Jeudi 31 août 2006
États-Unis : les dessous de la censure cinématographique dévoilés par un documentaire

Le documentaire titré "This film is not yet rated", en français "Ce film n'a pas encore reçu de visa d'exploitation", sort vendredi à New York et Los Angeles et révèle les coulisses de la censure dans le cinéma US.

Le film enquête sur le fonctionnement de la commission qui règne sur la censure des films produit par les grands studios américains (20th Century Fox, Paramount, Sony pictures, Universal, Walt Disney pictures et Warner Bros) et qui délivre les visas d'exploitation.

Violence, vulgarité, nudité sont les critères principaux qui orientent les choix de la MPAA, une structure toute puissante sur la censure bien qu'elle n'est pas de caractère officiel. Le documentaire dénonce l'aspect secret, opaque et arbitraire des choix exercés qui ont notamment concerné les actes homosexuels représentés à l'écran et qui a parfois conduit à les écarter de toute carrière commerciale.

"Ce qui frappe immédiatement de la part de la MPAA, c'est à quel point ils semblent être inquiets de voir du sexe, plus que de la violence", note un des intervenants, le critique de cinéma de l'hebdomadaire Newsweek David Ansen, dans le film.

Pour une autre experte, la MPAA "utilise la peur d'une censure d'Etat pour garder le pouvoir et le contrôle sur l'industrie du cinéma", alors que la liberté d'expression est l'une des pierres d'angle du système politique américain.
La MPAA défend d'être une instance de censure et met en avant des sondages annuels qui montrent selon elle que 80% des parents américains interrogés trouvent ses visas utiles.

( Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=13842
Article publié par Misfit :  http://lezzone.over-blog.com/article-3682179.html )
Par Cilou - Publié dans : Culture(s)
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Jeudi 31 août 2006
JÉRUSALEM •  Le nouvel an promet d'être gay

"La World Pride Parade" aura-t-elle sa place à Jérusalem ? Après avoir été annulée au début du mois d'août pour raisons de guerre, cette manifestation de la fierté homosexuelle, qui réunit chaque année des milliers de personnes dans une ville du monde, est programmée pour le 21 septembre dans la ville trois fois sainte, mais non sans controverses.

Cette parade qui suscite un débat depuis plus d'un mois devrait se tenir la veille de la célébration de Rosh ha-Shana [le nouvel an juif]. Entre fin septembre et début octobre, plusieurs fêtes religieuses réunissent en effet des milliers de personnes dans la ville sainte. Et pour cette raison, la police de Jérusalem a décidé de ne pas autoriser la World Pride Parade. "C'est une période d'intense activité touristique. Si on nous présente d'autres dates, nous réexaminerons la situation et l'approuverons", déclare un représentant de la police au quotidien israélien Yediot Aharonot.

Cela ne satisfait pas la communauté homosexuelle de Jérusalem, qui veut intenter un recours. Début août, en raison du conflit au Sud-Liban, la World Pride Parade avait déjà été annulée par la police également pour des raisons de sécurité. "La situation au nord d'Israël ne permet pas de fournir suffisamment de forces pour sécuriser un événement d'une telle ampleur, qui risque de provoquer des altercations dans la ville", relevait Yediot Aharonot.

Pour le directeur de l'Open House, le centre qui organise la manifestation, "il est important que la municipalité et la police n'essaient pas d'entraver la liberté d'expression". Une réaction à relier au fait que la manifestation avait été condamnée par des leaders juifs, musulmans et chrétiens du monde entier, ainsi que par plusieurs politiciens locaux.

Toutefois, pour la communauté gay et lesbienne de la ville, le fait que la parade puisse avoir lieu cette année, un jour avant Rosh ha-Shana, constitue "un enjeu clé dans la lutte pour la promotion de la liberté d'expression, du droit de la communauté [gay et lesbienne] et pour la promotion des valeurs démocratiques et pluralistes", affirme Noa Sattath, de l'Open House, à Yediot.

Un éditorialiste du quotidien, Andrew Frieman, se demande toutefois "pourquoi cette manifestation, dont l'objectif est de promouvoir les droits de l'homme et les valeurs démocratiques, ne parade pas dans les quartiers où les homosexuels sont fréquemment assassinés. Pour quelle raison les drag queens de King George [quartier juif] sont-elles légitimes alors qu'elles sont marginalisées dans les rues Salah Al-Din [quartier arabe] ? Bien que les militants homosexuels affirment ne pas vouloir faire un pied de nez, il semble que ce soit le seul message que l'on retienne de la marche en question."


( Source : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=65713
publié par Misfit : http://lezzone.over-blog.com/article-3689890.html )

On rappellera pour les personnes qui ne le savent pas que l'évènement est exceptionnel à Jérusalem mais pas à Tel Aviv où tous les ans a lieu la Love Parade qui réunit lesbiennes, gays, bis et hétéros.

Cilou Lilou.
Par Cilou - Publié dans : Espagne
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Jeudi 31 août 2006
Un événement historique
La conférence des droits humains des LGBT (Lesbiennes, Gays, Bis, Trans)
Par : Denis-Daniel Boullé [29-08-2006]

               
Avec plus de 1500 participants, conférenciers et auditeurs confondus, la Conférence internationale sur les droits des LGBT a dépassé les espérances des organisateurs, autant par la présence de personnalités de haut calibre que par la venue de travailleurs d’ONG, de militants ou d’autres professionnels qui sont, directement sur le terrain, confrontés aux questions LGBT. Les échanges de qualité lors des ateliers et des séances plénières, comme la richesse des rencontres, ont contribué à la constitution d’un réseau international plus formel. Comme le rappelait Martina Navritolova lors de la clôture de cette conférence, «nous devons développer la solidarité».
Venus des quatre coins du monde, les participants ont pu pendant quatre jours dresser un état des lieux encore fragmentaire des problématiques locales, mais aussi comparer les stratégies mises en place pour faire avancer les droits des homosexuels de la Chine, en passant par l’Inde et le Sri Lanka, l’Amérique Latine et l’Afrique.

Lors de la séance d’ouverture, le discours de Louise Harbour, haut commissaire aux Nations Unies pour les Droits de l’homme, a donné le ton. Rappelant de façon réaliste les difficultés auxquelles les Nations Unies devaient se confronter quant au respect de toutes les personnes LGBT, la haut commissaire a exhorté les participants à faire appel le plus souvent possible aux organisations internationales des droits de la personne, tout comme elle a exhorté ces dernières à prendre en considération les minorités sexuelles. Ovationnée, Louise Harbour a envoyé un message on ne peut plus clair en rappelant que «le principe de l’universalité exige que tous les êtres humains puissent jouir en tout temps de tous les droits, y compris du droit à la nourriture, à l’éducation, à des soins de santé de qualité, à une demeure, au travail». Il faut entendre par là que ce principe de base inclut les personnes LGBT, quelle que soit la perception que les États peuvent avoir de l’homosexualité.

Cette conférence témoignait bien des contrastes qui existent entre chaque pays en matière d’avancées des droits mais aussi en matière d’acceptation. «Cela a permis d’avoir un panorama général de la situation des personnes LGBT dans le monde», constatait Gloria Careaga Pérez, professeur de psychologie à l’Université Autonome de Mexico. Comme beaucoup d’autres, Mme Pérez considère que le changement des lois n’est pas suffisant et qu’il faut un véritable travail sur le terrain pour changer les mentalités. En ce sens, la lutte contre l’homophobie a fait tout de suite consensus pendant les séances plénières. Une lutte qui commence par la disparition de toutes les lois discriminatoires ou criminalisant l’homosexualité, mais aussi par des campagnes aussi bien nationales qu’internationales pour sensibiliser et éduquer les populations aux réalités LGBT. Cependant, les stratégies doivent être adaptées aux réalités particulières de chaque pays, selon la résistance des instances gouvernementales ou encore l’évolution de la population.

Même si, dans beaucoup de pays, pour les gais et les lesbiennes, le mariage semble un rêve inaccessible, il n’en demeure pas moins que le degré d’acceptation d’une société se jaugerait à sa capacité de reconnaître les unions de même sexe. Certaines interventions dans ce sens touchaient directement le Canada. Celle de Martin Cauchon revenant sur le droit au mariage sonnait comme un avertissement pour Stephen Harper qui souhaite rouvrir le débat à l’automne. Plusieurs personnalités, comme l’ancien premier ministre de la République Tchèque, Vladimir Spilda, et aujourd’hui commissaire à l’emploi, aux affaires sociales et à l’égalité des chances à la Commission européenne de Bruxelles, Edwin Cameron, juge d’appel à la Cour suprême d’appel d’Afrique du Sud, ou encore Waheed Alli, membre de la Chambre des Lords du Royaume-Uni, s’entendaient pour reconnaître le mariage comme un droit légitime pour les personnes LGBT. Impossible de parler de nos droits sans parler du sida et du droit à la protection, à la non-discrimination et aux soins des séropositifs. Et si les cas de discrimination les plus flagrants touchent l’Afrique, ils se retrouvent aussi en Amérique latine, en Inde, en Chine et même dans les pays occidentaux. Plusieurs intervenants séropositifs, comme le juge Edwin Cameron, seule personnalité publique en Afrique du Sud à avoir parlé de sa séropositivité, ou encore Jean-Luc Roméro, élu français séropositif, qui a fait reconnaître le sida en France comme grande cause nationale, ont démontré que les combats des personnes LGBT et ceux contre le sida étaient liés. Après tout, il s’agit toujours d’offrir la sécurité, les soins et la protection à tout être humain. D’ailleurs, à l’exemple des gais et des lesbiennes dans d’autres pays qui ont intégré des organisations sociales plus larges, il devient nécessaire que les dossiers concernant les LGBT soient portés par tous. En étant partie intégrante de toutes les couches sociales, ethniques, religieuses et professionnelles, les gais ont une vie traversée par d’autres enjeux et ils devraient être plus présents dans tous les dossiers touchant nos sociétés. Un souhait répété lors du discours de clôture par la juge retraitée de la Cour suprême du Canada, Claire L’Heureux-Dubé.

Pour de nombreux participants, l’engagement ferme de bon nombre de conférenciers, toutes orientations sexuelles confondues, à vouloir œuvrer aussi bien sur la scène régionale qu’internationale pour faire reculer l’homophobie et voir disparaître toute loi discriminante ou condamnant l’homosexualité les a réjouis. Instrument de référence, outil de travail, plan de travail, la Déclaration de Montréal, adoptée par ovation lors de la dernière séance plénière, jette les bases des changements essentiels que toute société devrait effectuer pour reconnaître et protéger les minorités sexuelles. En ce sens, la Déclaration reprend les enjeux et les défis qui ont traversé tous les débats de la Conférence. L’arrondissement Ville-Marie adoptait, le lundi suivant la conférence, ce document historique pour nos communautés. Espérons que d’autres institutions publiques et privées la ratifieront dans les prochains mois.


(Source : http://fugues.vortex.qc.ca/main.cfm?p=100&l=fr&article_id=7733
publié par Misfit http://lezzone.over-blog.com/article-3693036.html)
Par Cilou - Publié dans : DOSSIER LGBT
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Jeudi 31 août 2006
Statut de la femme au Maroc : reconnaître les acquis pour continuer le combat
(30/8/2006)

Il faut reconnaître les acquis, aussi fragiles soient-ils, en matière d'amélioration du statut de la femme au Maroc pour avoir le courage de continuer le combat à l'avenir. C'est la principale conclusion à laquelle sont parvenus, mardi à Santander, les participants à une rencontre sur les 50 ans de coopération maroco-espagnole. 

La deuxième table ronde du colloque, qui portait sur le thème des ''Femmes des deux rives: un travail commun'', a été marquée par des réflexions et des échanges très animés qui ont souligné ''l'importance de la thématique de la femme comme élément central dans tout débat sur l'avenir démocratique d'un pays comme le Maroc''.

Les participants ont admis une certaine ''lenteur'' dans l'avancement des réformes en la matière et la ''fragilité'' des acquis obtenus, appelant à s'inspirer de l'évolution relativement rapide de la condition de la femme en Espagne.

Amina Lemrini El Ouahabi, universitaire et membre du Comité Averroes, a donné un aperçu détaillé de la succession des changements qui ont conduit à la réforme du Code de la famille en 2004, produit incontestable d'une "volonté politique'' conjugué à un combat de longue haleine du ''mouvement pour les droits des femmes''.

L'universitaire marocaine a, à cet égard, rappelé les principales nouveautés introduites par le nouveau texte, reconnaissant toutefois l'existence de difficultés dans sa mise en oeuvre par les tribunaux de la famille.

Cessant d'être un courant de revendication stérile, a-t-elle indiqué, le Mouvement pour les droits des femmes s'est transformé en ''force de proposition'' qui faisait des ''plaidoyers'' auprès des responsables politiques et des acteurs sociaux pour obtenir la réforme de la Moudawana.

"Femmes des deux rives: un travail commun"

Maria Angels Roque, directrice à l'Institut européen de la Méditerranée (IEMED-Barcelone), a jeté, elle, des ''regards croisés'' sur le statut de la femme de part et d'autre du Détroit, fustigeant ''les stéréotypes culturels'' sur l'Autre qui sont véhiculés encore aujourd'hui.

L'évolution du statut de la femme au Maroc revêt ''une importance particulière'' dans le regard qu'on porte de ce côté-ci (Nord) de la Méditerranée sur l'autre rive, appelant la société civile, au nord et au sud, d'impulser davantage ce statut dans les pays du versant sud de la Méditerranée.

La professeur de l'université d'Alicante (Sud d'Espagne), Yolanda Aixela Cabré, s'est interrogée sur les mouvements féministes au Maroc, insistant sur le concept du ''féminisme émancipateur'' qui intègre les valeurs de démocratie et des droits de l'Homme.

Auparavant, Aicha Belarbi, ex-ministre et ex-ambassadrice du Maroc à Bruxelles, dans son intervention sur ''migrations et femmes'', avait exploré quelques pistes pour ouvrir le débat sur le rôle des femmes comme vecteur de consolidation des liens socio-culturels entre le Maroc et l'Espagne, soulignant la ''féminisation accrue'' de l'immigration marocaine en Espagne depuis les années 80.

Mme Belarbi a tenté d'apporter des éléments de réponse aux principales interrogations que soulève cette ''histoire de l'immigration au féminin'', comme le pourquoi du phénomène, les catégories qu'il touche, les emplois qu'occupent les femmes immigrées et leur apport au développement économique des pays d'origine et d'accueil.

Elle a regretté le grand déficit en matière de données fiables dans ce domaine, plaidant pour un travail en profondeur des ONG et des organismes institutionnels en Espagne et au Maroc, pour rassembler le maximum de données sur l'immigration féminine à même de cerner le phénomène et de pouvoir apporter les remèdes aux problèmes qui s'imposent.

De son côté, l'écrivain Abdellatif Laâbi a livré ses réflexions sur ''le désir d'Europe que partage, consciemment ou inconsciemment, un grand nombre de Marocains de toutes les conditions'', mais qui est un désir ''frustré, car l'Europe n'en a pas pris la véritable mesure et n'en saisit pas les profondes motivations''.

Laâbi s'est dit ''convaincu que le sort du Maroc est lié à l'Europe'' et que l'établissement d'un ''vrai partenariat'' avec le vieux continent sera ''déterminant quant à son projet démocratique, son choix de modernité et ses chances de croissance''.

Et l'écrivain marocain d'énumérer les éléments qui plaident, selon lui, pour cette vision: le voisinage géographique, une histoire commune avec sa part de conflits et sa part de brassage, la réalité des intérêts économiques de plus en plus convergents et l'urgence de s'attaquer en commun aux racines de l'extrémisme et de la violence.

Ce ''désir d'Europe'' qu'exprime la majorité des Marocains est ''contrarié par le sentiment d'être à sens unique'', regrette-t-il, ajoutant que du côté européen ''les discours d'intention priment sur la vision politique qui permettrait de prendre conscience d'une responsabilité particulière de l'Europe vis-à-vis du Maroc''.

La rencontre de Santander, qui se tient sous le thème ''Espagne-Maroc: 50 ans de coopération. Dialogues pour la construction d'un avenir commun'', est organisée par l'Institut des Etudes Hispano-Lusophones (IEHL-Rabat), en collaboration avec l'Université Internationale Menendez Pelayo de cette ville de Cantabrie, au Nord d'Espagne.

Elle réunit, depuis lundi, une pléiade de penseurs, d'écrivains et de décideurs marocains et espagnols pour réfléchir sur l'état des relations de coopération entre le Maroc et l'Espagne depuis l'Indépendance du Royaume.

Le Colloque, inscrit dans le cadre de la commémoration du cinquantenaire de l'indépendance du Maroc, se veut une occasion de ''faire un état des lieux et de réfléchir sur l'avenir des relations avec des pays qui partagent avec le Royaume des pans entiers de l'histoire''.

Les travaux du colloque se poursuivent, mercredi, avec une table ronde sur les passerelles de dialogue et d'entente que peuvent ouvrir les hommes et les femmes de la presse, de la culture et de l'art entre les deux rives de Gibraltar.


Rachid Mamouni (MAP)

( Source : http://www.menara.ma/infos/includes/detail.asp?lmodule=Femmes&article_id=2935
publié par Misfit http://lezzone.over-blog.com/article-3689958.html )

Par Cilou - Publié dans : Féminisme
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Jeudi 31 août 2006
mardi 29 aout 2006, 11h20
Présidentielle: Besancenot face aux appels pour une démarche unitaire
Par Elahe MEREL

PORT-LEUCATE (AFP) - Olivier Besancenot a lancé en début de semaine à l'université d'été de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) sa campagne pour 2007, gêné par les appels persistants à une candidature unitaire antilibérale et par le défi des parrainages.
Lors d'un meeting lundi soir devant 750 militants, le jeune postier a donné le ton: mettre au centre des débats la question de la "justice sociale" alors que "la campagne électorale déraille méchamment sur la question de l'immigration et de l'insécurité."

Le leader trotskiste, qui avait recueilli 4,3% des suffrages en 2002, a regretté l'absence d'accord pour une candidature unique antilibérale rassemblant les partisans de "la gauche du non" à la Constitution européenne. "Le fait qu'il n'y ait pas de candidat unitaire n'est une bonne nouvelle pour personne", et "personne ne peut incarner cet espoir", a-t-il dit. Il a réitéré qu'il était prêt à se retirer de la course si un accord en ce sens intervenait avec d'autres formations comme le PCF. José Bové a déjà offert ses services pour porter les couleurs antilibérales.
Mais aux yeux de la LCR, il ne peut y avoir d'accord sans engagement de toutes les parties sur un refus de participer à un gouvernement ou à une majorité parlementaire avec le Parti socialiste: "il ne s'agit pas de servir de caution à une nouvelle expérience de gauche plurielle", insiste le candidat de la LCR, en particulier à l'adresse du PCF. Un courant minoritaire au sein de la formation trotskiste continue en revanche d'y croire: pour Christian Picquet, son chef de file, une telle candidature "est non seulement nécessaire, mais possible". Il rappelle la mobilisation en ce sens de 400 "collectifs locaux" dans toute la France qui vont se rassembler le 10 septembre pour définir "un programme et une méthode".

Un autre défi pour la LCR est de réunir les 500 parrainages nécessaires. Cette bataille "n'est pas encore gagnée", a affirmé Roselyne Vachetta, une des porte-parole de la LCR, qui a dénoncé la décision du Premier secrétaire du PS François Hollande d'interdire aux élus socialistes de parrainer les prétendants des autres partis. "On n'est même pas sûr d'avoir notre candidat au premier tour tant la collecte de signatures est difficile", souligne aussi une militante d'Aude.
"Même les maires non socialistes hésitent à parrainer Olivier de crainte de voir leurs subventions coupées par les présidents socialistes des régions", regrette aussi Alain Krivine, leader historique de l'organisation. Mais, "la popularité" du jeune postier joue en sa faveur, ajoute M. Krivine qui a bon espoir de rassembler les signatures d'ici janvier. La campagne électorale de la LCR, ne sera pas seulement de "protestation" mais de "propositions concrètes", a souligné M. Besancenot citant "une hausse de 300 euros nets de tous les revenus", "la régularisation de tous les sans-papiers", "une lourde taxation des profits et l'arrêt des subventions au patronat".

Si la gauche a perdu en 2002, "c'est parce qu'elle s'est laissée imposer comme seul sujet, la question de l'insécurité" et non en raison de "la multiplicité des candidatures", ajoute-t-il. Le PS risque de rééditer la faute en allant "sur le terrain de la droite". "Entre l'immigration choisie prônée par Nicolas Sarkozy et l'immigration régulée proposée par le Parti socialiste, il faut un dictionnaire pour faire la différence", ironise-t-il.

(Source : http://fr.news.yahoo.com/29082006/202/presidentielle-besancenot-face-aux-appels-pour-une-demarche-unitaire.html )

Par Cilou - Publié dans : Elections
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Mardi 29 août 2006

LE CROUS EST MORT ! Boycott des élections DU CROUS !

Aujourd’hui, nous sommes des millions à lutter contre la précarité (CNE, CPE, Loi ‘égalité des chances’). Dans ces conditions, des élections deviennent une farce alors que le CROUS est une des institutions qui gèrent la précarité.

Les Crous gèrent le logement étudiant, les bourses sur critères sociaux et la restauration dans chaque académie. Première anomalie, il ya quelques années ce sigle signifiait Centre Régional des Œuvres Universitaires et Sociales, le S signifie désormais Scolaires. Ce glissement sémantique correspond justement à l’effondrement d’un projet social.

Lors de leur création en 1945, à l’initiative des étudiants, les Crous possédaient des objectifs louables et généreux : corriger les inégalités de fortune et permettre à des étudiants de milieux défavorisés d’obtenir un logement et une bourse pour réussir leurs études au même titre que les chérubins de la bourgeoisie.

Qu’en est -il aujourd’hui ? Non seulement les CROUS, et notamment celui de Versailles, ont perdu leur âme en sombrant dans la rentabilité financière mais ils se sont transformés en leurs contraires en chassant les étudiants les moins fortunés de leur logement. Les CROUS sont devenus les champions de la précarité à visage répressif.

Le mercredi 15 mars 2006, jour de la fin de la trêve hivernale, une escouade d’huissiers mandatés par le CROUS ont signifié à une cinquantaine d’étudiants habitant la résidence de Nanterre qu’il devaient quitter les lieux. Cette sommation, pourtant illégale, s’est accompagné d’une menace de poursuites judiciaires et de descentes policières. Les « crimes » des résidents consistent la plupart du temps à ne pas avoir versé à temps 1 ou 2 loyers ou encore à être redoublant. Pour arriver à ses fins de nettoyage social le CROUS a crée de toutes pièces le concept abject de « mauvais payeur » alors qu’il réduit à néant toute mesure sociale.

Les étudiants méritent mieux que ce CROUS de la honte. Malheureusement ce n’est pas là son coup d’essai. Depuis 5 ans nous avons multiplié les luttes pour empêcher coûte que coûte les expulsions. Cette situation n’est que la conséquence logique d’un plan de « réhabilitations » défendu conjointement par les autorités et par le syndicat de cogestion Unef (prétendu de gauche et même d’extrême-gauche institutionnelle) ; un plan qui supprime des centaines de chambres sur l’académie (257 suppressions à Nanterre). Un plan qui améliore le confort des uns et chasse les plus pauvres.

La politique d’aide sociale du CROUS et de l’Etat est un désastre, 60% des étudiants ont des difficultés pour financer leurs études, une logique de rentabilité s’exerce à tous les niveaux, le dernier rapport d’un obscur député UMP, qui préconise les bourses au mérite en lieu et place des bourses sur critères sociaux, est applaudi par le sinistre De Robien, depuis 2005 l’ALS (Allocation Logement social) est versé directement au CROUS et non à l’étudiant ce qui permet un formidable, le détournement qui rapporte plusieurs centaines de milliers d’euros. Jusqu’où va-t-on descendre ?

Nous appelons au boycott des élections du CROUS car nous refusons la mascarade pseudo-démocratique. Aujourd’hui se présenter à ces élections signifie participer à des instances qui organisent des expulsions d’étudiants, collaborer aux pires décisions et ramasser au passage des subventions pour s’être vendu. Ceux qui évoquent la démocratie pour participer à ces élections sont d’incurables imposteurs : dans tous les cas de figure les représentants étudiants sont en minorité dans les conseils alors que les étudiants représentent au minimum 90% de l’effectif des supposés prestataires du CROUS. Nous refusons de cautionner la gestion de la misère.

(Source : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=24760 )

 

Par Cilou - Publié dans : Luttes étudiantes
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Mardi 29 août 2006
(Campagne) Le réacteur nucléaire EPR ne passera pas!


NON au renouvellement du parc nucléaire
 
Action de blocage administratif d'EDF :

Pourquoi et comment ?


La construction d'un prototype de réacteur EPR a été décidée par le gouvernement avec l'aval des dirigeants d'EDF. Confrontés à ce passage en force nous vous proposons un nouveau mode d'action.
 
A vous d'agir aujourd'hui !

Participez à l'action de blocage administratif d'EDF en payant le montant exact de votre facture d'électricité, mais au moyen de plusieurs chèques.

Si des milliers de personnes mettent en oeuvre cette action sur la durée, cela créera un énorme embouteillage administratif à EDF. Celle-ci sera contrainte d'encaisser les chèques manuellement, ce qui prendra beaucoup de temps. Sur le plan strictement comptable, l'enregistrement et le rapprochement bancaire entre la somme que vous devez et vos règlements de montants différents seront totalement ingérables pour EDF.

(Source : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=index )



1. Mode d'emploi
       

Cette campagne est-elle légale ?

Ne pas payer tout ou partie de sa facture EDF est illégal. Cependant, choisir son mode de règlement et payer sa facture au moyen de plusieurs chèques n'est pas réprimé. EDF ne peut engager aucun poursuite pénale contre ses clients pour ces motifs à partir du moment où vous aurez effectivement payé la totalité de la somme que vous devez.
 
A vous d’agir concrètement depuis chez vous :

1. Si vous utilisez un TIP (Titre Interbancaire de Paiement) pour payer votre facture, ne le signez surtout pas.
Si vous êtes en prélèvement automatique, faites-le suspendre : c’est très simple, automatique et gratuit. Il vous suffit de téléphoner à votre agence locale EDF dont le numéro qui commence par 0810 (prix d’un appel local) apparaît en haut à gauche de votre facture. Si jamais le conseiller EDF vous demande une explication, dites-lui simplement que vous souhaitez changer votre mode de paiement. Avant d’appeler, pensez à relever vos compteurs EDF et GDF, car il est possible que ces relevés vous soient demandés. La suspension de votre prélèvement interviendra alors immédiatement.

2. Réglez votre facture uniquement au moyen de plusieurs chèques (deux au minimum, jusqu’à une dizaine…) de montants différents. Le total de ces chèques doit cependant correspondre à la somme totale exacte à payer apparaissant sur votre facture d’EDF. Pensez à bien indiquer au dos de chaque chèque la référence de votre facture EDF (ou joignez les chèques à votre TIP non signé).
Pour une facture de 100 euros, payez par exemple avec trois chèques (le premier de 25 euros, le second de 27 euros et le troisième de 48 euros). Vérifiez que le cumul des chèques correspond bien au montant de votre facture.

3. Envoyez dans l’enveloppe fournie par EDF avec votre facture :

* l’ensemble des chèques
* la carte postale prédécoupée ( Voir tout en bas ) expliquant les raisons de votre démarche. Cette carte est reproduite en trois exemplaires afin que vous puissiez l’envoyer lors de vos trois prochaines factures (ou aussi pour en remettre à des amis). Pour personnaliser votre envoi, vous pouvez aussi réécrire le texte de la carte sur papier libre.

4. Envoyez votre carte d’engagement (Voir tout en bas) à l’adresse du Réseau "Sortir du nucléaire". Cette carte est essentielle pour que nous puissions compter le nombre de personnes qui participent à cette campagne mais également pour vous transmettre des nouvelles de cette campagne.

5. Commandez des documents de campagne pour informer votre entourage. Diffusez les largement dans les lieux publics : voisinage, agence EDF, associations, syndicats, magasins... Votre mobilisation est essentielle pour assurer la réussite de cette campagne.

Ces documents de campagne vous seront envoyés gratuitement. Afin d'éviter tout gaspillage, merci d'en faire une diffusion ciblée.

Pour information: le coût d'impression de 100 documents est d'environ 7€ auxquels s'ajoutent les frais d'envois.

Pour toute question, n’hésitez pas à nous appeler au 04 78 28 29 22 ou écrivez-nous à : contact@sortirdunucleaire.fr


Combien de temps cette campagne doit-elle durer ?


Cette action doit être longue et nous vous demandons de vous engager sur une période de 6 mois au minimum correspondant à trois factures EDF. Il se peut qu'il faille des mois avant que les effets deviennent insupportables pour la direction d'EDF. Nous ne manquerons pas de vous informer au fil du temps des "retours" que nous obtiendrons. Médiatisez votre action. Téléphonez aux médias locaux (télés, radios, journaux) et invitez-les à venir filmer ou à rendre compte de votre action : vous servirez d'exemple à vos concitoyens en annulant votre prélèvement automatique, en ne signant pas votre TIP, et en rédigeant plusieurs chèques.

(Source :
 http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=1 )




2. Des nouvelles idées !
 
Campagne de blocage administratif d'EDF :

nouvelles idées légales pour compléter l'action de paiement de votre facture EDF en plusieurs chèques.


Ces idées nous ont eté transmises par plusieurs sympathisants du Réseau "Sortir du nucléaire" :

    * ne payez que votre consommation réelle d'électricité (refusez le relevé estimatif qui apparaît sur votre facture EDF) : téléphonez à votre agence EDF pour demander le relevé réel de votre compteur (ce qui obligera EDF à éditer une nouvelle facture) et demandez leur également de vous faire bénéficier du relevé confiance. Grâce à ce relevé confiance, EDF vous fera parvenir, avant chaque prochaine facture, un courrier vous demandant de leur communiquer le relevé exact de votre consommation. Vous ne payerez ainsi que ce que vous devez vraiment !

    * payez votre facture EDF en plusieurs chéques envoyés séparément dans plusieurs courriers successifs avant la date d'échéance. Avec vos premiers chèques, envoyez un courrier à EDF pour préciser qu'il s'agit d'acomptes sur votre facture. Attention, payez bien la totalité de votre facture avant l'échéance.

    * payez un tout petit peu plus que le montant de votre facture EDF. Ceci obligera EDF à émettre un avoir sur votre prochaine facture.

    * Sur le TIP : une coup de marqueur noir "malencontreux", une tâche, sur le code-barres du TIP ou sur les chiffres où votre nom de la zone "ne rien inscrire sous ce trait" chamboule la reconnaissance automatique des caratères et oblige à un traitement manuel...

    * Faîtes baisser la puissance de votre compteur EDF :
      vérifiez la puissance de vos appareils électriques et vous constaterez que si vous prenez soin de ne pas faire fonctionner en même temps les appareils les plus consommateurs d'électricité (comme lave linge, lave vaisselle, four électrique, fer à repasser...), un contrat de 3 Kva (3 000 watts) suffit le plus souvent alors qu'EDF vous a placé d'office un contrat 6kva (6 000 watts), avec un coût d'abonnement 2,5 fois plus cher (4,33 euros HT par mois pour un contrat de 6 Kva au lieu de 1,70 euro Ht par mois pour un contrat de 3 Kva).
  
   * Faites baisser votre ampérage : vous réaliserez des économies substantielles et vous éviterez de sponsoriser EDF.


      Cette solution n'est valable que pour une consommation annuelle inférieure à 1 500 kWh car si le prix de votre abonnement mensuel diminue, le prix du kWh que vous consommez est plus cher avec un contrat à 3 Kva (0,0943 euros au lieu de 0,0765 euros). Téléphonez à votre agence EDF pour connaître votre consommation annuelle.

    * Echangez des chèques du même montant et à l'ordre d'EDF avec vos amis. De sorte qu'une partie des factures est payée avec un ou des chèques d'une ou de plusieurs autres personnes.

    * Outre le fait d’envoyer les différents chèques à des dates différentes, les envoyer à des adresses d'EDF différentes, par exemple, un chèque à notre agence, un autre dans une autre agence, et un troisième au centre de paiement à Poitiers, toujours en mentionnant évidemment nos références client. Cela contribuerait à diffuser le message à davantage d'interlocuteurs EDF.

    * Quelques conseils pour diviser par deux votre consommation d'électricité :

      - évitez le chauffage électrique, la climatisation, le sèche linge et les lampes halogènes (une seule lampe halogène consomme 25 fois plus qu'une ampoule économe !),

      - utilisez des ampoules basses consommations (dites fluo-compactes) qui consomment 5 fois moins d'électricité que des ampoules classiques à filament.

      - n'achetez que des appareils électroménagers de classe A (les plus économes),

      - évitez de laisser les appareils en veille (TV, magnétoscope, lecteur DVD....). Leur consommation peut dépasser 1000 kWh par an. Branchez les sur une multiprise équipée d'un interrupteur, pour pouvoir les éteindre facilement.
 
Participez vous aussi au concours des idées les plus efficaces !


Si vous avez d'autres idées légales à nous communiquer, n'hésitez pas à nous écrire : contact@sortirdunucleaire.fr

(Source :
 http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=5  )



3. Pourquoi agir aujourd'hui?
       
60 % des Français (Sondage IFOP, septembre 2002) se prononcent contre la construction de nouveaux réacteurs nucléaires... et pourtant, la construction d’un prototype de réacteur EPR a été décidée par le gouvernement avec l’aval des dirigeants d'EDF.

Heureusement, nous avons encore le temps d'agir pour empêcher ce projet : il faut environ trois ans d'études avant que les travaux ne débutent réellement.

 
Pourquoi agir aujourd’hui ?

L’enjeu est de taille et nous concerne tous. Avec la construction d’un premier réacteur EPR, c’est le renouvellement de la totalité du parc nucléaire français que prépare EDF. Cela nous engagerait jusqu’en 2130, fin de vie théorique de la dernière centrale EPR qui serait construite. Il s’agit donc d’un enjeu crucial comme on n’en a pas connu depuis le démarrage du programme électronucléaire français au début des années soixante-dix.

Dans ce contexte, trouvez-vous normal qu’EDF, exploitant des centrales nucléaires françaises, n’ait pas consulté ses clients ?

Vous a-t-on demandé votre avis ?

Plutôt que d’investir, une nouvelle fois, des milliards d’euros dans le nucléaire, ne préfereriez-vous pas qu’EDF, au titre d’un vrai service public, mette tout en œuvre pour développer une véritable politique d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables (éoliennes, solaire, bois-énergie, biogaz, géothermie...) ?

 
Cette action n'est dirigée ni contre le personnel EDF,
ni contre le service public


Le Réseau "Sortir du nucléaire" a développé depuis des mois une campagne intitulée "Pour un vrai service public de l'électricité sans nucléaire". Le service public est indispensable pour garantir à tous l’égalité d’accès à l’énergie à un tarif adapté. Aujourd'hui, le gouvernement et les dirigeants d'EDF viennent d’en faire une société anonyme et de la soumettre aux caprices du marché. Les conséquences de la privatisation d’EDF seront préjudiciables pour chacun : augmentation des factures, risque de coupures d’électricité, risque d’accident nucléaire accru (à cause de la baisse, déjà engagée, des dépenses de maintenance des centrales), suppression d’emplois… En parallèle à cette campagne contre l'EPR, nous poursuivons notre travail afin d'obtenir une refondation du service public de l'électricité : démocratisé, déconcentré et dénucléarisé.
 
S'agit t-il d'embêter les agents EDF en leur rajoutant du travail supplémentaire ?


Il est certain que cela va engendrer des problèmes de gestion au personnel d'EDF ... mais comme personne ne peut se multiplier, la direction d'EDF devra bien trouver des solutions car il est peu probable que les agents EDF (qui sont protégés par leur statut) acceptent de faire beaucoup d'heures supplémentaires.
S'ils font appel à des sous-traitants leur rémunération, prévue pour des contrats précis, augmentera normalement, avec leur charge de travail


Si on arrive à mobiliser de nombreux citoyens sur cette action de multiplication des chèques, on fournira ainsi beaucoup de travail !


Pour empêcher la construction de l'EPR, créons un important rapport de force. Pour vous faire entendre, passez à l’action en participant au premier blocage administratif d’EDF !

(Source : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=2 )



4. Dix bonnes raisons de refuser l'EPR
       

1) L’EPR est obsolète :


Qualifié de " réacteur nucléaire de l’avenir " par ses promoteurs, l’EPR (European Pressurized Reactor) n’a rien de nouveau. Il s’agit d’un vieux projet né au milieu des années quatre-vingt et dont les objectifs de sûreté n’ont pas évolué depuis 1993. Il n’amène aucune avancée technique significative par rapport aux réacteurs actuels et ne propose en particulier aucune solution au problème majeur des déchets nucléaires.
L’avant-projet détaillé est couvert par le secret industriel et n’est donc pas ouvert à une expertise indépendante.



2) L’EPR est dangereux :


Il est comparable aux derniers réacteurs nucléaires construits en France, qui ont connu de sérieux problèmes peu après leur mise en fonctionnement (Civaux, 1998). L’EPR présente des risques d’accidents majeurs : fusion du cœur (par exemple, par perte du liquide de refroidissement du circuit primaire), destruction de l’enceinte de confinement (par explosion de l’hydrogène produit lors de l’accident). Comme les autres centrales, l’EPR n’est pas à l’abri du risque terroriste. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a rendu public en 2003 un document confidentiel-défense qui reconnaît que l'EPR n'est pas adapté à un crash suicide. Inacceptable pour un réacteur "post 11 septembre" ! Comme tous les autres réacteurs, il suppose, pour rester sous contrôle, des procédures compliquées, une attention sans faille, un contexte social et politique stable inimaginable sur des durées historiques longues.


3) L'EPR aggrave le problème des déchets radioactifs :

Les générations futures nous reprocheront à jamais d'avoir laissé s'accumuler des déchets nucléaires dangereux et hautement toxiques pour des dizaines de milliers d’années.
L'EPR ne fera qu'augmenter encore plus la quantité de ces poisons pour lesquels il n’existe aucune solution. Pour tenter de dissimuler le problème, une décision capitale et irresponsable pourrait être prise au Parlement en 2006, autorisant l'enfouissement profond et irréversible des déchets radioactifs à vie longue à Bure, dans la Meuse, ce qui exposerait la Terre à une contamination incontrôlable. Promouvoir en France ou ailleurs une technologie EPR qui ne sait que faire de ses déchets est inacceptable !



4) L'EPR n'est pas une solution à l'effet de serre :


Même si le nucléaire produit peu de gaz à effet de serre, on est loin du "zéro émission" proclamé par EDF dans ses publicités. Imaginer freiner le réchauffement climatique en construisant des milliers de nouvelles centrales nucléaires dans le monde est complètement insensé à cause des risques sanitaires et environnementaux connus et des tensions géopolitiques existant dans le monde. Ce serait aussi hasardeux du fait des coûts faramineux engendrés et des délais importants de construction. Enfin, c'est de toute façon impossible car les réserves mondiales d'uranium seraient épuisées en quelques années. En réalité, sur les 440 réacteurs nucléaires en service actuellement sur la planète, la majorité arrivera en fin de vie dans les 20 à 30 ans à venir.
La part du nucléaire dans la consommation mondiale d'énergie finale, déjà marginale (3%), va donc décroître inexorablement. Le nucléaire ne permettra donc jamais de lutter contre l'effet de serre, ni de suppléer le pétrole. Les véritables solutions pour lutter efficacement contre l'effet de serre sont la sobriété et l’efficacité énergétique, le développement massif des énergies renouvelables mais aussi une politique volontariste limitant la pollution des transports (plus de transports en commun, moins de camions et voitures...) N'oublions pas que les transports exponentiels à travers le monde sont les premiers responsables du changement climatique !


5) L’EPR est inutile :


Même les gens favorables au nucléaire reconnaissent que la France n’a pas besoin de construire de nouvelles centrales nucléaires avant 20 à 30 ans. Dotée d’un parc électronucléaire totalement surdimensionné, la France exporte massivement son électricité, à perte. En construisant un réacteur nucléaire EPR, notre pays ajouterait de la surproduction à la surproduction actuelle et ne ferait qu’accroître le gaspillage énergétique en poussant à toujours plus de consommation, notamment avec la climatisation ou le chauffage électrique. Alors qu’il est présenté comme un atout pour l’avenir, l’EPR représenterait en réalité un lourd handicap en hypothéquant gravement notre avenir énergétique. En fait, la vraie raison de construire l’EPR est de permettre à l’industrie nucléaire de survivre. Il s'agit de sauvegarder un outil industriel menacé par l'absence de commande de centrales.


6) L’EPR est coûteux :


Un seul réacteur EPR coûtera entre 3 et 4 milliards d’euros. Pour faire croire à sa compétitivité, les calculs de l’industrie nucléaire portent sur la construction d’une série de dix EPR, alors qu’étrangement la construction d’un seul prototype est officiellement décidée... D’autre part, pour amortir chaque réacteur EPR, leur durée de vie prévue serait de 60 ans. Quand on constate les incidents à répétition sur des centrales nucléaires actuelles après 25 ans d’âge, on peut sérieusement s’interroger sur ce qu’il en sera pour l’EPR avant les 60 ans de vie annoncée. A titre d'exemple, EDF a déclaré à l'Autorité de Sûreté Nucléaire, 671 incidents significatifs classés sur l’échelle Internationale des événements nucléaires (INES) au cours de l’année 2003.
N’oublions pas enfin que les conséquences économiques relatives aux risques d’un accident majeur, les coûts de gestion des déchets nucléaires ou encore ceux du démantèlement des centrales sont largement sous-estimés et de toute façon non budgétés (Cour des Comptes, rapport public 1998).


7) L’EPR est une grave erreur de stratégie industrielle :


En développant l’EPR, la France se replie sur elle-même et s’engage dans une voie sans marché véritable. Au-delà de la vente, à un prix bradé, d’un exemplaire à la Finlande, les clients ne se bousculent pas. Outre qu’il est déjà techniquement dépassé, ce réacteur ne surmonte pas les réticences à l’encontre du nucléaire. Ainsi, l’Allemagne, pourtant impliquée dans sa conception, n’en commandera pas. Il en sera de même pour les autres pays européens. Le marché américain reste inexistant, tandis que les éventuelles ventes en Asie se compteront à l’unité : les délais de construction sont très longs (10 ans au moins en comptant toutes les procédures) et il s’agit d’un lourd investissement qui le rend non attractif pour la plupart des investisseurs privés. D’autre part, l’EPR aura un impact très négatif sur le développement de solutions technologiques du futur : économies d’énergie, efficacité énergétique et énergies renouvelables. Ces différentes filières sont innovantes, à forte valeur ajoutée, créatrices d’emplois et constituent des marchés d’avenir, dans les pays industrialisés comme dans ceux qui sont en voie de développement.

En fin de compte, on connaît le coût de cet autisme nationaliste : c’est le contribuable qui payera cette mauvaise stratégie industrielle.


8) L'EPR accroît le danger terroriste et de guerre nucléaire :

La commercialisation de l'EPR entraînera un risque accru sur le plan militaire et terroriste. L’EPR a la particularité d’utiliser, pour son combustible, davantage de plutonium que les autres réacteurs. Le plutonium, dont la période de vie est de 24 000 ans, pose des problèmes, tant de radioactivité que d’utilisation militaire (fabrication de la bombe atomique) ou de terrorisme. Quelques dizaines de microgrammes de plutonium inhalé et c’est le cancer du poumon assuré. Par chance, les derniers conflits n’ont pas entraîné de destructions sur des réacteurs en fonctionnement ou des centres de stockage de déchets. La multiplication des installations nucléaires et de la filière du plutonium augmentera la probabilité de drames de ce genre comme celle de la dissémination des armes nucléaires.
Est-il acceptable que la France, pays des droits de l’homme, serve de vitrine à l’exportation de cette technologie à hauts risques, souvent vers des pays dont la démocratie n’est pas le point fort et où les risques d’utilisation de l’atome à des fins militaires sont importants ?


9) L’EPR est une menace pour la démocratie :

En 2003, des pseudo-débats ont été organisés sans que les citoyens puissent y participer, alors que le gouvernement avait déjà pris en secret la décision de construire l’EPR. Les "sages" chargés de coordonner les débats ont eux-mêmes fait part de leurs doutes sur la nécessité d’une décision rapide concernant l’EPR, sans que leurs arguments soient le moins du monde pris en compte. Le gouvernement n’a pas jugé utile de commander une étude comparative entre l’EPR et d’autres solutions énergétiques.
À technologie centralisée et non transparente, décision verrouillée et obscure ! C’est grave pour la démocratie, qui vacille devant des durées (des milliers d’années pour les déchets nucléaires) dépassant de très loin le mandat des élus.

 
10) L’EPR tue l’avenir :


EDF a comme perspective de construire 35 réacteurs EPR à l’horizon 2070. Outre le côté absurde de cette orientation (les réserves mondiales d’uranium sont estimées à une soixantaine d’années), ce choix nous enfermerait dans la voie sans issue du nucléaire. Ce projet, par son coût et sa philosophie, stériliserait durablement l’innovation et le développement des énergies les plus respectueuses de l’environnement.
La France prendrait ainsi un retard considérable dans les domaines de l’efficacité énergétique et du développement des énergies renouvelables. A production équivalente, les énergies renouvelables créent quatre à cinq fois plus d’emplois que le nucléaire, et des emplois bien mieux répartis sur le territoire.
L’EPR empêche toute possibilité de sortie du nucléaire. Pourtant, il existe des solutions alternatives concrètes. La majeure partie de l’Europe se passe déjà du nucléaire ou s’est engagée sur cette voie (comme l’Allemagne, la Belgique ou l’Espagne).
Pour en savoir plus sur l'EPR consultez notre dossier thématique : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=epr&page=index

(Source : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=3 )

Le réacteur nucléaire EPR ne passera pas!


5. Vous n'êtes pas client d'EDF
       
Vous n'êtes pas abonnés à EDF mais vous souhaitez participez à cette campagne  ?

Vous pouvez envoyer le modèle de courrier ci-dessous à :

      M. Pierre Gadoneix
      M. Le PDG d'EDF
      EDF - CAP AMPERE
      1, Place Pleyel
      93200 St-Denis


Modèle de courrier :

Monsieur,

Je tiens à vous faire part de mon profond mécontentement concernant la décision de construire un réacteur nucléaire EPR. Ce projet est coûteux, dangereux et inutile. Avant de s'engager dans cette voie sans issue, EDF aurait bien fait de consulter ses usagers qui, d'après différents sondages, sont très majoritairement opposés à la construction de nouveaux réacteurs nucléaires.

Il s'agit d'un enjeu crucial qui structurera durablement notre société avec le renouvellement de notre parc de centrales nucléaires. En mon nom et au nom des générations futures, je vous demande de renoncer à l'EPR.
Un vrai service public, au service du public, devrait avoir comme priorités les économies d'énergie et les énergies renouvelables, et non pas l'invitation à toujours plus de consommation d'électricité (chauffage électrique, climatisation, etc.).

Comptant sur votre réponse écrite, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'assurance de mes sincères salutations.

Nom, prénom, adresse :
Signature :

(Source : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=4 )


6. Une première réponse d'EDF
 
Mail d'EDF reçu par un participant de l'action de la campagne contre l'EPR

    Le 24 janvier 2005

    Bonjour Monsieur,

Nous avons bien reçu votre message par lequel vous exprimiez votre mécontentement de voir EDF lancer la construction d'un réacteur EPR. Nous sommes sensibles à l'intérêt que vous portez aux questions énergétiques.
Au cours du premier semestre 2003, le gouvernement a initié le "débat national sur les énergies" qui s'est prolongé avec une consultation sur le "Livre blanc sur les énergies" présenté par le ministre de l'Industrie, le 7 novembre 2003. Le processus de concertation publique a abouti, après un premier débat au Parlement le 15 avril 2004, à l'élaboration d'un projet de loi sur l'énergie proposé par le ministre de l'Industrie au Conseil des ministres du 5 mai 2004 et adopté par le Parlement le 9 août 2004.
Ce projet de loi vise à redéfinir la politique énergétique de la France autour de 4 axes prioritaires : la maîtrise de l'énergie, le développement des énergies renouvelables, le maintien de l'option nucléaire ouverte et le développement de la recherche.
Pour sa part, EDF considère que pour répondre au souhait des pouvoirs publics de maintenir l'option nucléaire "ouverte" lors du renouvellement des moyens de production d'électricité à partir de 2020, il est nécessaire d'engager dans les plus brefs délais une "tête de série EPR" en France.
En effet, ce nouveau réacteur EPR apporte des évolutions marquantes en matière de sûreté, d'impact sur l'environnement et de compétitivité. La "tête de série EPR" permettra à EDF de disposer vers 2015, au moment de décider du renouvellement des moyens de production les plus anciens, d'une organisation industrielle totalement opérationnelle et parfaitement maîtrisée sur le plan technique et économique.
Pour autant, EDF s'intéresse à toutes les formes de production d'électricité. EDF est convaincu de la complémentarité de l'ensemble des moyens de production. l'éolien est une énergie propre et abondante mais elle est intermittente : les périodes d'anticyclone représentent des moments sans vent. Le solaire fournit de l'électricité pendant la journée. Le nucléaire est un moyen de base, capable d'une certaine modulation mais nécessitant un haut degré de technologie. La gestion d'un parc de production électrique est la combinaison de tous ces moyens de production en fonction de leurs caractéristiques et de leur disponibilité pour fournir à tout instant l'électricité la plus sûre, la plus respectueuse de l'environnement et la plus compétitive.
Nous espérons que ces éléments vous permettront de compléter vos informations sur ce sujet.


    Bien cordialement,
    EDF.

(Source : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=6 )


7. Un point de la campagne (mai 2006)
       
Point sur la campagne (mai 2006)

Initiée en octobre 2004 par le Réseau Sortir du nucléaire, la campagne nationale de "blocage administratif" d'EDF contre le réacteur nucléaire EPR se poursuit. En juin 2006, plus de 5000 personnes se sont engagées à y participer, et l'action continue à prendre de l’ampleur : elle doit s'inscrire dans la durée tant qu'EDF n'aura pas renoncé à l'EPR.
L’immense majorité des participants ne rencontrent aucune difficulté même si notre campagne a semé la pagaille dans quelques agences. Au niveau d’EDF, par contre, ces paiement fractionnés de plus en plus nombreux compliquent non seulement l’encaissement des chèques mais surtout, en comptabilité, le rapprochement bancaire qui doit être un vrai casse-tête.
Coïncidence ou non, depuis quelques mois les agences EDF multiplient les démarches pour convaincre leurs clients de choisir le prélèvement automatique. Il arrive même que certaines agences prétendent que le paiement par prélèvement est devenu obligatoire, notamment après un déménagement. Sachez que cette exigence est parfaitement illégale. Si cela vous arrive, nous pouvons vous fournir une lettre-type à envoyer à votre agence pour faire rétablir vos droits.
Les courriers envoyés via le centre de paiement (en utilisant l'enveloppe fournie par EDF) restent généralement sans réponse. Pour accentuer la pression, nous vous proposons d'envoyer votre paiement à votre agence locale EDF. Cela les obligera à un traitement manuel et une retransmission de votre courrier vers le service approprié. De plus, d'après la Charte EDF, votre agence a l'obligation de répondre à toute question de votre part… sous peine de devoir vous payer une indemnité pour non réponse.

Cette campagne innovante plait beaucoup et permet à de nombreuses personnes d’être informées et d’agir de façon originale : nous avons atteint le nombre de 300 000 documents diffusés, et un retirage actualisé vient d'avoir lieu. Une telle ampleur, pour une campagne du Réseau "Sortir du nucléaire", est absolument sans précédent.
Cette campagne vous permet de continuer à manifester votre opposition au projet EPR après le rassemblement de Cherbourg.

Les documents restent à votre disposition gratuitement, en petite quantité ou en quantité importante, sur simple demande par mail : contact@sortirdunucleaire.fr ou par téléphone au 04 78 28 29 22.

Merci pour votre participation !

(Source : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=7 )



Documents à consulter et imprimer :

Le document de campagne complet (pdf 390 Ko) :
http://www.sortirdunucleaire.org/agir/campagnes/2004/campagneEDF.pdf

Mode d'emploi + cartes (pdf 71 Ko) :
 http://www.sortirdunucleaire.org/agir/campagnes/2004/campagneEDF-mode-demploi.pdf
Par Cilou - Publié dans : DOSSIER PLANETE
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Mardi 29 août 2006
Conférence non-gouvernementale euro-africaine

30 juin et 1er juillet 2006, Maroc (Rabat - Bouznika)




Nous, acteurs des sociétés civiles d’Afrique subsaharienne, Afrique du Nord et Europe, militants engagés dans la lutte pour les droits des migrants et dans la solidarité avec les exilés, spectateurs indignés de l’hécatombe en vies humaines qui s’amplifie d’année en année au large des côtes méditerranéennes et atlantiques, refusons la division de l’humanité entre ceux qui peuvent circuler librement sur la planète et ceux à qui cela est interdit, refusons également de vivre dans un monde aux frontières de plus en plus militarisées qui segmentent nos continents et transforment chaque groupe de pays en forteresse assiégée.

Nous savons que l’origine du « problème », sur ces questions migratoires, entre l’Europe et l’Afrique est à chercher d’abord en Europe : ce n’est pas le flux migratoire africain, démographiquement insignifiant, qui envahit l’Europe mais les intérêts, le protectionnisme et les phobies de celle-ci qui impose d’une main des accords de libre commerce et s’érige de l’autre en forteresse assiégée, fermant les frontières les unes après les autres. Cette Europe stigmatise l’étranger comme menace et opère un amalgame inadmissible entre migration et terrorisme, dévoie l’aide au développement en moyen de lutte anti-migratoire et transforme le droit d’asile en droit de rejet pour justifier les rafles et expulsions des déboutés. Cette Europe multiplie les accords avec les pays de la rive Sud de la Méditerranée pour imposer le partage des politiques de filtrage et de répression des migrations, subordonnant même des actions de solidarité à des finalités de fixation au loin des étrangers. Cette responsabilité première des Etats européens n’exonère pas de leurs propres responsabilités les Etats d’Afrique lorsque leurs carences et dysfonctionnements dégénèrent en marasmes politiques ou économiques qui ne laissent à leurs citoyens d’autre espoir que celui du départ. Mais nul ne peut ignorer l’état des rapports de forces entre les Etats européens et ceux d’Afrique.

Sur la base des évolutions politiques et diplomatiques observables depuis dix ans au moins et des développements les plus récents, nous constatons l’incapacité des acteurs institutionnels, notamment dans l’espace euro-méditerranéen et euro-africain, à s’abstraire des idéologies anti-migratoires qui prédominent au sein des élites dominantes notamment en Europe et par contagion, de plus en plus, au nord de l’Afrique. A quelques mois de prochaines conférences intergouvernementales sur le sujet, nous craignons plus que jamais que les technocraties policières et diplomatiques s’accordent par delà les frontières, sur la fermeture sélectives de celles-ci aux plus démunis et aux plus exposés tant à la misère qu’aux persécutions. Nous savons que les nationalismes xénophobes constituent un référentiel de politique gouvernementale toujours aussi facile d’utilisation et aussi dangereux pour notre avenir qu’il a été dévastateur dans notre passé. Nous savons que ce référentiel peut s’adjoindre des logiques marchandes de tri sélectif de la main d’oeuvre utile et de drainage des cerveaux. Nous pensons qu’il existe un risque réel de consensus élitaire fondé sur des arrangements réciproques par-delà la Méditerranée, sur les dissociation d’intérêts entre les élites et les peuples et menant à la constitution de zones tampons ainsi qu’à la segmentation de l’Afrique.

Pour ces raisons...

Nous appelons l’ensemble des acteurs des sociétés civiles d’Afrique du Nord, d’Afrique Subsaharienne et d’Europe à participer à la Conférence non gouvernementale euro-africaine sur le respect des droits fondamentaux des migrants, sur la liberté de circulation pour tous, sur une politique de développement et de partage de la prospérité non conditionnée à des finalités sécuritaires, sur la lutte contre les politiques sécuritaires et leurs conséquences, sur des politiques d’accueil et d’intégration qui réhabilitent le droit d’asile et assurent la reconnaissance aux personnes migrantes de l’ensemble de leurs droits, de travailleurs et de citoyens.




http://www.migreurop.org/article920.html
Par Cilou - Publié dans : Europe
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Mardi 29 août 2006
Ceuta et Melilla : l’UE déclare la guerre aux migrants et aux réfugiés

par réseau migreurop | publié le 12 octobre 2005


Depuis plusieurs années engagée dans une guerre larvée contre les migrants, l’Union européenne a désormais franchi, à sa frontière sud, le cap de la guerre ouverte. En quelques jours, plus de dix personnes ont été tuées par balle en tentant de franchir la frontière entre le Maroc et les territoires espagnols de Ceuta et de Melilla. Des dizaines d’autres sont très grièvement blessées, et plusieurs centaines ont été déportées et abandonnées, sans eau ni vivres, dans le désert du Sahara. Pour tenter d’endiguer « l’invasion » de ceux qui ne sont désignés que comme des « clandestins », des murs de plus en plus haut sont érigés, des dispositifs de plus en plus sophistiqués sont mis en place pour protéger de l’ennemi subsaharien ces îlots d’Europe en terre africaine.

Si les balles sont tirées par la police marocaine, c’est bien l’Union européenne qui fournit les armes. Un partage des tâches imposé par l’Europe, dans le cadre de l’externalisation de sa politique migratoire, qui consiste à faire prendre en charge par ses voisins proches - au sud, les pays du Maghreb, la Mauritanie et la Libye - la protection de ses frontières. Les migrants sont les otages de cette sous-traitance de la violence. Pratiquant une ouverture sélective, réservée à l’immigration « choisie » dont leur économie a besoin, les Etats membres de l’UE, pour éviter d’avoir à accueillir ceux qu’ils nomment « immigration subie » (les réfugiés, et plus généralement tous ceux qui fuient la misère, les catastrophes environnementales et les conflits), sont prêts à tous les reniements. Par exemple à décréter «  sûr » un pays comme la Libye, où la détention arbitraire d’étrangers, les expulsions de masse et les maltraitances sont monnaie courante, afin de pouvoir y refouler par charters entiers les boat people échoués sur l’île de Lampedusa, comme le fait régulièrement l’Italie. Ou encore à transformer le Maroc en véritable nasse où sont retenus, sous la menace de la répression policière et dans des conditions infra-humaines, des milliers d’Africains en transit, sans se préoccuper du sort de ceux qui auraient besoin de protection internationale.

De l’autre côté, les pays qui constituent cette zone-tampon dont l’Europe a besoin savent faire monter les enchères. En laissant au moment propice les exilés rejoindre la Sicile depuis ses côtes, la Libye a su négocier la levée de l’embargo sur les armes, la construction de plusieurs camps de migrants sur son sol et un engagement financier de l’UE pour protéger ses frontières au sud. Aujourd’hui, en instrumentalisant le désespoir des subsahariens par la diffusion d’images spectaculaire des « assauts » contre les remparts des enclaves espagnoles, le Maroc fait pression sur ses partenaires du nord pour obtenir une aide accrue de l’Europe. Méthode efficace : moins d’une semaine après les premiers tirs dont cinq migrants ont été victimes à Ceuta, le commissaire européen Frattini promettait 40 millions d’euros à Rabat pour soutenir les efforts du pays dans sa lutte contre l’immigration clandestine.

Alors que les instances des Nations Unies en appellent (timidement) aux principes, par la voix de Koffi Annan qui recommande à l’UE "plus d’humanité" dans le traitement des migrants, et celle du Haut commissaire aux réfugiés qui invoque le respect des conventions internationales, la Commission européenne persiste dans l’hypocrisie et s’apprête à militariser un peu plus sa politique d’asile et d’immigration. Si plus de 6 500 personnes sont mortes ces dix dernières années en tentant de franchir les frontières maritimes et terrestres entre le Maroc et l’Espagne, ce serait, nous explique-t-on, par manque de coordination et d’intégration de ces politiques. Pour y remédier, il est prévu d’« approfondir le partenariat euro-méditerranéen », autrement dit de renforcer les dispositifs opérationnels aux frontières, de multiplier les patrouilles policières, de surélever les murs et de creuser plus de fossés. Il s’agit de rendre la forteresse tout à la fois « infranchissable » et « inoffensive » pour ceux qui cherchent à échapper aux conséquences les plus néfastes des déséquilibres Nord-Sud. On pensait que le mythe de la guerre propre avait vécu, mais il n’en est rien quand il s’agit d’occulter les conséquences macabres d’une politique présentée comme visant à protéger d’eux-mêmes les migrants et candidats à l’asile.

Craignant que les violations répétées des droits de l’homme ne finissent par alarmer, les Etats européens cherchent parallèlement à repousser toujours plus loin les frontières de leur violence institutionnelle. Dans la ligne de la Commission européenne qui préconise le partenariat avec les Etats frontaliers pour la création de « zones de protection régionales » pour les exilés, le ministre français de l’Intérieur vient de proposer une cogestion tripartite (Libye-UE-HCR) de camps de réfugiés installés dans le désert saharien. Le tri des candidats à l’asile ou à l’immigration pourrait ainsi se faire très en amont des frontières européennes, loin des regards des opinions publiques et de médias.

Plutôt que de s’appuyer sur les droits fondamentaux pour œuvrer à «  l’insertion harmonieuse des pays en développement dans l’économie mondiale », comme le prévoit leur traité fondateur, les Etats de l’UE ont choisi de les contourner pour se protéger des plus pauvres. Les morts de Ceuta et Melilla sont ainsi les victimes emblématiques d’une Europe gérant les rapports Nord-Sud dans une perspective essentiellement utilitariste, reniant les valeurs qu’elle déclare «  universelles », et confiant, derrière le nouveau mur de la honte, le sort de milliers de personnes au désert du Sahara.

Abderrahmane Essaadi, (Fédéracion Andalucia Acoge, Espagne), Nathalie Ferré (GISTI, France), Laurent Giovannoni (CIMADE, France), Khalil Jemmah (AFVIC, Maroc), Rafael Lara (APDHA, Espagne), Filippo Miraglia (ARCI, Italie), Said Tbel, (AMDH, Maroc), Dan Van Raemdonck (Ligue des droits de l’homme, Belgique) sont membres du réseau MIGREUROP.

(Source : http://www.migreurop.org/article887.html )
Par Cilou - Publié dans : Europe
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Mardi 29 août 2006
Guinée : Les forces de sécurité torturent et tuent impunément

Le gouvernement doit ouvrir des enquêtes et poursuivre les responsables d’exactions

Dakar, le 22 août 2006 - La police guinéenne et les autres forces de sécurité gouvernementales torturent, agressent, volent, voire assassinent régulièrement les civils qu’elles sont chargées de protéger, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.

Le rapport de 33 pages, intitulé « Le côté pervers des choses : Torture, conditions de détention inadaptées et usage excessif de la force de la part les forces de sécurité guinéennes, » décrit les pénibles tortures infligées par la police à des hommes et des garçons placés en garde à vue. Les victimes sont des personnes soupçonnées de délits de droit commun ou perçues comme des opposants au gouvernement. Une fois transférées du poste de police à la prison dans l’attente d’un procès, beaucoup croupissent pendant des années dans des cellules exiguës, faiblement éclairées, où elles sont confrontées à la faim, la maladie, et parfois la mort.

Ces exactions ont lieu à un moment où la Guinée traverse une période d’incertitude liée à des bouleversements économiques et à une transition politique imminente. L’économie du pays est en chute libre, son président, Lansana Conté, serait gravement malade et son armée connaîtrait de profondes divisions.

« Le gouvernement guinéen permet à ses forces de sécurité de torturer et de brutaliser les citoyens sans être inquiétées, » a déclaré Peter Takirambudde, directeur à la division Afrique de Human Rights Watch (RWH). « Combattre ces exactions en mettant un terme à l’impunité pourrait contribuer à la stabilité de la Guinée en cette période d’incertitude. »

HRW a interrogé 35 personnes, dont de nombreux enfants, qui ont fourni des témoignages circonstanciés et concordants à propos des mauvais traitements et des actes de torture infligés par les policiers pendant leur garde à vue. Des victimes ont confié à Human Rights Watch que lors des interrogatoires de police, elles avaient été attachées avec des cordes, battues, brûlées avec des cigarettes et des substances corrosives et coupées avec des lames de rasoir jusqu’à ce qu’elles acceptent d’avouer le délit dont elles étaient accusées.

« La police m’a attaché les bras derrière le dos et m’a hissé à un arbre dans la cour, » a raconté un garçon de 16 ans détenu dans la plus grande prison de Guinée. « Deux policiers m’ont conseillé de dire la vérité, d’avouer que j’avais volé les marchandises. Ensuite, ils ont pressé leurs cigarettes sur mes bras. Au début, j’ai continué à clamer mon innocence mais cela me faisait tellement mal que j’ai fini par dire que je les avais volées. »

HRW s’est également entretenu avec 20 détenus incarcérés depuis plus de quatre ans dans l’attente d’un procès. Beaucoup ont déclaré qu’ils se trouvaient en prison en partie suite à des aveux arrachés sous la torture.

« Le droit d’être jugé dans un délai raisonnable est fondamental. Ce droit est garanti tant par la loi guinéenne que par le droit international », a signalé Takirambudde. « Le gouvernement guinéen doit assurer la tenue plus fréquente des sessions des tribunaux pour faire en sorte que les personnes ne croupissent pas en prison pendant des années sans être jugées. »

Le rapport met par ailleurs en évidence la nette tendance des forces de sécurité guinéennes à faire un usage excessif de la force lors de manifestations organisées pour protester contre une détérioration des conditions économiques due, en partie, à l’inflation galopante. L’incident le plus récent est survenu en juin 2006 lorsque le gouvernement a férocement réprimé les manifestations contre l’augmentation des prix des produits de base.

Au cours d’entretiens avec HRW, bon nombre de victimes et de témoins d’exactions perpétrées lors de la grève de juin ont dénoncé l’implication de la police et de la gendarmerie dans des meurtres, des viols, des agressions et des vols. Les témoins de 13 meurtres ont confié à Human Rights Watch que les forces de sécurité avaient ouvert le feu directement sur les foules de manifestants non armés. Des dizaines de Guinéens, dont beaucoup assistaient aux manifestations en simples spectateurs, ont été violemment passés à tabac et dévalisés par les forces de sécurité, sous la menace d’une arme.

« La culture de la violence policière est bien enracinée en Guinée », a déploré Takirambudde. « Le fait que le gouvernement ne s’attaque pas à l’impunité enhardit les agents de la fonction publique coupables de brutalités et encourage de nouvelles exactions ».

Le gouvernement guinéen est tenu d’honorer les obligations légales qui lui incombent en vertu de plusieurs traités internationaux et africains relatifs aux droits humains - notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention des Nations Unies contre la torture et la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples -, ainsi que les obligations prévues par la constitution guinéenne elle-même. Ces obligations exigent que le gouvernement respecte le droit à la vie et les libertés d’expression et de réunion et qu’il interdise l’usage de la torture. La police et les autres forces de sécurité violent régulièrement ces obligations.

HRW a appelé le gouvernement guinéen à ouvrir immédiatement des enquêtes et à traduire en justice les responsables des crimes commis par les forces de sécurité de l’Etat lors de la grève nationale de juin 2006, ainsi que les auteurs d’actes de torture et de mauvais traitements infligés aux personnes placées en garde à vue.

HRW a en outre recommandé que les bailleurs de fonds internationaux tels que la France, les Etats-Unis et l’Union européenne appellent, publiquement et en privé, le gouvernement guinéen à ouvrir des enquêtes et, s’il y a lieu, à punir les responsables d’exactions. Les bailleurs de fonds internationaux devraient par ailleurs appuyer les efforts des organisations locales non gouvernementales de façon à ce que ces dernières soient plus à même d’assurer leur travail de surveillance et d’information sur les violations perpétrées par les forces de sécurité.


(Source : http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=8986 )
Par Cilou - Publié dans : Etat policier
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