Mardi 13 juin 2006 2 13 /06 /Juin /2006 16:08

Alternative Progressiste est solidaire d'Alternative Libertaire et transmet son appel d'urgence au soutien contre la criminalisation du mouvement social dont il est la cible.

Appel à soutien d'urgence

Alternative libertaire en butte à une répression inédite

La répression a pour objectif de faire taire les révoltes sociales que cette société inégalitaire engendre nécessairement: sans-papiers, faucheurs d'OGM, émeutiers de novembre 2005, grévistes anti-CPE, les points communs sont évidents.

Aujourd'hui Alternative libertaire est la cible d'une répression policière inédite par son ampleur et la simultanéité des attaques, puisqu'en l’espace de trois semaines, six militants d'AL ont été touchés. A chaque fois le lien est le même: la contestation du racisme d’État et d'une politique antisociale dont le dernier avatar a été la loi dite d'"Égalité des chances". Cette loi a suscité douze semaines de lutte exceptionnelle qui se sont soldées par le retrait du CPE. Aujourd'hui, on veut faire payer à Alternative libertaire le rôle qu’elle a joué dans la lutte, les grèves et les blocages.

  • A Rennes, ville où le mouvement fut le plus ample et le plus dur, nos camarade et ami Tristan et François sont mis en examen respectivement pour "menaces et injures" et "menaces de mort" en direction d'un professeur de mathématiques, leader des antigrévistes à Rennes-II pendant la lutte. Il s'agit évidement d'un procès revanchard, dirigé contre deux militants par ailleurs syndicalistes étudiants connus sur Rennes, et inspiré par le ressentiment d'avoir été conspué par les étudiant(e)s révolté(e)s et politiquement battu avec le retrait du CPE. Tristan est la cible d'un acharnement particulier puisque récemment il a reçu une autre convocation de la police pour des "faits liés au mouvement anti-CPE".
    Procès le 13 juillet au TGI de Rennes, rassemblement de soutien à 15h.
  • A Rouen, notre camarade Pierre a été appréhendé durant un collage d'affiches. Pierre est sans emploi, milite dans un comité de chômeurs. Pour lui une amende de 150 euros est plus que pénalisante.
  • A Paris, quartier de Belleville, le 4 juin, alors que la police avait terminé de procéder à une rafle d'étrangers et qu'elle s'apprêtait à quitter les lieux, une petite foule assistait à la scène. Des protestations et des slogans antiracistes ont été lancés. Quatre personnes dont Valentin et Emmanuel, militants d'Alternative libertaire, ont été interpellées et placés 24 heures en garde à vue.
    Procès le 6 juillet pour Valentin, Emmanuel et Manuel et le 13 juillet pour Jean-Baptiste. Les camarades ont besoin de soutien à l'audience.
  • A Aix-en-Provence pour finir, le 1er juin les étudiant(e)s de la fac de Lettres d'Aix-en-Provence avaient empêché la tenue du premier volet du "débat national université-emploi". Sous couvert de "répondre aux attentes des étudiants", cette mascarade devait aider Villepin à se redonner une contenance après la claque magistrale du CPE. Le 7 juin, à l'occasion du deuxième volet de ce "débat national", la police elle-même (!), à la demande de l'administration de la fac, filtrait les entrées à l'aide d’une liste de noms, ne laissant passer que le patronat et les dirigeant(e)s de l'université. De l'extérieur, les étudiant(e)s ont essayé de perturber ce digne rassemblement à coup de cornes de brume et de chansons. Suite à une bousculade avec la police, un militant d'Alternative libertaire, Jean-Pascal, a été arraché des rangs des manifestant(e)s par la police et passé à tabac, puis placé en garde à vue. Le lendemain, trois militants supplémentaires, dont un d'AL, étaient victimes d'arrestations ciblées, par la brigade anticriminalité. Grâce à la mobilisation politique et syndicale et à l'action de nos avocats, Jean-Pascal, Reda, Valentin et Pierre-Louis ont échappé à la comparution immédiate. Ils sont placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de sortie du département jusqu'à leur procès pour "violence sur agents" et "outrage et rébellion". Cette utilisation de la répression policière par les institutions politiques et universitaires tient purement et simplement de la vengeance à l'égard de militants, par ailleurs syndicalistes étudiants connus, qui ont été à la pointe de la lutte contre la loi dite d'"Egalité des chances" sur le campus d'Aix.
    Procès et rassemblement de soutien le 19 juillet devant le TGI. d'Aix-en-Provence.

Appel à un geste de solidarité

Alternative libertaire est une petite organisation dont les ressources financières sont limitées, et reposent exclusivement sur les cotisations de ses militant(e)s, les abonnements à son mensuel et la souscription des Ami(e)s d'AL. Evidemment ni subvention, ni "mécène". Ces procès auront un coût financier. Le seul moyen pour AL de faire face à tant d’attaques simultanées, c'est de bénéficier d'un coup de main de tou(te)s les personnes de bonne volonté, en accord ou non avec la politique d'AL, mais prêtes à faire acte de solidarité face à la répression.

Comment nous aider?

  • en publiant et faisant circuler cet appel, si vous disposez d'un site Web et d'un organe de presse ;
  • en envoyant un chèque à l’ordre de SIA, en inscrivant au dos "Solidarité répression", à Alternative libertaire, BP 295, 75921 PARIS Cedex 19.

Croyez bien que nous remercierons toutes celles et ceux qui répondront à notre appel.

Coordination fédérale d’Alternative libertaire, le 10 juin 2006"

(Source : http://alternativelibertaire.org/index.php?dir=communiques&page=cpG0611a.html&n=1 )

Par Cilou - Publié dans : Médias
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Mardi 13 juin 2006 2 13 /06 /Juin /2006 12:58

Serge July quitte le journal Libération !

Estimant sans doute que Serge July (directeur de Libération) ne faisait pas assez de concessions au capitalisme, Edouard de Rothschild (principal actionnaire du journal) a décidé de lui indiquer fermement la sortie. Il fit d'ailleurs de même pour Louis Dreyfus (directeur général de Libé) et pour Antoine de Gaudemar (directeur de la rédaction). La nouvelle est tombée aujourd'hui, mardi 13 juin 2006, via le journal l'Express.

C'est l'occasion de revenir sur ce qu'à été le journal Libération et qui a été Serge July :

Serge July est né le 27 décembre 1942 à Paris, dans le XVème arrondissement de Paris. Etudiant en Histoire de l'art à la Sorbonne, il adhère en octobre 1963 à l'UEC (Union des Etudiants Communistes).

En 1965, il devient vice-président de l'UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) et est chargé de l'information.

De 1966 à 1969, il est entre au Collège Sainte-Barbe comme professeur.

Le 23 mars 1968, il rejoint le comité du Mouvement du 22 mars à Nanterre et participe activement à mai 68.

Le 31 octobre 68, il est fondateur de la Gauche Prolétarienne où il fera parti de son comité exécutif.

Serge July devient, en avril 1970, responsable du mouvement maoïste dans le nord de la France sous le pseudonyme de Marc.

Il organise avec d'autres personnes le tribunal populaire, le 12 décembre 1970, à Foulquières-les-Lens (tribunal devant juger la responsabilité de la direction des Houillères. Le juge de ce tribunal n'était autre que Jean-Paul Sartre).

En novembre 1972, Benny Levy veut lancer le quotidien Libération. Jean-Paul Sartre s'oppose au fait que le journal soit entièrement maoïste et est nommé le 6 décembre 1972 responsable politique du projet Libération.

Le 4 janvier 1973, Serge July, Philippe Gavi, Jean-Paul Sartre, Jean-Claude Vernier et Jean-René Huleu annoncent à la presse la création du journal Libération. Le 1er numéro du journal est publié le 18 avril 1973.

Jean-Paul Sartre est alors directeur de Libération jusqu'au 24 mai 1974 et institue un salaire égal à chaque personne travaillant dans le journal. Sartre, alors directeur de Libé, touchait exactement le même salaire que tout le monde.

Serge July lui succède et c'est la mort annoncée du Libé de Gauche. En 1978, Libé est mort. Qui l'a tué ? Il a suffit que Serge July prenne le pouvoir à Libé pour que Libé meure.

"Le gauchisme et la contre-culture ont cessé d'être des forces créatives" a déclaré Serge July en 1978. Il exprimait déjà son détachement aux idéaux de Gauche et son attachement à un certain conformisme bourgeois de droite.

En 1981, Serge July relance Libération. Mais le journal a quelque peu changé. Le montant des salaires varie selon le poste, les propos du journal, sa ligne éditoriale ont changé. Il a cessé d'être un journal engagé de Gauche et a commencé d'entammer sa longue dérive vers la droite qu'on lui connaît aujourd'hui, pour en faire la réplique exacte de Serge July, lui-même. C'est la naissance du Libération de Serge July.

De 1983 à 1995, Serge July est éditorialiste politique sur Europe 1, sur la très balladurienne chaîne TF1 de 1989 à 1992, sur France 3 depuis 92 et sur LCI, la chaîne d'information par câble appartenant à (une fois encore) à TF1. Il est également chroniqueur au journal l'Express depuis 1994.

En 2005, il est un féroce détracteur du Non de Gauche et ne cesse d'agresser verbalement Marie-George Buffet. Il vocifère dans l'émission France Europe Express rendant le spectacle des plus pathétique. C'est triste de voir ainsi un journaliste perdre tout contrôle de soi en public, oubliant ainsi toute la déontologie journalistique. Le plus drôle, c'est de voir qu'il se montre moins agressif avec un Le Pen ou un Sarkozy... Est-ce parce que ce sont deux hommes et MG Buffet est une femme ? Est-ce parce qu'il se sent plus proche de la droite et de l'extrême droite que de la Gauche ?

Toujours est-il que cet homme ne fait plus partie du journal Libération.

Ce n'est que justice car après l'avoir vidé ce journal de son contenu et de son sens politique, c'est lui-même qui est vidé de ce journal aujourd'hui, et par sa droite que July affectionnait tant ! Espérons que ça le fera réfléchir, que ça lui remetra les idées en place !

 

 

(ci-dessus, Serge July et Nicolas Sarkozy)

 

 (source info : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=29376 )

 

 

Par Cilou - Publié dans : Médias
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