social que devrait avoir leur travail.

 

L’important était donc de faire apparaître la carrière individuelle de chacun comme un parcours d’obstacle, bien pyramidé, et lié au "mérite". Bien que ce mérite soit généralement très bien corrélé à la propension à faire allégeance à ses suzerains et à penser comme eux. Il est considéré par le bénéficiaire comme une réelle preuve de sa valeur.

 

Grâce à cette " magie " des concours, cette conception individualiste du métier a largement imprégné les esprits.

Un autre recrutement

 

Les postes, les concours sont au coeur de l’institution universitaire, on ne parle que de cela.

 

Nous pensons, que le système est invivable, qu’il est narcissique, qu’il est violent pour ceux qui veulent être recrutés, et que cette gestion des postes, les concours actuels individualisés, rendent impossible un fonctionnement à peu près sain de l’institution.

 

Sans aller jusqu’à proposer la nième recette, celle de Sud Education, sans aller jusqu’à dire que les qualités des candidats recrutés aujourd’hui ne sont pas réelles (le jugement des instances qui font les recrutements n’est pas forcément faux), nous voyons que le système doit être profondément transformé, rompre avec les mécanismes de cooptation, assurer plus de respiration et moins de servilité : nous pensons qu’une profonde discussion doit être engagée.

 

Sans attendre, le droit effectif à la mutation, par des procédures totalement indépendantes de celles des concours, doit être établi.

Votez et faites voter pour la liste SUD Education

 

Télécharger la liste au format pdf 97.8 ko : http://www.sudeducation.org/IMG/pdf/Liste_SUD_CTPU_06_def.pdf

Télécharger la profession de foi au format pdf - 172.4 ko : http://www.sudeducation.org/IMG/pdf/PF_SUD_CTPU_06_def.pdf

 

(Source : http://www.sudeducation.org/article60.html )

Par Cilou - Publié dans : Education
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Vendredi 1 septembre 2006

Pas de chaise vide à la rentrée !

préavis national de grève

Dernière mise à jour le jeudi 13 juillet 2006

 

appel fédéral au refus de la rentrée dans tout établissement scolaire où un élève aurait été victime d’une expulsion.

 

Depuis le 30 juin 2006, le sursis accordé aux élèves et aux familles sans papiers est tombé.

 

Devant les mobilisations croissantes dans les établissements scolaires et devant les protestations de la population tout entière dans le cadre du mouvement initié par le Réseau Education Sans Frontières, le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, a publié une nouvelle circulaire le 13 juin 2006.

 

Cependant, elle est loin d’apporter une issue favorable aux situations dramatiques que vivent les jeunes et leurs familles. Pendant les vacances, des milliers d’enfants, d’adolescents et de jeunes majeurs, avec ou sans leurs parents, risquent l’expulsion vers des pays où leur avenir, et parfois même leur vie, même est en danger.

 

C’est pourquoi la Fédération SUD Éducation dépose un préavis national de grève ; elle appelle tous les personnels à se mettre en grève dès la rentrée dans chaque établissement scolaire où un élève aurait été victime d’une expulsion.

 

Conseil Fédéral de SUD Éducation

Paris, le 5 juillet 2006

 

(Source : http://www.sudeducation.org/article1622.html )

Par Cilou - Publié dans : Education
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Vendredi 1 septembre 2006

Mobilisation contre le CPE et la précarité : Quel bilan, quelles perspectives ?

Dernière mise à jour le mercredi 30 août 2006

 

1) Plusieurs semaines de mobilisation et de grèves dans la jeunesse scolarisée, ayant gagné le soutien massif et unitaire des salariés et des organisations syndicales, ont obligé le gouvernement Villepin à reculer et à retirer le CPE.

 

C’est le premier enseignement : une lutte déterminée, menée avec le soutien des organisations syndicales unies a fait reculer un gouvernement intransigeant.

 

Cette victoire, même partielle (C.N.E. maintenu, comme les autres aspects de la Loi sur « l’Egalité des Chances »), peut constituer un point d’appui pour les mobilisations et les luttes à venir.

 

2) Cette victoire est avant tout le résultat de l’exceptionnelle mobilisation de la jeunesse. Plusieurs semaines de grève reconduite, avec une forte détermination (manifestations nombreuses, blocages, actions coup de poing, humoristiques et festives...), mais aussi une auto-organisation démocratique du mouvement (assemblées générales massives et souveraines, coordination nationale avec délégué(e)s représentant les facs et les lycées en grève) sont les principales caractéristiques de la force de ce mouvement.

 

C’est le deuxième point du bilan.

 

3) La mobilisation auto organisée de la jeunesse a entraîné les salarié-e-s et leurs organisations syndicales dans la lutte.

 

L’unité ainsi réalisée a permis à plusieurs reprises d’immenses manifestations, la création d’un véritable rapport de forces et a contraint le gouvernement à reculer sur un point.

 

Dans la construction d’un rapport de forces, pour mettre un coup d’arrêt à l’offensive du gouvernement et du patronat, l’unité des salariés et des organisations syndicales dans et pour la mobilisation joue un rôle essentiel : c’est le 3ème enseignement.

 

L’unité a un effet d’entraînement parce qu’elle donne confiance aux salariés dans la possibilité de l’emporter. La dynamique unitaire doit être mise au service de lutte et non devenir un prétexte pour la freiner et la bloquer. La recherche de l’unité ne doit pas masquer que, dans la phase de construction du rapport de forces, il existe une importante diversité dans les niveaux de mobilisation. Dans la mobilisation du début 2006, c’est bien la coordination des universités et des lycées en grève qui avait en premier lieu la légitimité pour négocier au nom du mouvement.

 

Que les grandes organisations syndicales de salariés se soient substituées à la Coordination est révélateur des limites que ces organisations souhaitaient donner à la mobilisation...

 

4) Parmi les salariés, la participation aux manifestations est allée croissant à partir du 7 mars et elle a culminé les 28 mars et 4 avril, révélant le rejet massif de la précarisation généralisée et, au-delà, le rejet de la politique du gouvernement Chirac-Villepin.

 

Cependant, cette mobilisation ne s’est pas traduite par des grèves massives, ni par une auto-organisation (les AG interpro. ont été très rares), qui auraient permis un débordement des appareils syndicaux.

 

5) Pour une mobilisation générale, unitaire, contre la précarité :

 

Le C.P.E. est retiré, mais la précarisation des personnels se poursuit, la volonté de détruire les droits et statuts des salariés aussi.

 

Il reste le C.N.E., pièce maîtresse de ce dispositif, qui est la même chose que le CPE dans les entreprises de moins de 20 salariés, qui sont déjà les entreprises dans lesquelles les salariés sont le plus mal défendus.

 

Il reste les autres aspects de la Loi sur l’égalité des chances : apprentissage à 14 ans, travail de nuit dès 15 ans, suppression des allocations familiales pour les jeunes en difficulté sociale et scolaire.

 

La Fédération et les syndicats SUD Education engagent une campagne contre la précarisation dans l’Education Nationale et, plus largement, dans le salariat. Ils appellent à la construction d’un Collectif Unitaire contre la Précarisation du Salariat.

 

SUD éducation demande à l’Union Syndicale Solidaires, à ses syndicats, ses groupes locaux, de s’engager dans la même démarche.

 

6) Aujourd’hui, le gouvernement veut faire payer au prix fort son recul : la répression qui s’abat sur la jeunesse est intolérable.

 

Certains jeunes militants en pointe dans l’organisation du mouvement sont traduits devant les tribunaux pour leur action dans la grève. Plusieurs milliers de jeunes ont été arrêtés, des centaines de procédures judiciaires snt engagées, entraînant souvent des condamnations lourdes (prison ferme, sursis, peines d’intérêt général). Nous ne devons pas les laisser isolés. Il ne s’agit pas de délinquants, mais d’un mouvement social légitime.

Non à la répression du mouvement social,

abandon des poursuites et amnistie pour tous.

 

Texte adopté par le Conseil Fédéral de SUD Education des 15 et 16 juin 2006.

 

(Source : http://www.sudeducation.org/article1650.html )

Par Cilou - Publié dans : Luttes étudiantes
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Vendredi 1 septembre 2006

JT supprimés à France 2 : du jamais vu !

 

La direction des programmes de France 2 a décidé la suppression des journaux de l’édition de la nuit, le vendredi et le samedi de chaque semaine. Cette direction estime plus important « d’arrondir » les parts d’audience des animateurs-producteurs, plutôt que d’informer les téléspectateurs.

 

Que font la direction générale et la direction de l’info ? Elles s’inclinent...

 

Il est scandaleux et injustifié de vouloir faire disparaître quasiment un tiers des journaux de l’édition de la nuit. La première des missions du Service Public « informer, cultiver, distraire » est ainsi froidement méprisée. Comme ils sont loin les engagements de Patrick de Carolis... (pourtant moins d’un an !) envers les téléspectateurs !

 

Cette régression éditoriale est d’autant plus aberrante que la période électorale est bien entamée et que les meetings ont lieu en soirée, essentiellement les vendredis et samedis. La direction de l’Info supprime de fait la couverture d’une partie du débat politique.

 

Sur le plan légal, ce mauvais coup de l’été est une entrave aux missions du comité d’entreprise et du CHSCT, puisque la décision de suppression des journaux a été arrêtée avant même les consultations, pourtant préalables et obligatoires des élus. C’est assez dire combien la direction doit être fière de cet exploit puisqu’elle tente de le faire passer dans la torpeur du mois d’août.

 

Pire, la suppression totale de cette édition serait programmée pour le début 2007 ! Et pourquoi pas les suppressions du 13H le samedi et du 20H le dimanche !

 

Les syndicats SNJ, SNJ-CGT, SNRT-CGT, SNPCA et CFDT dénoncent cette atteinte intolérable à l’information et aux missions du Service Public. Ils saisissent le Président du CSA et les autorités de tutelle pour faire revenir la direction de France Télévisions sur cette aberration dommageable pour tous.

 

le 30 août 2006

 

(Source : http://www.snj.fr/article.php3?id_article=373 )

Par Cilou - Publié dans : Médias
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Vendredi 1 septembre 2006

Soutien aux 4 inculpés de la Starac renvoyés en Correctionnelle : pétition, rassemblement

 

U R G E N T

 

Procès en correctionnelle le 14 septembre 2006 pour 4 intermittents du spectacle, 3 ans après la prise de parole sur le plateau de la Star Academy le 18 octobre 2003.

PETITION DE SOUTIEN : http://www.cip-idf.org/petition/index.php?petition=3

 

Quatre intermittents du spectacle ont été arbitrairement arrêtés et placés en garde-à-vue, après la prise de parole sur le plateau de la Star Academy le 18 octobre 2003. Après 35 mois de mise en examen et de contrôle judicaire, ceux-ci attendent maintenant leur procès en Correctionnelle.

 

Le Contexte :

 

En octobre 2003, les intermittents du spectacle organisent une semaine de sensibilisation aux conséquences du protocole UNEDIC, auprès des professionnels du secteur de l’audiovisuel. Des interventions d’information et de sensibilisation se succèdent pendant « Une Semaine Morte pour une Culture Vivante », auprès des laboratoires, des loueurs de matériels, des prestataires de service, sur les plateaux de tournage de cinéma, et de télévision, et chaque fois sans violences.

 

Pour clore cette semaine très active, intermittents et précaires participent à un défilé très festif, genre carnaval, l’après-midi du samedi 18 octobre. En déambulant une information circule de bouche à oreille appelant à un rendez-vous pour le soir même, aucune autre précision n’étant divulguée, ni sur la nature, ni sur le lieu de l’action.

 

Arrivé à la Plaine St Denis, un groupe accède au plateau de l’émission « Star Academy » et, à l’invitation du présentateur, fait la lecture d’un communiqué destiné aux techniciens et au public. Alors que les téléspectateurs voient en direct toute la salle applaudir, d’autres intermittents, coincés dans le hall d’entrée, sont pris violemment à parti par des agents de sécurité particulièrement agressifs. Des coups violents sont portés par le personnel de sécurité, et plusieurs intermittents, blessés ou traumatisés, sont conduits aux urgences médico-judiciaires. Trois des blessés, exprimant leur volonté de porter plainte contre les auteurs des violences, sont arrêtés et placés en garde-à-vue pour 48h. Un 4ème, pris au hasard, subira le même sort.

 

Tous seront mis en examen, placés sous contrôle judiciaire pendant 18 mois. Le 28 mars 2006, ils sont renvoyés en correctionnelle au TGI de Bobigny, devant la 13è chambre, spécialisée dans le Grand Banditisme ! Accusés, selon les cas, de violences en réunion, menaces de mort, dégradations, violences volontaires et entrave à la liberté du travail et d’expression... Pour permettre un supplément d’informations pour l’instruction en cours, un renvoi a été finalement prononcé pour le 14/09/2006 et cette fois devant la 14è chambre spécialisée, elle, dans le droit au travail et les affaires sociales.

 

Il est important aujourd’hui de se mobiliser collectivement pour appuyer la défense des 4.

Pour cela, un appel à témoin a été lancé et un comité de soutien s’est constitué.

Face à la criminalisation des actions syndicales et militantes, qui vise à réprimer tous ceux qui s’opposent à la casse des droits sociaux et au décervelage planifié, il nous faut plus que jamais rester mobilisés.

 

Pour rejoindre « Les Indisponibles » - « Solidaires des 4 », marquer votre solidarité aux 4 inculpés de la Star Academy, signez l’appel à soutien.

 

En validant le formulaire à remplir, vous recevrez par mail une demande de confirmation afin d’éviter les utilisations frauduleuses de votre identité. Pour tout contact écrire à lesindisponibles@free.fr

 

-  Les Indisponibles - CIP-IDF 14-16, Quai de la Charente 75019 Paris

-  Les Indisponibles - SFA 21 Bis, Rue Victor Massé 75009 Paris

 

Signez dès maintenant la pétition !

Rendez-vous le 14 septembre 2006

 

-  11h00 : RASSEMBLEMENT sur le parvis devant le tribunal pour le procès : apéro/pique-nique/forum-de-soutien avant l’audience

-  13h00 : Procès Star Academy à la 14ème chambre correctionnelle du tribunal de Grande Instance de Bobigny (173 Avenue Paul Vaillant Couturier 93000 BOBIGNY (Métro : Bobigny Pablo Picasso - ligne 5 )

 

(Source : http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=9022#nb1 )

Par Cilou - Publié dans : Etat policier
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Vendredi 1 septembre 2006

Seuls les sacs de caisse seront interdits en France

 

Le 11 octobre dernier les députés ont voté à l’unanimité un amendement à la Loi d’Orientation Agricole 2006 visant à interdire les sacs et les emballages en plastique non biodégradables sur le territoire français à partir du 1er janvier 2010. Le Sénat vient de limiter cette décision aux seuls sacs de caisse...

 

Le Sénat avance avec prudence

Selon un communiqué du Sénat, celui-ci a adopté à la quasi unanimité mardi 9 novembre un amendement modifiant l'article 11 bis du projet de loi d'orientation agricole.

Présenté par M. Gérard César, rapporteur au nom de la commission des affaires économiques, cet amendement restreint l'interdiction de commercialisation et de distribution introduite par les députés aux seuls sacs de caisse à usage unique, les emballages en étant exclus.

Les sénateurs, avec l'accord du gouvernement, ont opté pour la prudence suite à de nombreuses réactions hostiles ou sceptiques jugeant que "l'état actuel des techniques ne permet pas de fabriquer de tels emballages biodégradables". Ainsi, à partir du 1er janvier 2010 les sacs de caisse des magasins seront interdits dans leur forme actuelle et devront être remplacés par des matériaux biodégradables.

Ne seront donc pas concernés les emballages bouteilles, films, gobelets, etc. ni les autres types de sacs.

 

Les industriels mitigés

"Il faut laisser aux fabricants le temps de s'adapter", affirme M. César. En effet, cette décision du Sénat satisfait une partie des fabricants d'emballages en plastique. "Nous ne sommes pas capables de passer au biodégradable pour tous les emballages , affirme Françoise Gérardi, déléguée générale de la Chambre syndicale des emballages en matière plastique. Des problèmes de compatibilité entre le contenant et le contenu se posent."

Pour autant, SPhere, groupe français leader Européen de l’emballage (1) regrette dans un communiqué "une décision politique qui prive notre pays d’une avancée environnementale réelle." SPhere rappelle que les sacs plastiques délivrés en caisse ne représentent que 15% de l’ensemble des sacs plastiques utilisés, soit seulement 50 000 tonnes de plastiques sur les 400 000 tonnes de films plastiques produits par an en France. Ce seront donc 350 000 tonnes de sacs non biodégradables et non renouvelables qui continueront à être enfouies chaque année en toute légalité sur le territoire français.

Enfin SPhere affirme "qu’un tel délai est réalisable et que l’industrie aussi bien que les producteurs sauront relever le défi des bioplastiques."

 

Au niveau des consommateurs

Un sondage CSA d'avril 2005 notait que 83% des français ne souhaitaient plus de sacs de caisse. Un chiffre plutôt étonnant lorsque l'on constate combien ils sont utilisés et réclamés...

Cela dit, "dans les grandes surfaces qui ont cessé de distribuer des sacs de caisse jetables, 68 % des consommateurs utilisent de façon systématique un sac réutilisable, chaque sac est effectivement réutilisé entre 16 et 24 fois et seuls 21 % des sacs hors d'usage sont jetés à la poubelle. Enfin, plus de 90% des consommateurs se déclarent satisfaits de ce dispositif." selon une étude Ademe-Sofres-Ecoemballage de mai 2005 qui note que la réduction des sacs jetables (remplacés par des sacs cabas réutilisables et payants) a permis, sur une année de diminuer le nombre de sacs de caisse de 15 % (soit une baisse de 2 milliards de sacs).

 

Quelques grandes enseignes ne délivrent plus de sacs ou uniquement sur demande, après l'initiative des supermarchés E.Leclerc qui a maintenant près de 10 ans...

 

Le problème des sacs

Come un certain nombre de produits polluants et/ou qui réclament de l'énergie, la meilleure façon de se prémunir de leurs effets néfastes et de ne pas les consommer. C'est pourquoi les députés n'ont pas été soutenus par le ministère de l'écologie ni par les associations de défense de l'environnement.

D'ailleurs L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a rappelé dans un communiqué d'octobre 2005 que "conformément aux préconisations du groupe de travail sur les sacs de caisse réuni à l'initiative du ministère de l'Ecologie et du Développement Durable, le sac cabas réutilisable constitue une solution nettement préférable au sac jetable d'un strict point de vue environnemental. L'objectif reste donc la diminution du nombre de sacs jetables, quel que soit leur matériau constitutif, et la pérennisation du changement de comportement de chacun."

Il faudrait donc plutôt utiliser, comme il y a quelques décennies, un panier, des sacs cabas que l'on garde plutôt que de continuer à multiplier les sacs, même produits avec d'autres matériaux.

D'autant plus que les chiffres annoncées sur le temps de dégradation des sacs en amidon de maïs par exemple sont parfois mensongers...

Une information bien mise en évidence par l'ADEME : "le recours aux biomatériaux n'est cependant pas synonyme d'absence totale d'impact sur l'environnement, en particulier en cas d'abandon sans précaution. Le risque de pollution visuelle demeure car la biodégradation nécessite un certain temps avant de produire tout son effet : un sac biodégradable abandonné mettra plusieurs mois à disparaître, selon les conditions spécifiques d'humidité, de température et de contact avec le sol. Il est donc indispensable d'accompagner le développement de l'utilisation de sacs biodégradables d'une communication grand public insistant sur la nécessité de ne pas les abandonner dans la nature."

De surcroît, l'UFC-Que Choisir estime que la disparition totale de ces seuls sacs plastiques représente une mesure symbolique, à portée pédagogique pour le consommateur, qui ne peut s'inscrire que dans une stratégie globale de réduction des déchets. L'association continue donc de revendiquer l'interdiction totale des sacs jetables, biodégradable ou non, et de les remplacer par des sacs réutilisables.

Un bon sens évident... qui masque cependant le fait que l'amendement adopté par l'Assemblée nationale cherche de nouveaux débouchés pour les produits agricoles comme le maïs et la pomme de terre (et bientôt d'autres) utilisés pour fabriquer ces sacs biodégradables.

SPhere le souligne : "l'amendement prive le monde agricole de nouveaux débouchés considérables. En effet, remplacement de la totalité de la production française de sacs plastiques augmenterait de 50% notre production actuelle de pommes de terre féculière à usage industriel et de 2,5% la production annuelle de maïs grain, créant naturellement de l’emploi en France."

 

Une commission mixte (députés et sénateurs) paritaire se réunira début décembre pour clore ce sujet.

 

Note

(1) SPhere, anciennement SP Metal, est un Groupe Français leader Européen de l’emballage ménager également présent dans le domaine de l’emballage alimentaire pour la restauration collective, le film agricole, et tout type de film utilisé par des entreprises industrielles ou de service.

 

Auteur : notre-planete.info (Christophe Magdelaine)


(Source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_759.php )

Par Cilou - Publié dans : DOSSIER PLANETE
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Vendredi 1 septembre 2006

Point sur l'interdiction des sacs plastiques en 2010 en France

 

Mardi 11 octobre 2005, l'Assemblée Nationale a adopté à l'unanimité en première lecture un amendement à la loi d'orientation agricole qui dispose qu' : « A partir du 1er janvier 2010, la commercialisation et la distribution de sacs ou emballages en plastique non biodégradables sont interdites sur le territoire français ». En réponse à de nombreuses questions qui se posent, l'ADEME précise :

 

Utilisation prioritaire de sacs cabas réutilisables

Conformément aux préconisations du groupe de travail sur les sacs de caisse réuni à l'initiative du ministère de l'Ecologie et du Développement Durable, le sac cabas réutilisable constitue une solution nettement préférable au sac jetable d'un strict point de vue environnemental. L'objectif reste donc la diminution du nombre de sacs jetables, quel que soit leur matériau constitutif, et la pérennisation du changement de comportement de chacun.

 

Sacs biodégradables : quels impacts sur l'environnement ?

Pour les sacs à usage unique dans les cas où ils ne peuvent êtres évités, le recours à des matériaux biodégradables, conformes aux normes en vigueur, constitue effectivement une amélioration notable vis-à-vis de l'environnement. En effet, si tous les matériaux ont un impact sur l'environnement pendant leur fabrication, distribution et fin de vie, de récentes études montrent que, globalement, les biomatériaux présentent des bilans plus favorables pour ce type de produits : moins de consommation de ressources non renouvelables et moins d'émissions de gaz à effet de serre notamment.

Le recours aux biomatériaux n'est cependant pas synonyme d'absence totale d'impact sur l'environnement, en particulier en cas d'abandon sans précaution. Le risque de pollution visuelle demeure car la biodégradation nécessite un certain temps avant de produire tout son effet : un sac biodégradable abandonné mettra plusieurs mois à disparaître, selon les conditions spécifiques d'humidité, de température et de contact avec le sol.

Il est donc indispensable d'accompagner le développement de l'utilisation de sacs biodégradables d'une communication grand public insistant sur la nécessité de ne pas les abandonner dans la nature.

 

Pour les autres emballages…

Le recours aux biomatériaux pour certains types d'emballages, notamment de produits alimentaires, en est encore au stade de la recherche. Il est donc nécessaire d'étudier de manière approfondie la faisabilité technique de l'amendement dans les domaines industriels considérés.

 

Une nécessaire conformité aux directives européennes

L'adoption finale de cet amendement devra intégrer une analyse de sa conformité aux réglementations européennes. En particulier, au regard de la directive européenne 94/62/CE modifiée du 20 décembre 1994 relative aux emballages et aux déchets d'emballages, il n'apparaît pas certain de pouvoir interdire un type d'emballages au seul motif qu'il n'est pas biodégradable, dès lors qu'il est valorisable.

 

Auteur : ADEME

(Source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_725.php )
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Vendredi 1 septembre 2006

Le point sur la place et l'évolution des sacs plastiques en France

 

Sans aucun doute il n’est pas facile de discuter avec objectivité des problèmes posés par les emballages et notamment par les sacs plastiques. Il faut un minimum de recherche et de recul pour essayer de traiter un sujet mobilisateur mais confus. C’est ce que, non sans prendre quelques risques, nous allons tenter de faire.

 

1. Place des plastiques

 

1.1.Evolution historique

Une des raisons probables qui conduisent à des attitudes non rationnelles dès que l’on parle des plastiques tient sans doute à leur histoire relativement récente. En fait les personnes de plus de soixante ans ont réellement « vu » le plastique prendre une place de plus en plus importante et visible entre leur adolescence et aujourd’hui. Leurs enfants, en pleine force de l’âge, vivent encore bien souvent en ayant en tête les jugements contrastés mais le plus souvent négatifs de leurs parents.

De fait la production française, par exemple, est passée de moins de 500 000 tonnes en 1960 à 6,5 millions de tonnes aujourd’hui. Entre 1970 et l’an 2000, l’acier a vu sa production augmenter de 40%, l’aluminium a vu la sienne augmenter de 140% et les plastiques la leur de 400%. La densité des plastiques tourne autour de 1 000 kg/m3 au lieu de 2 700 kg/m3 pour l’aluminium et 7 800 kg/m3 pour l’acier. De plus, les propriétés thermiques des plastiques obligent à concevoir des objets de faible épaisseur, ce qui pour une même masse augmente donc leur surface! Pour ces deux raisons, pour une masse donnée, la visibilité des plastiques est plus importante que celle des autres matériaux. Pour beaucoup de personnes, dont des journalistes, les plastiques « prolifèrent », nous « envahissent »… On reconnaît là le langage employé vis-à-vis d’ennemis ou d’animaux nuisibles. Nous sommes en plein registre émotionnel avec ce que cela suppose d’approximations et de mauvaise foi.

 

1.2.Plastiques et pétrole

Pour certains, les choses ne s’arrangent pas puisque les plastiques sont issus du pétrole et que leur synthèse se fait dans le cadre de l’industrie pétrochimique. Le pétrole est sans aucun doute une ressource non-renouvelable.

Mais le pétrole utilisé pour la synthèse des plastiques ne représente que 4% du pétrole extrait.

Pour notre civilisation, résoudre le problème du pétrole ne saurait donc passer par la « suppression » des plastiques alors que près de 90% de cette ressource sert de carburant, soit pour les transports, soit pour la production d’énergie.

Par ailleurs, les plastiques peuvent être synthétisés à partir d’autres ressources comme le charbon (mais cela aggraverait plutôt les problèmes de pollution) ou le gaz naturel. Le PVC comporte 57 % de sa masse issue du sel marin. Plusieurs plastiques sont issus de matières végétales ou minérales très répandues et d’autres pourraient être développées si cela était nécessaire. Il n’est d’ailleurs pas impossible que devant la raréfaction du pétrole, on ne soit conduit à garder celui-ci pour des applications consistant à fabriquer des objets à longue durée de vie et de grande utilité au lieu de le brûler purement et simplement.

 

1.3.Répartition des usages

Les plastiques les plus visibles sont ceux qui sont utilisés pour l’emballage. De plus il s’agit d’objets à vie plutôt courte, ce qui aggrave leur bilan environnemental. En fait la part des plastiques consacrés à l’emballage est certes importante (38 %), mais en constante diminution. Les autres usages importants sont le BTP (24 %) et les transports (13%). Dans les deux cas, leurs qualités d’isolation acoustique et thermique, leur faible densité contribuent à améliorer le bilan énergétique et/ou environnemental des applications qui les utilisent. Les autres applications sont l’électricité-électronique où ils sont irremplaçables, les sports et loisirs et le médical pour un faible tonnage mais pour des applications incontournables.

 

2. Les sacs plastiques

 

2.1.Quelle masse ?

Le changement de politique des acteurs de la grande distribution et le vote de la récente loi en France ont mis l’accent sur les sacs plastiques. La manière dont ces sacs étaient distribués aux caisses pouvait en effet très souvent apparaître comme un gâchis que rien ne justifiait.

Plutôt qu’une distribution plus parcimonieuse de ces sacs, la grande distribution a préféré arrêter de les distribuer en profitant de la prise de conscience écologique récente d’un grand nombre de consommateurs tout en proposant des sacs réutilisables qu’il faut en général acheter. Les bilans écologiques sont assez clairs. Ils montrent que l’utilisation répétée au moins quatre fois d’un sac plastique est la meilleure solution. Meilleure bien sûr que l’emploi de sacs plastiques mono-usage mais aussi des sacs-papier et autres solutions testées.

On peut quand même se demander si, d’un point de vue écologique, tout le « battage» fait autour des sacs de caisse est justifié.

Ils représentent, en France, environ 70 000 tonnes par an. Ces chiffres sont toujours impressionnants si on ne les compare pas à d’autres qui peuvent leur donner un sens. La consommation française de matières plastiques tourne autour de 6 500 000 tonnes par an. Les sacs représentent donc environ 1,1% des plastiques et 2,9 % des emballages. Ils représentent aussi, pour la France entière, la consommation de carburant automobile d’une ville moyenne de 80 000 habitants. À chacun d’apprécier ! Les plus indulgents pourraient parler de gadgets. Les plus irrévérencieux pourraient parler de manipulation. Il semble en effet à la mode d’interpeller les citoyens sur des comportements anti-écologiques évidents mais marginaux alors que dans le même temps les vrais grands problèmes restent sans solution.

 

2.2. Quels usages ?

Dans notre civilisation audio-visuelle, l’écologie est souvent une question d’image. Or les pesticides dans notre assiette ou les microparticules des véhicules diesel sont difficiles à exploiter bien que leur incidence sur notre santé ne soit plus à démontrer. De plus ces usages polluants remettent en cause très profondément les ressorts de notre économie et de notre manière de vivre. Il est par contre facile, et en mécontentant moins d’annonceurs ou de responsables, de montrer des bouteilles de plastiques flottant sur un étang (les autres bouteilles ayant coulé sont invisibles !) ou les images de sacs plastiques accrochés dans des clôtures en général prises près d’une décharge ne respectant pas la loi dans un pays où les vents sont violents (donc en général près de Marseille !). On parle de pollution visuelle comme s’il s’agissait de quelque chose d’équivalent à la pollution chimique ou à l’émission de gaz à effet de serre, ce qui est contestable et peut-être dangereux. Pourtant la plupart de nos concitoyens font un usage plus raisonnable des emballages plastiques ; les sacs sont très souvent réutilisés pour divers usages ménagers et à la fin servent à emballer les ordures. S’ils se raréfient, le consommateur devra augmenter ses achats de sacs-poubelle et autres. Si on voit bien l’intérêt que cela peut présenter pour certains, on voit mal ce que la nature y gagnera.

 

3. Les plastiques « dégradables »

 

L’autre solution qui paraît à beaucoup « évidente » est l’emploi de plastiques « biodégradables ». Et pourtant, une fois encore, on ne saurait malheureusement se fier à un sentiment mal étayé par l’analyse et le raisonnement. Rappelons que, malgré un effort de recherche très important dans le domaine, les plastiques dégradables ne peuvent encore être employés dans un grand nombre d’applications d’emballage. Par ailleurs, le sens même de dégradable doit être précisé.

 

3.1.Dégradables ou dispersibles

En effet, on a vu apparaître sur le marché deux types de produits se disant dégradables mais de nature assez différente. Les uns sont réalisés en polyéthylène, c’est-à-dire à partir de pétrole, auquel on a rajouté des additifs favorisant la dégradation en particulier sous l’action de la lumière. On ne saurait parler de biodégradation et le résultat est la formation de particules plus ou moins grosses qui sont alors dispersées dans les milieux naturels. Même si ce sont des particules de polymères, donc de substances généralement peu réactives, il n’est pas possible de savoir si leur dispersion incontrôlée ne présentera pas à terme des problèmes pour la santé et l’environnement. Par ailleurs, les additifs utilisés pour favoriser la dégradation peuvent eux aussi poser des problèmes. Pour éviter toute méprise il conviendrait donc d’appeler ces matériaux dispersibles plutôt que dégradables.

 

La véritable biodégradation suppose la transformation rapide (90% en moins de six mois) de la matière en eau et gaz carbonique (à la rigueur en méthane en milieu anaérobie). Si, de plus, la matière est obtenue à partir de végétaux, le gaz carbonique relargué lors de la décomposition est celui qui avait été préalablement absorbé par les plantes et ne contribue donc pas à l’effet de serre. Voilà donc, à première vue, une famille de matériaux très intéressants.

 

3.2.Dégradables et énergies fossiles

C’est aussi une possibilité nouvelle de culture industrielle dont sont friands les grands agriculteurs de ce pays. Il est à noter que la loi sur l’emballage plastique, réduite par le Sénat à une loi sur les films et sacs plastiques, a été étudiée dans le cadre du budget de l’agriculture et non de celui de l’environnement, ce qui me semble significatif.

 

Et c’est là que le bât blesse. En effet, il est clair que ces cultures ne pourront être mises en œuvre qu’à grands renforts de consommation pétrolière- il faut bien faire fonctionner tracteurs et machines agricoles diverses- et de traitements phytosanitaires. De plus dans certains cas, il faut faire appel à des OGM. Ensuite, il faut extraire les monomères ou les polymères des plantes ce qui ne se fera pas sans une nouvelle et non-négligeable consommation d’énergie, largement d'origine fossile.

 

On peut aussi se demander si l’occupation grandissante de terres cultivables pour fabriquer des produits industriels se justifie quand les ressources alimentaires continuent à manquer pour une large part de la population mondiale.

 

L’étude des bilans énergétiques montre des résultats différents suivant les matières biodégradables proposées. Le bénéfice est faible pour le PLA (acide polylactique) et souvent nul ou négatif pour d’autres matières.

 

On ne peut guère donc s’appuyer sur le bénéfice vis-à-vis de l’effet de serre pour préconiser des plastiques biodégradables.

 

3.3.Avantages et inconvénients

L’autre argument concerne la possibilité de composter ces plastiques avec les déchets alimentaires. Le compostage est sans doute une bonne solution pour traiter les déchets fermentescibles. Pourtant cette solution, en dehors des cas où l’on peut proposer un compostage à domicile pour un usage sur place au jardin, ne semble pas décoller. Même si on observait une progression dans les années à venir, la généralisation du compostage n’est pas pour demain tant il reste de difficultés techniques et réglementaires à surmonter. L’argument du compostage reste très faible pour justifier les plastiques biodégradables.

 

D’ailleurs, il existe un autre matériau, utilisé lui aussi en grande partie pour l’emballage, tout à fait biodégradable, c’est le papier–carton. Or, que constate-t-on ? C’est de fait un matériau qui fait l’objet de collectes sélectives et qui est largement recyclé. Faudra-t-il recycler les plastiques biodégradables et alors quel sera l’avantage par rapport aux plastiques traditionnels ? Au contraire, en cas de recyclage, l’apparition de nouveaux matériaux ne peut que compliquer le tri et diminuer l’efficacité du recyclage. C’est déjà le grand nombre de plastiques incompatibles qui est le principal frein à leur recyclage et qui fait que le taux des plastiques recyclés est inférieur à celui du papier ou des métaux. Le développement de plastiques biodégradables ne favorisera pas le recyclage. Si de plus, les gens sont mal informés et s’imaginent que puisqu’ils sont biodégradables on peut les abandonner dans la nature sans soucis, on aura fait un grand pas…en arrière.

 

Cependant, des applications spécifiques pourraient justifier l’emploi des biodégradables si un éco-bilan montrait que c’était la meilleure solution. Cette démarche serait alors tout à fait raisonnable.

 

4. Des pistes pour des solutions écologiques…

 

4.1.Diminuer notre consommation

L’évolution de notre style de vie depuis la révolution industrielle et tout spécialement depuis la dernière guerre mondiale nous a conduit à consommer différemment. Ce sont principalement les consommations énergétiques et de matériaux qui ont largement progressé.

 

Les pays pauvres et encore plus ceux qui sont en phase de transition sont naturellement poussés à nous imiter. Le développement qui en résulte n’est probablement pas soutenable à long terme par notre planète. On estime le plus souvent que le niveau de vie en France suppose, si on le généralise, plus de quatre planètes comme la nôtre. Le style de vie américain conduirait plutôt au chiffre de sept planètes…

 

Pour beaucoup de ceux qui réfléchissent à ces problèmes, ce n’est pas de croissance dont nous avons besoin, mais de décroissance. Quelle que soit notre position philosophique sur cette question, on doit bien reconnaître que les politiques relayant un tel projet sont pour le moment loin d’être opérationnelles.

 

Dans le même esprit, l’idée de réduction des déchets, toujours proclamée, reçoit l’approbation de tous sans qu’aucune mesure concrète, dépassant le niveau des symboles, ne soit mise en place.

 

4.2.Améliorer le recyclage

Puisqu’il y a des déchets, il faut les traiter. Une étude énergétique montre que la meilleure solution pour l’environnement est théoriquement le recyclage matière. S’il est impossible ou trop coûteux, le recours aux solutions de recyclage chimique et à l’incinération avec récupération d’une partie (assez peu malheureusement) de l’énergie accumulée dans les objets devient nécessaire. La mise en décharge, en mélange avec toutes sortes d’autres déchets et l’incinération sans récupération d’énergie sont, bien entendu, de mauvaises solutions.

Pour les plastiques, le recyclage est techniquement possible mais relativement complexe, donc coûteux. Du coup, on recycle surtout les bouteilles d’eau minérales et l’on ne traite guère les déchets de petite taille, le plus souvent souillés. Le taux de recyclage atteint environ 15 % si on ne tient pas compte des déchets de fabrication qui sont généralement bien recyclés en interne. La Commission Européenne propose un objectif de 22,5% qui sera très probablement respecté, mais que l’on peut trouver peu exigeant.

 

4.3.Ecoconception et écoconsommation

Peu à peu, et probablement un peu trop lentement, de nombreuses entreprises établissent des éco-bilans et développent des stratégies d’écoconception des objets qu’elles fabriquent. Cela leur permet d’améliorer leur image de marque et aussi bien souvent de réaliser des économies. On aurait tort de s’en formaliser, si les décisions prises permettent réellement de diminuer l’impact sur la nature.

 

Les consommateurs se sentent souvent impuissants. Pourtant la moitié des nouveaux produits mis sur le marché sont abandonnés au bout d’un an, faute d’avoir trouvé un public pour les acheter. Les consommateurs, s’ils s’organisaient, pourraient donc avoir un gros impact sur les évolutions futures.

 

5. Conclusion

 

Rien n’est simple, les matières miraculeuses n’existent pas et les solutions « y a qu’à » ne sont guère opérationnelles. Seule une meilleure prise de conscience, appuyée sur une information et même une formation sérieuses suivies d’actions concertées, pourrait probablement changer la donne.


Auteur : Claude Duval, auteur de l'ouvrage Matières plastiques et environnement


(Source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_810.php )


 

Par Cilou - Publié dans : DOSSIER PLANETE
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