Vendredi 25 août 2006 5 25 /08 /2006 05:22

Université d’été : des blogueurs accrédités "made in UMP"


L’Union pour une majorité populaire (UMP) prépare son université d’été comme le font les autres mouvements politiques français. Elle aura lieu à Marseille du 1er au 3 septembre prochains.

La particularité de cette université d’été réside dans l’attribution d’accréditations à des blogueurs. Des accréditations de type « presse ». Cette information provient d’un communiqué de presse de l’UMP, adressé à une journaliste de France 3 et intitulé : « Avec l’UMP, la France d’après s’imagine sur Internet !  ».

Cette opération vise, selon la Direction de la communication de l’UMP, à « confirmer l’importance que [l’UMP] accorde aux nouveaux supports de communication que sont les blogs ». Souhaitant faire exprimer le plus grand nombre des participants à cet événement politique, la même direction poursuit l’objectif de créer un « véritable débat populaire sur Internet ».

Sans nier au principal mouvement de droite sa capacité à créer un réseau de blogs, constitués par des sympathisants, des militants et des élus, l’accréditation de blogueurs par l’UMP pose un nouveau problème quant au traitement de l’information que l’on recherche.

En effet, ces blogueurs, au nombre de cinq, et dont la Direction de la communication n’a pas encore donné l’identité, apparaissent comme des concurrents directs aux journalistes. Toujours dans son communiqué, l’UMP affirme que les cinq blogueurs accrédités bénéficieront « des mêmes accès et conditions de travail que les journalistes traditionnels ».

En réalité, ces blogueurs font partie intégrante du phénomène sans cesse croissant de la professionnalisation de la communication politique. Le blogueur est par définition un particulier qui s’exprime de façon libre, à travers la publication de ses billets sur son blog. Mais dans le cas des blogueurs accrédités par l’UMP, on constate que ces derniers perdent leur statut d’internaute libre dans leur expression pour gagner celui (plus vague) de reporter de terrain. Des reporters autorisés à s’exprimer par l’organisateur de l’événement qu’ils couvrent.

L’UMP dispose d’un service de presse, comme tous les mouvements et institutions politiques. Ce service fournit une matière de travail, sous forme de dossiers de presse, auprès des journalistes, eux-mêmes accrédités. Les blogueurs, accrédités à leur tour par l’UMP, recevront les mêmes documents que les journalistes.

Dans cette optique, l’UMP fournit un cadrage efficace de l’information relative (et autorisée) à la couverture de l’université d’été du parti. Et les blogueurs ne chercheront pas des informations alternatives et/ou contradictoires qui risqueraient de troubler le plan de communication de l’UMP.

Toujours dans ce formatage des blogueurs accrédités, la Direction de la communication « prend en charge l’intégralité de leur séjour ». Dans ce rapport de clientèle, cette prise en charge des frais influencera à long terme la perception des blogueurs sur l’événement couvert et sur le parti qui l’organise. On désarme ainsi les critiques, et on crée des relations d’amitié, à moins que celles-ci n’aient déjà joué au moment de l’accréditation des blogueurs.

En conséquence, les futurs articles des blogueurs accrédités comprendront une information fournie par le service de presse du parti. Ce même service validera les articles avant leur publication sur les blogs respectifs.

L’information de l’accréditation n’est donc pas une nouvelle en soi, mais entérine l’usage de l’outil blog dans la politique de communication des partis et des candidats en vue de la présidentielle de 2007. Le blog devient ici un outil militant parmi d’autres, sans qu’on sache réellement si celui-ci aura une influence réelle dans la compétition politique.

Mais comme il existe des journalistes indépendants, on peut espérer que d’autres blogueurs couvriront à leur tour ces événements politiques, tout en mettant en avant le même principe d’indépendance.

(NDLR : Il ne s'agît pas seulement de blogs. Cilou.)

Lire le communiqué dans son intégralité ici : http://nouveausouffle.hautetfort.com/files/CP_Op_rations_Internet_Universit_d_t_21_ao_t_2006.doc

Ou là :

« Direction de la Communication

Service de presse

Paris, le 21 août 2006

Avec l’UMP, la France d’après s’imagine sur internet !

Pionnier dans le paysage politique français en matière d’internet, l’UMP renforce son action à l’occasion de son université d’été en lançant trois opérations pilotées par le nouveau service internet qu’elle vient de mettre en place : un concours de podcasts vidéos, les blogs militants, un cybercafé. Elle sera également la première formation politique à communiquer en P2P.

Dans le même temps, afin de confirmer l’importance qu’elle accorde aux nouveaux supports de communication que sont les blogs, 5 blogueurs seront accrédités « presse » pour l’université d’été. Ils bénéficieront des mêmes accès et conditions de travail que les journalistes traditionnels et l’UMP prend en charge l’intégralité de leur séjour.

Ces événements s’inscrivent dans une même stratégie : favoriser la naissance d’un véritable débat populaire sur internet en donnant au plus grand nombre les moyens d’y participer et de s’exprimer.

C’est l’été, podcastez l’UMP !

L’UMP lance un concours de podcasts vidéos à destination des Jeunes Populaires sur le thème : «Internet, mobiles, de nouvelles formes de militantisme politique».

Temps fort de rencontres, d’engagement, d’échanges et de réflexions, l’université d’été promet à ses participants matière à filmer : tables rondes thématiques, réunions en plénière, remise du projet des Jeunes Populaires, cybercafé, moments festifs...

Les podcasteurs pourront réaliser leur montage vidéo et de le publier depuis le Cybercafé de la France d’après, installé sur le site de l’université, et la semaine suivant l’université. Tous les internautes pourront consulter ces podcasts et voter à partir du site http://www.video-ump.fr/ ouvert à partir du 2 septembre prochain.

Les 10 vidéos qui auront totalisé le plus grand nombre de votes seront récompensées. Premier prix : un Apple iPod Vidéo 30 Go accompagné du livre Témoignage de Nicolas Sarkozy. Les résultats du concours seront annoncés le 18 septembre prochain.

Bloguons UMP !

Après avoir lancé en juin dernier son blog officiel http://www.blog-ump.typepad.fr, l’UMP offre désormais à tous ses adhérents la possibilité de s’exprimer sur internet.

A partir du 1er septembre prochain, chaque adhérent pourra ouvrir gratuitement son propre blog militant UMP sur la plateforme Typepad. Il sera possible de le faire depuis le Cybercafé de la France d’après où des animateurs seront présents pour répondre aux questions techniques des participants.

L’objectif est de mettre à disposition des adhérents un nouvel espace de témoignage et d’expression grâce au potentiel d’internet, leur permettant d’échanger sur des thèmes qui les intéressent et de donner libre-cours à leur engagement politique personnel.

L’UMP, première formation politique à communiquer en P2P

L’UMP innove une nouvelle fois en proposant à titre expérimental la diffusion en Peer to Peer des vidéos de son université d’été 2006 en haute qualité.

Il s’agit là d’un signal fort en faveur de l’innovation technologique et l’utilisation légale de la technologie P2P. Le succès de cette expérience pourra conduire l’UMP à généraliser l’usage de la technologie P2P pour ses diffusions VOD.

Pour cette première, l’UMP a choisi la société française zSslide http://www.zslide.com/fr  spécialisée dans les technologies P2P, la distribution de médias numériques et la synchronisation de contenus.


Informations complémentaires :

Le cybercafé de la France d’après

D’une surface d’environ 150 m2, le cybercafé sera installé en entrée du Hall 1 du Parc Chanot de Marseille, où se déroulent les principales animations de l’université d’été.

Il est composé d’une salle de 40 places où se dérouleront une suite d’ateliers thématiques et d’une salle où sont installés 20 postes de travail informatique. 5 de ces postes sont équipés en prises RJ45, les 15 autres en ordinateurs portables composant la solution « classe mobile » de la marque Apple. L’ensemble du cybercafé fait l’objet d’une couverture WiFi.

10 des 15 ordinateurs sont des portables MacBook Intel 1,83 Ghz équipés de webcams intégrées, 5 dont des iBook PowerPc 1,43 Ghz. Tous sont équipés en Mac OS X 10.4 « Tiger » + Windows XP Pro (MacBook uniquement).

En termes logiciels, les machines sont équipées des suites bureautiques OpenOffice et Microsoft Office, des suites multimédias iLife 06 et ComicLife, des lecteurs multimédias QuickTime, RealPlayer, Windows Media Player et VLC et des logiciels de communication et vidéoconférence traditionnels (Safari, Camino, Firefox, iChat, MSN, Yahoo Messenger, etc.).

Un accompagnateur technique sera présent en permanence. Le cybercafé sera ouvert les 1 et 2 septembre, de 9h00 h à 19h00.

Ø         Plus d’informations sur la classe mobile Apple : http://www.apple.com/fr/education/mobileclassroom/

 

La diffusion VOD en P2P

Les vidéos de l'UMP seront disponibles en téléchargement Peer-To-Peer en haute qualité et dans différents formats acceptés par les lecteurs multimédia sur Mac et PC (Windows Media, Quicktime, Mpeg-4,...).

 

Des versions spéciales pour baladeurs vidéo et consoles de jeux seront également fournies. Le système Peer-To-Peer utilisé sera compatible avec le protocole standard "BitTorrent mainline".

Le téléchargement et la recommandation des vidéos se fera au moyen du système podmailing.com qui fournit un service d'e-mail P2P. Lancé en version beta en juillet 2006, ce service d'attachement Peer-To-Peer permet d'envoyer et de recevoir par e-mail des fichiers de très grande taille, dépassant même 1 giga-octet, grâce au petit logiciel Podmailer.

Ø         Plus d’informations sur le système podmailing : http://www.podmailing.com/fr

(Source : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=11810 )


Petit flashback qui vous évoquera sûrement quelque chose :

"Renaud Donnedieu de Vabres précise son projet de censure des blogs et des sites

Nous l’avions déjà dénoncé avec force, Renaud Donnedieu de Vabres y revient et a précisé, le 10 avril sur iTélé, les contours de son projet de contrôle de l’information sur Internet. Ou comment les blogs pourraient être la prochaine cible de RDDV... Il faut au moins reconnaître un mérite à Renaud Donnedieu de Vabres, celui du courage. Déjà rué de coups et ridiculisé par des erreurs de procédure grotesques, le ministre de la Culture n’hésite pas à annoncer d’ores et déjà son prochain projet de lutte sur Internet, qui vise cette fois quelque 3 millions de bloggeurs français. C’est lors d’une interview à « Libération » que RDDV a allumé cette nouvelle mèche. Le projet de loi DADVSI, disait-il, « n’est que le premier d’une longue série d’adaptations de notre droit à l’ère numérique et je compte bien, par exemple, m’attaquer un jour au problème de la presse et de l’Internet ». « C’est un autre sujet capital parce qu’il n’y aura pas d’informations de qualité sur l’Internet sans de vrais signatures, de vrais acteurs dont c’est le métier. L’Internet est une grande chance mais je ne veux pas l’idéaliser et, sans un cadre clair, beaucoup de ces chances pourraient être gâchées », ajoutait-il. Nous analysions alors ces déclarations par une analogie du journalisme citoyen au P2P, avant d’éclairer les propos du ministre par la prémonition du journaliste Dan Gillmor, pour qui la lutte contre le « Peer-to-Peer » serait potentiellement un Cheval de Troie pour contrôler plus largement la diffusion de l’information.

Renaud Donnedieu de Vabres était toutefois resté assez flou sur la manière d’assurer à Internet la « qualité des signatures » qu’il appelle de ses vœux. Or il y a deux manières de censurer Internet. La manière franche, à la chinoise, est de cacher le contenu que l’on désire mettre à l’écart, d’en prévenir l’accès pour que personne ne puisse le découvrir. Puis il y a la manière sournoise, « démocratique », qui vise à valoriser au maximum le contenu que l’on préfère mettre en avant pour mieux décrédibiliser le contenu que l’on ne contrôle pas.

C’est cette seconde méthode que semble avoir choisie le ministre de la Culture. Invité le lundi 10 avril dans l’émission « iMédias » de la chaîne iTélé, RDDV a légèrement précisé son projet : « Dans le domaine de l’information, c’est la même chose », commence le ministre, qui confirme ainsi l’analogie journalisme citoyen/P2P. « Vous savez très bien qu’aujourd’hui sur Internet circulent beaucoup de choses, parfois le pire comme le meilleur, ce qui veut dire que paradoxalement redevient essentielle la certification, c’est-à-dire la signature par un journaliste, parce que ça garantit l’authenticité. Donc je crois, si vous voulez, qu’Internet est une grande chance mais ça suppose aussi qu’il y ait des règles du jeu et des principes de déontologie », affirme-t-il.

Ainsi RDDV souhaite mettre en place une sorte de label de qualité qui ne sera décerné qu’à des journalistes qualifiés, probablement titulaires de la carte de presse. L’ensemble des bloggeurs, qui forme le « journalisme citoyen », avec plus de 3 millions de blogs en France, seront laissés à l’écart car non certifiés.

Le journalisme citoyen (dont AgoraVox est le journal leader en France) s’est imposé partout dans le monde comme une alternative au journalisme traditionnel, organisé en oligopole sur un marché dont l’accès était jusque-là réservé à une poignée d’industriels. En Corée, il a même directement influencé l’élection du président Roh Moo Hyun, qui accordait au journal citoyen OhMyNews sa première interview. Tout comme Napster a permis à chacun de remplacer la Fnac dans la distribution de la musique, et NRJ dans sa diffusion, les blogs ont permis aux citoyens internautes de délivrer une information alternative à celle proposée par « Le Monde » ou « Le Figaro ». Ils font trembler la belle organisation économique qui régnait depuis des décennies, mais l’effondrement de l’oligopole médiatique n’est pas sans conséquences politiques.

Les débats sur la Constitution européenne ont montré la puissance des blogs du « Non » face au « Oui » exprimé avec force majorité dans les médias traditionnels. Et le droit d’auteur n’existant pas sur l’information et les idées, les journaux ne disposent d’aucune loi pour protéger économiquement leur quasi-monopole. Le gouvernement ne dispose pas non plus en ligne des ficelles qu’il maîtrise hors ligne pour contrôler avec plus ou moins d’efficacité l’information - alors que la connivence entre le monde politique et les journalistes est de plus en plus dénoncée. Il faut aussi noter, entre autres choses, que l’Agence France Presse (AFP) est financée à 50 % par l’Etat et que de grands quotidiens français sont subventionnés par le gouvernement, soit directement, soit indirectement (TVA réduite à 2,1 % pour les journaux et magazines enregistrés par la Commission paritaire de la presse).

Dans ce cadre, le projet de RDDV peut faire craindre le pire pour la liberté de l’information sur Internet. Derrière la lutte de façade contre le piratage, c’est en fait la perte de contrôle sur la diffusion des contenus qui est en ligne de mire.

Source avec la video i-tele :
http://www.ratiatum.com

Publié le 22 mai 2006  par torpedo

 

( Source : http://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=919  )

 

L'UMP nous envahit (textos -SMS-, blog, Peer to Peer, Podcasts, TV, spams, etc... ). A l'instar des colons, l'UMP dévaste Internet et s'installe sur ses ruines.  Indépendamment de cela, il est intéressant de souligner deux ou trois choses dans cette initiative de l'UMP qui se veut officiellement être un parti ouvert au dialogue, et même au débat, mais qui danbs la pratique ne cesse de faire preuve d'un totalitarisme que l'on peut qualifier de dictatorial :


"’UMP offre désormais à tous ses adhérents la possibilité de s’exprimer sur internet.

"L’objectif est de mettre à disposition des adhérents un nouvel espace de témoignage et d’expression grâce au potentiel d’internet, leur permettant d’échanger sur des thèmes qui les intéressent et de donner libre-cours à leur engagement politique personnel. "

Le dialogue, le débat n'est donc possible qu'avec les personnes adhérant à l'UMP, autrement dit, les personnes qui sont sensiblement du même avis et de la même sensibilité politique. Certainement pas avec la population, les syndicats, voire les autres partis politiques. Pour ces personnes, l'UMP n'accèptera aucune contradiction.


"Les 10 vidéos qui auront totalisé le plus grand nombre de votes seront récompensées. Premier prix : un Apple iPod Vidéo 30 Go accompagné du livre Témoignage de Nicolas Sarkozy. Les résultats du concours seront annoncés le 18 septembre prochain."


Ca ne fait pas trop enrôlement des jeunesses hitlériennes, c'est ça qui est bien (sic !)

 

RDDV parlait de s'attaquer aux blogs, de donner des acréditations aux "vrai-es" journalistes, l'UMP va donner des acréditations à 5 bloggeuses/eurs UMP ce qui leur conférera (pour un temps, dit-on, un statut de journalistes confirmé-es. Contradiction ? A moins que le "vrai" journalisme soit celui qui participe à la propagande UMP...

 

Cilou.

 

Par Cilou - Publié dans : PROPAGANDE UMP
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Vendredi 25 août 2006 5 25 /08 /2006 04:57
Sondages : informations scientifiques ou propagande ?

lundi 8 mai 2006 par Jean Marc Surcin.
 
Les Verts devant le P.S. en 1993. Ségolène Royal candidate du P.S. et vainqueur du deuxième tour quel que soit son opposant en 2007... Deux sondages à quinze ans d’intervalle. Deux erreurs, l’une avérée l’autre probable. Pourquoi les instituts de sondages passent leur temps à se tromper et à nous tromper...

Les Verts devant le P.S. en 1993. Balladur élu dès le premier tour en 1995. La droite majoritaire à l’Assemblée Nationale en 1997. La Mairie de Paris reste à droite en 2001. Un deuxième tour opposant forcement Chirac contre Jospin en 2002. Le referendum Corse adopté en 2003. Des régions Françaises partagées entre la droite et la gauche avec un léger avantage à la droite en 2004. Le referendum sur T.C.E. largement adopté par une majorité de Français en 2005.
Ce n’est pas de la politique fiction, c’est les « résultats » des sondages pour les derniers rendez-vous électoraux de notre pays ces quinze dernières années...
Une constante, à chaque fois les sondeurs, ces « faiseurs d’opinions » se sont trompés et nous ont trompé, avec la complicité des médias qui relaient comme une vérité première, une évidence incontestable les résultats de ces sondages.
Un dernier pour la route : Ségolène Royal candidate du P.S. et vainqueur du deuxième tour quel que soit son opposant en 2007...
A un an des présidentielles, il y a fort à parier que les résultats des urnes (que ce soient des militants du P.S. ou des Français) seront forcément très différents que les projections « objectives » de nos sondeurs.
Pourquoi ces erreurs récurrentes ? Pourquoi ce manque de recul des médias ?

Lorsqu’un phénomène se produit et se reproduit sans cesse, on n’est plus dans l’erreur mais dans la manipulation, on n’est plus dans l’information mais dans la propagande, le marketing politique.

Et l’on touche là de très près à ce que nous dénonçons régulièrement sur ce site et qui est l’une de nos raisons d’être : la collusion entre l’oligarchie politique, l’oligarchie médiatique et l’oligarchie économique.

Les médias ont toujours leur candidat, leur résultat préféré et donc « naturel », celui-ci (celle là) étant souvent (toujours) comme par hasard le candidat ou le résultat espéré des « marchés », des patrons, des acteurs économiques, des décideurs comme on dit... Lesquels acteurs économiques sont souvent partie prenantes dans les entreprises de presses ou les entreprises de sondages. Quand ils ne sont pas à la fois, patron de journaux, patron d’institut de sondages et candidat à un mandat électif...

Décidemment la France est un pays qui va mal. La collusion est omniprésente. Les pratiques démocratiques en bernes. L’information sous contrôle. Les citoyens au mieux mal informés au pire soumis à une propagande de masse.

La question du changement de nos institutions est maintenant posée et de façon urgente. On ne peut plus laisser les sondeurs et leurs relais médiatiques façonner les esprits aux bénéfices des financiers.

Heureusement, le Peuple ne se laisse pas à ce point berner, influencer, endoctriner et garde une liberté de vote qui chaque fois (jusqu’alors) à réussit à contrecarrer la propagande...
Mais c’est un équilibre fragile.

La déferlante manipulatrice des esprits a atteint son apogée au moment de la campagne pour le T.C.E en mai dernier. Avalanche de « sondages » allant tous dans le même sens (celui du oui comme seule réponse évidente), méprisant les tenants du non, ringardisant ceux qui se posaient des questions sur le texte (une attitude pourtant normale en Démocratie avant de voter pour un texte : le lire, le comprendre, établir des projections et enfin se décider...). L’attitude des sondeurs et de leurs commanditaires et relais les medias fut odieuse : insultant les « petites gens » au faible niveau d’étude qui ne pouvaient donc rien entendre aux subtilités de la politique Européenne, stigmatisant ceux donc les professions ne sont pas rangées dans la catégorie des responsables ou des décideurs et jugés insuffisamment armée intellectuellement pour comprendre de quoi il retournait. Sans parler du corollaire de ce racisme sociale la phase d’éclairage des consciences, d’explications de textes, de « pédagogie » (terme en lui-même emblématique et révélateur de la façon dont on perçoit ces citoyens, majeurs et aptes à voter : des enfants...) dans toutes les émissions d’informations, de débats, tous les journaux... Et pourtant, ces « incapables majeurs » ont fait l’effort (car s’en était un réel) de lire le texte, de tenter de soulever derrière le sabir de ses rédacteurs de haut-vol les conséquences de leur vote. Ils ont fait l’effort et ils se sont fait une opinion. Pour eux c’était non. Mais jusqu’au dernier moment et encore après un vote pourtant sans appel, on leur explique, on nous explique que nous nous sommes trompé, que nous avons écarté le seul avenir possible, que nous n’avons rien compris... Pourtant, nos sondeurs s’ils avaient été dans une autre logique que celle de la propagande auraient du noter qu’un pourcentage non négligeable de gens (plus de 30%) déclaraient encore quelques jours avant le scrutin qu’ils ne s’étaient pas encore fait une opinion arrêtée de leur vote. Mais pour eux, tous les indécis se rallieraient forcement au oui le moment venu. Pourtant avec ce degré d’incertitude, l’alibi scientifique des sondeurs ne tient plus, nous étions bel et bien passés dans une logique de propagande.

Le prochain épisode de ce martellement « d’évidences » issues de cette cascade de sondages est pour bientôt. Dans quelques mois nous allons vivre la campagne des Présidentielles, dans un contexte politique qui n’a jamais été aussi ouvert et si peu prévisible depuis plus de quatre décennies dans notre pays. Et pourtant ça a déjà commencé. Sondages après sondages deux personnes apparaissent comme certaines d’être et candidat de leur parti et au deuxième tour : l’actuel Ministre de l’Intérieur et Président de l’UMP et la « patronne » (c’est elle qui se présente comme cela) de la Région Poitou-Charentes...

Un grand (un gros) absent : le représentant d’extrême droite présent au deuxième tour en 2002. Même si pour ne pas apparaître comme aveugle, les sondeurs, un an avant l’échéance, créditent sa candidature (pas encore acquise non plus du reste) de prés de 14 % d’intention de vote. De l’art de se couvrir et de parer à toutes éventualités... (NDR : Encore moins représentés que le petit facho d'extrême droite, il y a les partis d'extrême gauche qui pourtant ont déclenché un véritable bouleversement le 29 mai 2005 ! Je suis surpris que cet article ne les mentionne même pas, car contrairement à Le Pen, De Villiers et consorts, l'extrême gauche n'est même pas représentée ni même évoquée dans les médias ou les sondages ! L'extrême droite n'est absolument pas gênante pour le patronat puisqu'elle défend le capitalisme et est fondamentalement anti-révolutionnaire car gardienne du conservatisme et des valeurs chères au capitalisme : patrie, travail, famille (ou travail, famille, patrie, c'est plus évocateur), c'est à se demander si Jean Marc Surcin n'est pas d'extrême droite pour une telle omission, voire une telle négligence. Je trouve, moi, au contraire qu'on parle beaucoup de Sarkozy, de Royal, de De Villiers et de Le Pen dans les médias dominants. Par contre vous serez bien en peine de trouver quelque chose sur la LCR ou sur l'Union de Gauche Anti-Libérale. Cilou.
)
Les sondages ne sont pas assez précis pour être livrés comme une information fiable et scientifiquement étayée. Les journalistes devraient toujours les rendre publiques et les commenter avec un peu de distance et nous les citoyens se souvenir qu’ils sont avant tout un instrument de propagande.

(Source : http://www.info-impartiale.net/article.php3?id_article=358 )
Par Cilou - Publié dans : Médias
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Vendredi 25 août 2006 5 25 /08 /2006 04:49
Marie-George Buffet : Aux femmes et aux hommes qui agissent pour un rassemblement antiliberal de gauche et des candidatures communes
 
Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s camarades,


Lors de toutes les rencontres que j’ai faites dans les quartiers, les entreprises, comme députée, élue locale, nombreux sont les hommes et les femmes qui me disent : « cela ne peut plus durer, il faut battre la droite, rassemblez-vous à gauche ».

Beaucoup s’interrogent, sur les choix politiques qui devraient être mis en œuvre pour que leur vie change vraiment car ils n’ont pas oublié leur déception devant les renoncements de la gauche plurielle. Mais chacun le mesure, faute d’alternative claire à gauche, nombreux sont celles et ceux qui « sortiront les sortants » sans illusions.

Ces femmes ces hommes, se sont rassemblés le 29 mai 2005 contre les politiques libérales pour une autre Europe ; les jeunes se sont levés contre la précarité légalisée et ont fait reculer le gouvernement ; elles et ils se battent dans les quartiers contre les discriminations, elles et ils agissent pour les droits des femmes ; elles et ils sont dans l’action aujourd’hui contre les licenciements boursiers pour des salaires dignes, pour la défense des services publics, aux côtés des enfants et des familles menacés d’expulsion... mais elles et ils ne voient pas pour l’instant de véritable prolongement politique à leurs mobilisations, tant sur le projet politique que sur les contours du rassemblement apte à le porter dans les échéances électorales.

Certes, ce qui a commencé à se construire avec « l’appel pour un rassemblement anti-libéral de gauche et des candidatures communes », la création des collectifs locaux, leurs premières initiatives, est plein de potentiel. Mais nous ne sommes pas, en l’état, au niveau d’une dynamique populaire citoyenne qui porte dans le pays l’espoir d’une victoire.

Or, j’ai la conviction que si nous poursuivons avec nos concitoyennes et nos concitoyens l’élaboration d’un programme en rupture avec les politiques libérales, si notre rassemblement déjoue les pièges institutionnels, nous pourrons en finir avec le cycle décevant des alternances, nous pourrons battre la droite durablement et réussir à gauche en ouvrant une nouvelle période de progrès social et démocratique.

Quelle responsabilité collective, mais aussi quel formidable défi !

C’est en mesurant cela que j’ai à plusieurs reprises dit publiquement que j’étais disponible pour porter à l’élection présidentielle notre projet commun. Je n’ignore évidemment pas qu’il existe entre nous, sur cette question comme sur d’autres, des opinions différentes. Sur toutes, le débat, pour être réellement démocratique, pour ne pas échapper aux militants et aux militantes qui travaillent à cette union, doit se développer dans la transparence. Il m’a donc paru nécessaire de préciser aussi clairement que possible dans quel esprit j’ai formulé cette proposition, et la façon dont je vois sa mise en œuvre.

La question la plus importante, dont beaucoup dépend, est celle de l’objectif que nous devons nous donner.

Certains considèrent que 2007 ne changera pas fondamentalement la réalité à gauche et que notre objectif devrait se limiter à exprimer les exigences de changement pour préparer l’avenir. Ils en déduisent qu’évoquer l’hypothèse d’une victoire reviendrait en fait à préparer le terrain à des compromis avec le social-libéralisme.

J’estime, pour ma part, que notre objectif doit être de gagner.

C’est-à-dire de contribuer de toutes nos forces à un rassemblement populaire majoritaire capable de battre la droite et l’extrême droite et de construire une majorité, un gouvernement qui mettent en œuvre une politique audacieuse, clairement en rupture avec celles mises en œuvre précédemment.

Cet objectif d’une victoire de notre peuple ne peut être différé car chaque heure qui passe, avec cette droite au pouvoir, est une heure de trop contre les droits individuels et collectifs des hommes et des femmes, contre l’emploi, contre le rôle que notre pays pourrait jouer en Europe et dans le monde pour une autre mondialisation.

Cet objectif, si nous le portons avec confiance peut être source après 2005 d’une nouvelle mobilisation des hommes et des femmes de gauche. Elle peut modifier le scénario du bipartisme et du renoncement qu’on veut nous imposer. Se donner cet objectif nécessite bien évidemment de s’adresser à tous les hommes et les femmes de gauche sans exclusive, d’interpeller toutes les forces de gauche. Il ne s’agit pas de rester entre nous, mais de travailler jour après jour à convaincre d’autres de créer une dynamique populaire autour des exigences que nous défendons qui en feront les éléments clés d’une politique de gauche.

Respecter cet objectif, c’est également être clair sur le désistement à gauche au second tour pour battre la droite et réaffirmer que nous ne participerions pas à un gouvernement dominé par le social-libéralisme. Et c’est surtout agir, dès maintenant, pour créer les conditions que se pose la question d’une participation à une majorité, à un gouvernement qui permettrait aux propositions que nous défendons ensemble pour changer la vie d’avancer réellement.
  

Comment changer la vie ?

Beaucoup de nos concitoyennes et concitoyens doutent que cela soit possible dans un système capitaliste mondialisé, une Europe dominée par les politiques libérales.

La deuxième conséquence de l’objectif que nous devons nous donner est donc qu’il faut construire avec notre peuple un véritable projet de société ouvert sur l’avenir, appuyé sur un programme précis de gouvernement. Nous ne pouvons pas nous contenter de grandes intentions et de quelques « mesures phares ». Ces derniers mois, nous avons beaucoup travaillé ensemble.

La Charte antilibérale issue des collectifs du 29 mai est un acquis qui montre que nous pouvons nous rassembler sur des choix audacieux. Mais il nous faut aller au-delà. Nous devons proposer de gouverner la France. Nous devons donc dire quelles seront nos priorités en matière de sécurité d’emploi et de formation, de pouvoir d’achat, de protection sociale, d’éducation, de services publics, de souveraineté et de sécurité alimentaire, d’égalité entre les hommes et les femmes, d’autonomie des jeunes, de luttes contre les discriminations, des droits des migrants. Et nous devons, du même coup, préciser clairement par quels moyens la gauche pourra cette fois-ci réussir. Quelle réforme de la fiscalité elle mettra en œuvre pour permettre à l’Etat d’assurer les dépenses sociales nécessaires. Quelle politique énergétique elle conduira. Par quelles mesures elle s’attaquera aux intérêts des grandes puissances financières. Comment elle relancera une grande politique soucieuse de l’environnement.

Comment elle fera reculer la concentration des pouvoirs par une VIème République qui en finisse avec la monarchie présidentielle, qui donne des droits et pouvoirs nouveaux aux citoyens et citoyennes, le droit de vote et d’éligibilité aux résidents étrangers, qui développe en grand une démocratie réellement participative. De quelle manière elle agira en Europe pour modifier le rôle de la BCE, casser le pacte de stabilité. Comment elle agira dans les institutions internationales pour un développement durable et de nouvelles coopérations. Ce travail est à notre portée.

Enfin, au regard de l’objectif qui est le nôtre, il me paraît essentiel de construire notre rassemblement sur la durée. Il ne s’agit pas de faire un « coup », de se limiter à une campagne électorale, mais de nous mettre en situation, ensemble, de changer pour longtemps la donne à gauche.

Une telle ambition ne peut s’envisager que par la mise en mouvement durable de dizaines de milliers de militantes et militants dans tout le pays pour porter ce projet et cet espoir et pour, si demain notre objectif est atteint, ne jamais dessaisir notre peuple des choix politiques.
Là aussi, il doit être question de garanties. Garanties que chaque composante de notre rassemblement -militantes et militants communistes, socialistes, écologistes, républicains, d’extrême gauche, citoyennes et citoyens sans organisation politique- y voie reconnue pleinement sa place. Et garanties pour notre peuple : comment imaginer que des millions de femmes et d’hommes pourraient voter pour les candidates et les candidats que nous présenterions aux élections législatives si nous ne leur disons pas clairement ce que nous ferons ensuite, jusqu’à la façon nouvelle dont nous voulons faire de la politique.

Notre ambition sur les contenus et la pratique politique sera certainement traitée d’utopie par ceux qui, sous couvert de réalisme, nous enseignent la résignation.

Mais soyons lucides : c’est à ce niveau qu’il faut placer les réformes à mettre en œuvre si on veut par exemple reconstruire une école de la réussite, doter la recherche et la culture au niveau nécessaire ou encore sauver l’hôpital public. Tout projet en demi-teinte, toute confiscation du pouvoir, seraient sources de nouvelles déceptions.

C’est sur ces objectifs que je suis engagée. Cela suppose à mes yeux de ne pas dissocier l’élection présidentielle, dont nous connaissons les effets néfastes pour notre démocratie, des législatives qui la suivront de peu. Notre candidature à l’élection présidentielle devra différer radicalement de toutes les autres, en affirmant qu’elle est présentée non pas pour aller à l’Elysée et décider à partir de là avec les meilleures intentions du monde, mais pour en finir avec la fonction présidentielle telle qu’elle existe. C’est par les élections législatives et l’élection d’une majorité, que sera décidée la politique à mener. Le Parti communiste est décidé, de ce point de vue, à contribuer, par un travail étroit avec les collectifs locaux, à ce que les candidatures et les futurs élus, élues, soient à l’image des hommes et des femmes qui, aujourd’hui, résistent et se rassemblent, c’est à dire parité et mixité.

Je n’ignore pas que des questions se posent sur le fait de désigner une candidature commune qui soit issue d’un des partis constituant le rassemblement.
  
Est-ce que cela ne reviendra pas à se rassembler autour de ce parti ? Je comprends d’autant plus ces craintes que telle est la conception des autres candidatures, à droite ou à gauche. Notre rassemblement, à vrai dire, ne saurait exister s’il devait ainsi se faire autour de quiconque, parti ou personnalité, et que celle-ci soit ou non adhérent d’un parti. Je propose donc de constituer aussitôt que possible un collectif de porte-parole qui aura la charge d’exprimer dans l’espace public notre volonté de rassemblement autour d’un projet politique commun. Je suis prête à en être, à égalité avec d’autres, et à me consacrer exclusivement à cette tâche collective.

Cette objection provient aussi de l’idée, pour certains, qu’aujourd’hui, les partis politiques seraient devenus un frein, voire devraient être dépassés. Je pense très sincèrement le contraire et j’appelle chacune et chacun à y réfléchir posément. Les partis doivent changer pour répondre aux conditions d’aujourd’hui, notamment à la soif de participer qui grandit dans notre peuple. Le Parti communiste, qui s’est beaucoup transformé en quelques années, s’y emploie pour sa part
  
Mais les partis démocratiques ne sont-ils pas un atout essentiel pour que des femmes et des hommes sans pouvoirs ni richesses puissent intervenir dans la vie politique ?
  
L’engagement volontaire au sein d’un collectif militant qu’est un parti politique a-t-il moins de portée citoyenne qu’un autre choix ?
  
Pour ne prendre que le seul Parti communiste, aurait-on eu le même résultat le 29 mai si ses 140 000 militantes et militants à l’image du monde du travail, ses 10 000 élus et élues dans toute la France n’avaient pas mis au service du combat commun leur énergie, leur expérience, leur rayonnement, les moyens de l’organisation qu’ils font vivre, s’ils n’avaient pas fait estrades communes sans aucune exclusive et partagé leur temps de parole ?

Si nous voulons réussir, les citoyennes et les citoyens doivent prendre la parole et s’engager.
Cela implique qu’ils puissent être parties prenantes à égalité de tous les débats, de toutes les décisions. Il serait absurde, dans cet objectif, d’opposer cette mobilisation citoyenne indispensable à la nécessité pour cela de l’existence de forces politiques. Je crois au contraire que la présence d’organisations politiques dans notre rassemblement, loin d’être un handicap, loin de susciter une concurrence nuisible, est un atout irremplaçable sur lequel nous devons nous appuyer.

Toutes les questions que je viens d’évoquer nécessitent un débat politique exigeant. Cela signifie à mes yeux qu’il doit être public et dépasser les cercles militants pour devenir réellement populaire. C’est la condition d’une véritable dynamique politique. C’est aussi la seule façon de dépasser nos opinions ou positions respectives pour trouver ensemble les réponses qui permettront notre rassemblement.

Le temps presse...

Tout, oui nous devons mettre tout en œuvre pour qu’en 2007 la droite soit battue, l’extrême droite laminée parce qu’à gauche une majorité de femmes est d’hommes auront cette fois-ci la conviction qu’ils, qu’elles peuvent mettre en œuvre une autre politique et enfin changer leur vie.

Toute mon amitié,

Marie-George Buffet

Paris, le 10 juillet 2006
source : PCF


(Source : http://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=1117&titre=Marie-George-Buffet-Aux-femmes-et )
Par Cilou - Publié dans : Elections
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Vendredi 25 août 2006 5 25 /08 /2006 04:43
Le sponsoring commercial induit la censure !

Confirmation à Esperanzah 2006
Le festival Esperanzah, qui en est à sa cinquième édition, connaît un succès croissant, grâce à sa programmation, à son cadre original et... à ses choix politiques et idéologiques.
Il n’est pas fréquent qu’un festival se paie le luxe de refuser dans son enceinte la présence du plus puissant limonadier de la planète ! Ce genre de résolution éveille une sympathie grandissante.
Comme on peut difficilement faire soudain table rase de tout support financier, les organisateurs ont accepté cette année le sponsoring de la Loterie Nationale, qui avait elle-même fait le premier pas vers eux.
Détail important, cette dernière est récemment devenue une société anonyme de droit public, ce qui signifie qu’elle a " davantage de possibilités de se développer comme toute entreprise professionnelle " (1) Et comme n’importe quelle grande entreprise, elle contribue dorénavant au matraquage publicitaire dans l’espace public (2), estimant peut-être qu’exister depuis 72 ans ne suffit pas/plus à assurer sa pérennité.
En accord avec les organisateurs du festival, qui promeuvent la liberté d’expression, l’association Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP) a placé sur le site, le vendredi 4 août, deux affiches de contestation, avec slogan et logo détournés (voir les photos).
 
La logique n’était pas de s’attaquer à l’institution Loterie Nationale, mais bien, dans le cadre du combat antipublicitaire et du thème " Pauvreté " du festival, de souligner le rôle détestable de la pub dans l’idéologie dominante antisolidaire. Les campagnes " Scandaleusement riche " et " Cette fois, c’est moi " étaient les cibles tout indiquées.

La nature de sponsor du festival allait, incidemment, permettre à RAP de démontrer un autre point essentiel du combat :
il n’y a pas de liberté d’expression quand il y a pub ou sponsoring.
En effet, le responsable du sponsoring de la Loterie Nationale a estimé " inacceptable " leur présence et a fait pression sur les organisateurs pour leur enlèvement immédiat, les menaçant de promptement " quitter le festival " (...) en cas de refus.

Une menace, à peine voilée, de procès pour détournement de logo a ensuite été proférée à l’égard de RAP.
Les organisateurs arguant du principe de la liberté d’expression, le responsable de la Loterie Nationale leur a signifié, avec ses propres termes, que cette liberté-là était le cadet de ses soucis. RAP a alors suggéré de retirer les affiches pour ne pas envenimer la situation, et en estimant de toute manière avoir atteint son but : C.Q.F.D. !

Cette affaire montre, s’il fallait encore le prouver, que les annonceurs ne tolèrent pas la moindre contestation publique de leur présence, de leur image ou de leurs messages, d’où qu’elle vienne.
Ils communiquent à sens unique. Ils respectent la liberté d’expression, tant qu’ils ne sont pas eux-mêmes mis en cause.
Dans ce cas, ils n’hésitent pas à exiger la censure en ayant recours au chantage et à la menace.

Aucun sponsoring n’est innocent, pas même celui de notre prestigieuse S.A. nationale qui - la fin justifie les moyens - utilise les pires armes du marketing agressif mais se paie une bonne conscience en rétrocédant une manne financière à des projets culturels et de développement des pays pauvres.
Ainsi, elle croit rejoindre, à sa manière, le thème de l’édition 2006 du festival Esperanzah "La pauvreté, c’est nos oignons !"... tout en claironnant sur ses affiches "Devenez scandaleusement riche" !

Notes :
   (1) cf loterie-nationale.be
   (2) avec seulement deux garde-fous : le contenu de ses publicités ne doit pas provoquer de dépendance au jeu (sic) ni mettre en scène des mineurs d’âge.
Contacts :
   Téléphone : Bernard Legros au 02.476.04.73 ou 0498.43.53.03
   Courrier électronique : rap@antipub.be
   Site internet : www.antipub.be
source :
   Radio Air Libre

(Source : http://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=1088&titre=Le-sponsoring-commercial-induit-la )
Par Cilou - Publié dans : DOSSIER PUBLICITE
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Vendredi 25 août 2006 5 25 /08 /2006 04:40
Fabriquez vous-mêmes votre bombe au TATP Par Thomas C. Greene

Publié le 24 août 2006  par torpedo sur Torpedo.net

Le complot terroriste déjoué le 10 août 2006 par le gouvernement Blair n’a guère de crédibilité. Non sans humour, le romancier Tom Greene imagine les difficultés d’un jihadiste pour embarquer discrètement son matériel à bord d’un avion de ligne et s’isoler trois heures dans les toilettes pour fabriquer son explosif.

Depuis Washington DC (États-Unis)

Fabriquer une quantité suffisante de TATP pour faire exploser un avion en vol n’est pas aussi simple que cela a été présenté par la presse dominante lorsque les autorités britanniques ont révélé le prétendu « complot du 10 août ». Il ne suffit pas de s’éclipser aux toilettes et de mélanger deux liquides inoffensifs.
Pour commencer, vous devez vous procurer une quantité suffisante de peroxyde d’hydrogène et ayant la bonne concentration. Ce n’est pas un produit facile à se procurer à l’état pur. Bien sûr, vous pouvez en acheter dans les drogueries sous forme de décolorant pour cheveux. Mais ces solutions contiennent 97 % d’eau. Vous allez donc devoir faire bouillir le liquide pour extraire l’eau et concentrer le peroxyde. Vous risquez par la même occasion de mettre le feu à votre laboratoire improvisé et de tout perdre avant même qu’un seul « suppôt du Grand Satan » n’ait péri.

Mais bon, mettons que vous avez trouvé un moyen de vous procurer du peroxyde d’hydrogène dans la concentration adéquate ou que vous avez pu en fabriquer en faisant bouillir du décolorant sans que votre cuisine ait explosé. Très bien. Il vous reste à vous procurer de l’acétone et de l’acide sulfurique. Ces ingrédients sont nettement plus faciles à acheter dans le commerce.
Passons aux choses sérieuses.

Prenez votre peroxyde d’hydrogène concentré, votre acétone et votre acide sulfurique, dosez soigneusement chaque liquide et versez le dans des bouteilles de soda afin de les passer discrètement par la douane et de les introduire à bord de l’avion. Vous pouvez gagner de la place en mélangeant dans une même bouteille le peroxyde d’hydrogène et l’acétone - mais dans ce cas il est impératif de garder le liquide au frais. Vous allez donc devoir transporter, dans vos bagages à main, (outre votre exemplaire du Coran dédicacé par Oussama Ben Laden en personne), plusieurs packs de glace (à transporter dans une glacière ou un emballage isotherme en polystyrène), ainsi qu’un thermomètre, une grande éprouvette à bec, une baguette mélangeur en verre et une pipette en verre, jaugée. Vous allez en avoir besoin.

Je vous conseille vivement de prendre un billet de première classe et de commander du champagne dès votre arrivée à bord. Si vous voyagez avec une compagnie aérienne correcte, ils devraient vous fournir votre bouteille dans un seau à glace. Le seau et la glace vous seront utile - en plus des packs de froid et de l’emballage isotherme - pour maintenir votre mélange à une température suffisamment basse pour qu’il ne prenne pas feu dans les toilettes de l’avion avant d’avoir atteint la concentration suffisante pour devenir de l’explosif.
Une fois que l’avion a décollé et est en route vers les États-Unis, ne perdez pas de temps, il vous faut plusieurs heures pour fabriquer l’explosif.
Transportez discrètement tout votre attirail dans les toilettes. Vous devrez probablement faire plusieurs voyages pour ne pas attirer l’attention du personnel de bord. Une fois que vous avez tout rassemblé, enfermez-vous dans les toilettes, placez l’éprouvette graduée dans le bain de refroidissement (le seau à glace du champagne) et versez-y doucement le mélange acétone-peroxyde d’hydrogène contenu dans la première bouteille. Placez le thermomètre dans l’éprouvette et, à l’aide de la pipette, commencez à y ajouter, goutte à goutte, l’acide sulfurique contenu dans la deuxième bouteille. Prévoyez un masque respiratoire et des lunettes de piscine car les vapeurs dégagées sont corrosives et vous avez besoin de votre autre main pour touiller en permanence votre mélange.

Ne laissez pas votre vue se brouiller car vous devez garder un oeil constant sur le thermomètre. Au fur et à mesure que vous ajoutez l’acide, la mixture va s’échauffer et si elle devient trop chaude, vous vous retrouverez avec un explosif de faible puissance. Au pire, si elle devient vraiment trop chaude, elle risque de prendre feu ou d’exploser prématurément et de vous tuer, vous, en faisant juste un peu de dégâts dans les toilettes de l’avion, c’est tout. Ce n’était pas le but de l’opération et vous risquez de vous voir priver de vos 70 vierges quand vous arriverez au paradis des martyrs.

Après quelques heures de touillage et d’ajout d’acide goutte à goutte, vous obtenez une quantité de TATP suffisante pour mener à bien votre projet - à condition bien sûr que les vapeurs acides dans cet espace confiné ne vous aient pas suffoqué, qu’elles n’aient pas attiré l’attention des autres passagers ou du personnel de bord et qu’aucun passager ne soit venu tambouriner contre la porte des WC... Si rien de tout cela ne s’est produit, c’est un vrai miracle (preuve que vous êtes vraiment un combattant de Dieu) et il ne vous reste plus qu’à laisser sécher votre mélange pendant environ deux heures et demie. Ensuite il n’y a plus qu’à le détonner, ce qui est relativement simple à faire à l’aide d’un petit appareil électrique quelconque.

Comme vous pouvez le constater, fabriquer du TATP à bord d’un avion est à la portée du premier jihadiste venu. Il faut simplement s’assurer qu’on en fabrique en quantité suffisante pour provoquer la destruction de l’avion et qu’on a pris les précautions nécessaires pour obtenir une qualité suffisante et éviter une combustion prématurée.

On ne peut pas faire l’impasse sur la qualité quand on veut commettre « un meurtre de masse à une échelle inimaginable » comme l’affirme Paul Stephenson, chef-adjoint de la police britannique. Car même si vous pouvez toujours obtenir un cocktail explosif en mélangeant au jugé les ingrédients, il y a peu de chances pour qu’il fasse suffisamment de dégâts pour détruire l’avion. Au mieux, vous casserez quelques hublots et vous tuerez quelques croisés infidèles - victimes des débris volants quand la cabine sera subitement dépressurisée. Mais c’est à peu près tout ce que vous arriverez à obtenir, même dans les meilleures conditions possibles.
  
Thomas C. Greene
Romancier états-unien.
Texte adapté avec autorisation de l’auteur à partir d’un article publié dans The Register.

Source : Réseau Voltaire Le 21 août 2006

Source : http://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=1130&titre=Fabriquez-vous-memes-votre-bombe
Par Cilou - Publié dans : Etat policier
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Mercredi 23 août 2006 3 23 /08 /2006 17:01
mardi 22 aout 2006, 16h27
Pas de nouvelle coalition palestinienne sans changement du Hamas

JERUSALEM (Reuters) - Le président palestinien Mahmoud Abbas ne formera pas de nouveau gouvernement de coalition tant que l'actuel gouvernement dominé par le Hamas n'accepte pas clairement un programme politique reconnaissant Israël, déclare Azzam al Ahmad, chef du groupe parlementaire du Fatah, le parti de Abbas.

Abbas et le Hamas sont convenus la semaine dernière de relancer les négociations sur un gouvernement d'union dans l'espoir d'un assouplissement de l'embargo sur l'aide imposé par l'Occident pour tenter d'inciter le Hamas à renoncer à la violence et à reconnaître le droit d'Israël à l'existence.

"Le président Abbas ne discutera pas de la formation d'un gouvernement d'union sans être parvenu à un accord politique avec le Hamas", a dit al Ahmad, ajoutant qu'un tel accord devrait être basé sur l'acceptation claire et directe des initiatives de paix arabes et des accords de paix israélo-palestiniens.

Certains membres du Fatah ainsi que les Etats-Unis et Israël ont fait pression pour que Abbas limoge le gouvernement contrôlé par le Hamas et forme un nouveau cabinet de technocrates.

Les pays occidentaux ne semblent pas prêts à lever leur

embargo tant que le Hamas n'assouplit pas sa position envers Israël

Un responsable du Hamas à Gaza a dit que ce n'était pas à l'ordre du jour.

"Le Fatah ne réussira jamais à nous entraîner à reconnaître Israël (...) Nous voulons poursuivre la résistance, c'est notre seule option", a-t-il dit.

Israël a arrêté des dizaines de députés et de responsables du Hamas depuis le début, il y a près de deux mois, de son offensive dans la bande de Gaza, après l'enlèvement d'un de ses soldats par des activistes originaires de ce territoire.

Le Premier ministre Ismaïl Haniyeh a adressé la semaine dernière à Abbas une lettre disant que le Hamas veut diriger tout nouveau gouvernement de coalition et conserver les principaux postes. Des responsables du Fatah ont rejeté ces revendications.

Des responsables du Fatah ont indiqué qu'Abbas exposerait aux dirigeants du mouvement, lors d'une réunion mercredi en Jordanie, comment il compte convaincre le Hamas d'accepter son programme politique.

Un haut responsable du Fatah, Nabil Amr, a dit que si le Hamas refuse, une option pour Abbas sera de dissoudre le gouvernement et de nommer un cabinet de technocrates chargé de préparer des élections présidentielle et législatives anticipées.


(Source : http://fr.news.yahoo.com/22082006/290/pas-de-nouvelle-coalition-palestinienne-sans-changement-du-hamas.html )


Par Cilou - Publié dans : Palestine
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Mercredi 23 août 2006 3 23 /08 /2006 16:55
mercredi 23 aout 2006, 14h58

Recrudescence des agressions racistes et homophobes dans certains des "nouveaux" pays membres de l'UE

RIGA (AP) - Pers Bogomazovs et son ami ne se sont pas méfiés lorsque deux hommes les ont abordés le mois dernier dans une rue de Riga, la capitale lettone, pour leur demander des cigarettes.

"Ils étaient OK au début et ils nous parlaient, mais ils ont compris qu'on était un couple et ils ont commencé à hurler", dit ce coiffeur âgé de 31 ans. "Ils m'ont frappé à la tête mais on a sauté dans un taxi qui nous a sortis de là, et heureusement nous n'avons pas été gravement blessés."

Son témoignage n'est pas isolé. Selon les mouvements de défense des droits de l'Homme, les agressions contre les homosexuels et les minorités ethniques sont en hausse dans plusieurs des anciens pays communistes qui ont rejoint l'Union européenne en 2004, comme la Pologne, la Slovaquie, la Lettonie, la Lituanie et l'Estonie.

"Je ne pense pas que tout le monde ait mesuré ce qu'adhérer à l'Union européenne signifierait", note Ilze Brands-Kehris, directrice du Centre pour les droits de l'Homme et les études ethniques, une organisation non gouvernementale lettone.

Pour adhérer à l'UE, les Parlements de ces pays ont dû ratifier des lois reflétant les valeurs européennes de tolérance et de respect des droits de l'homme. Mais dans les faits, les mentalités n'évoluent que lentement. "L'Union européenne était tellement impatiente de s'élargir qu'elle n'a peut-être suffisamment non plus mesuré la situation", poursuit Mme Brands-Kehris.

Linda Freimane, une des fondatrices de Mozaika, premier mouvement letton de défense des droits des homosexuels, se dit frappée par le déversement de haine à leur encontre. Le mois dernier, les autorités de Riga ont interdit la tenue d'une gay pride dans les rues de la ville, affirmant ne pas pouvoir assurer la sécurité des participants.

Des militants homosexuels rassemblés pour une plus petite manifestation ont été violemment pris à partie et ont été la cible d'insultes, jets d'oeufs et d'excréments. La police n'est pas intervenue. Le portail Internet Delfi, qui a rendu compte de l'événement, a reçu plus de 1.600 commentaires, pour la plupart homophobes. Nombre de ces internautes exprimaient également leur colère contre l'UE et les pays occidentaux, accusés de tenter d'imposer au pays des valeurs "non-lettones".

Les déclarations racistes et/ou homophobes reviennent fréquemment dans les discours de certains hommes politiques, sans guère attirer l'attention, déplorent des organisations comme Amnesty International ou Human Rights Watch.

Kazys Bobelis, qui a siégé trois fois au Parlement lituanien, a ainsi affirmé que tolérer l'homosexualité revenait à tolérer la bestialité. L'actuel président polonais Lech Kaczynsky et ancien maire de Varsovie avait jugé qu'il "serait dangereux pour notre civilisation de mettre les droits des homosexuels sur un pied d'égalité".

Hans Glaubitz, ambassadeur des Pays-Bas en Estonie, a lui demandé cet été sa mutation, expliquant que son ami, noir, était fréquemment harcelé et menacé dans les rues de la capitale Tallinn. La société estonienne, dit-il, "est loin d'être prête" à accepter de voir "deux hommes ensemble, surtout si l'un d'eux est noir".

Les agressions à caractère raciste se sont également multipliées à Riga au cours des deux dernières années, en plein jour et sans réaction des passants dans la plupart des cas. "Fondamentalement, les gens ici se méfient de ce qui n'est pas comme eux", dit George Steele, un Noir américain qui vit à Riga depuis 12 ans.

L'antisémitisme reste par ailleurs un problème récurrent, notamment en Pologne où le grand rabbin du pays, Michael Schudrich, a été agressé en mai dernier à Varsovie par un homme lié selon la police à un groupe néo-nazi.

Les organisations de défense des droits de l'Homme constatent toutefois des progrès, citant la décision des députés tchèques d'autoriser les mariages de même sexe, ou la condamnation pour la première fois par un tribunal letton de trois hommes accusés d'agression raciste. AP

( Source : http://fr.news.yahoo.com/23082006/5/recrudescence-des-agressions-racistes-et-homophobes-dans-certains-des-nouveaux.html )
Par Cilou - Publié dans : Discriminations
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Mercredi 23 août 2006 3 23 /08 /2006 16:47
mercredi 23 aout 2006, 15h20
Le Fatah prêt à former un gouvernment d'union avec le Hamas

AMMAN (Reuters) - D'anciens chefs du Fatah, le mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas, ont déclaré vouloir constituer un gouvernement d'unité nationale avec le Hamas pour désamorcer les tensions internes et diminuer l'isolement du pays sur la scène internationale.

Les 17 membres du Comité central, l'organe gouvernemental du mouvement, se sont réunis pendant deux jours à Amman, la capitale jordanienne, sous l'égide de Mahmoud Abbas.

Après la défaite du Fatah aux élections de janvier qui avait déclenché une bataille pour le pouvoir, de nombreux membres du mouvement pensent aujourd'hui qu'un rapprochement avec le Hamas est une priorité.

"Avec la période difficile traversée par notre peuple, nous cherchons un moyen d'en sortir et, pour le Fatah et d'autres factions, ce moyen pourrait être un gouvernement d'unité nationale faisant face aux défis à venir", a déclaré l'ancien chef du Fatah, Salim Zanoun, qui dirige le Conseil national palestinien, l'institution exécutive la plus puissante de l'OLP.

Abbas et le Hamas sont convenus la semaine dernière de reprendre les négociations dans ce sens, dans l'espoir d'assouplir l'embargo sur l'aide internationale imposé par les puissances occidentales.

Un proche collaborateur de Abbas a déclaré mardi que ce dernier n'accepterait pas de former une coalition tant que le gouvernement dirigé par le Hamas refuserait de reconnaître Israël. Mais Abbas Zaki, un chef du Fatah, a rétorqué qu'il ne s'agissait pas d'une condition préliminaire à un rapprochement.

"Nous disons que le Hamas peut conserver son idéologie mais qu'il doit permettre à un gouvernement (d'unité nationale) de respecter ses obligations internationales", a-t-il expliqué.

(Source : http://fr.news.yahoo.com/23082006/290/le-fatah-pret-a-former-un-gouvernment-d-union-avec.html )

"Un proche collaborateur de Abbas a déclaré mardi que ce dernier n'accepterait pas de former une coalition tant que le gouvernement dirigé par le Hamas refuserait de reconnaître Israël. Mais Abbas Zaki, un chef du Fatah, a rétorqué qu'il ne s'agissait pas d'une condition préliminaire à un rapprochement."

UN JOUR ! UN JOUR ! Les bonnes intentions n'ont pas la vie longue en Palestine !

Cilou.
Par Cilou - Publié dans : Palestine
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Mercredi 23 août 2006 3 23 /08 /2006 16:43
mercredi 23 aout 2006, 16h29
Israël met en garde les Européens qui hésitent à s'engager au Liban
Par Indalecio ALVAREZ

PARIS (AFP) - La chef de la diplomatie israélienne Tzipi Livni a appelé mercredi les Européens à surmonter leurs hésitations pour s'engager très rapidement au Liban, mettant en garde contre une situation "explosive".
S'exprimant à Paris au début d'un déplacement qu'elle doit poursuivre jeudi à Rome, Mme Livni a prévenu que "le temps oeuvre contre ceux qui veulent voir cette résolution (1701 mettant un terme aux hostilités) appliquée".

Paris et Rome sont les deux pays susceptibles de diriger la future force de l'Onu élargie au Liban, qui pourrait compter jusqu'à 15.000 hommes, mais dont la mise sur pied s'avère laborieuse, alors que la trève reste fragile sur le terrain.
Le ministre des Affaires étrangères a rappelé que "l'armée israélienne était encore en territoire libanais" et que "l'embargo (sur les armes fournies au Hezbollah) n'était pas encore total", en soulignant que la situation était "la plus sensible et la plus explosive qui soit".

"C'est pourquoi il faut une action extrêmement rapide de la communauté internationale", a-t-elle dit, ajoutant : "Plus le Hezbollah pourra interpréter l'action internationale comme étant hésitante, plus les choses deviendront difficiles".

Mme Livni, qui s'exprimait en hébreu, a d'ailleurs prévenu que "pendant cette période de temps et selon la résolution, Israël peut agir et se défendre en cas d'agression et aussi combattre le réarmement du Hezbollah".

Israël a mené samedi un raid héliporté contre un bastion du parti chiite près de la ville de Baalbeck (est), dans lequel un lieutenant-colonel israélien a été tué.

Selon l'armée israélienne, cette opération, condamnée par l'Onu, visait à "empêcher des livraisons d'armes au Hezbollah".

De son côté, son homologue français Philippe Douste-Blazy a estimé "capital que les troupes arrivant en renfort de la Finul (Force intérimaire de l'Onu au Liban), dont le mandat doit être clairement défini, puissent être déployées dès que possible et en nombre suffisant sur le terrain".

M. Douste-Blazy a fait valoir que ce mouvement avait "déjà commencé, notamment avec l'arrivée d'une contribution française" et que les contributeurs potentiels européens doivent se réunir vendredi à Bruxelles au niveau des ministres des Affaires étrangères, en présence du secrétaire général de l'Onu Kofi Annan, pour clarifier leurs contributions.

La résolution 1701 prévoit le déploiement d'une Finul renforcée, mais les contributeurs potentiels tardent à s'engager en raison notamment des risques que pourraient encourir leurs soldats.

La France n'a dépêché en urgence que 200 hommes supplémentaires, ce qui lui a valu des critiques, et a conduit Israël à demander à l'Italie de prendre le commandement de la future Finul élargie.

Mme Livni a estimé que la résolution 1701 déterminait "de façon claire le rôle de tout en chacun et la façon dont les choses doivent se réaliser concrètement".

La ministre a appelé à saisir une "fenêtre d'opportunité". Elle a relevé que "pour la première fois depuis des dizaines d'années le gouvernement libanais avait décidé de déployer son armée au Liban sud" et que "pour la première fois on avait mis en place un embargo sur les armes fournies au Hezbollah".

Elle a rappelé que "le prix extrêmement lourd payé par Israël et aussi malheureusement par la population libanaise" pour la non application de la résolution précédente de l'Onu : la 1559 appelant au désarmement des milices libanaises, c'est-à-dire du Hezbollah.

Interrogée sur un rapport d'Amnesty International publié mercredi accusant Tsahal d'avoir "délibérément" visé des installations civiles, Mme Livni a expliqué que son pays avait attaqué "les infrastructures qui étaient utilisées et servaient au Hezbollah".

Mme Livni devait rencontrer dans la soirée le Premier ministre Dominique de Villepin, après s'être entretenue le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.

(Source : http://fr.news.yahoo.com/23082006/202/israel-met-en-garde-les-europeens-qui-hesitent-s-engager.html )
Par Cilou - Publié dans : DOSSIER ISRAËL/HEZBOLLAH
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Mercredi 23 août 2006 3 23 /08 /2006 16:38
mercredi 23 aout 2006, 10h09
La corruption, fléau qui creuse les inégalités face à l'accès à l'eau
Par Sophie MONGALVY

STOCKHOLM (AFP) - La corruption dans le secteur de l'eau est un fléau largement ignoré qui affecte la gestion et la distribution de la ressource au détriment, avant tout, des personnes pauvres, ont dénoncé mardi des experts lors de la Semaine mondiale de l'eau de Stockholm.
"Nous savons que la corruption dans le secteur de l'eau est un énorme problème (...). Jusqu'à présent, il a été complètement ignoré, très peu de choses ont été faites", a affirmé à l'AFP Haakon Tropp, de l'Institut international de l'eau de Stockholm (SIWI), en marge d'un séminaire sur la corruption dans le secteur de l'eau.

"Clairement, les personnes affectées le plus durement sont encore les personnes pauvres, dépourvues de pouvoir politique, de pouvoir économique. Elles sont sans voix (...) ce qui rend plus difficile pour elles d'exprimer leurs inquiétudes face au manque d'accès à l'eau", a-t-il expliqué.

Selon des estimations de la Banque mondiale, la corruption réduit de 20 à 40% l'efficience dans le secteur de l'eau, et favorise largement la pollution et la surexploitation de l'eau dans les nappes et en surface.

"Nous ne disposons pas des chiffres exacts pour établir combien (d'argent) s'échappe des budgets en raison de la corruption, mais nous savons qu'il s'agit de montants substantiels", a affirmé M. Tropp.

Selon lui, certaines régions du monde comme l'Afrique sub-saharienne et des parties d'Asie sont plus affectées par le fléau que d'autres "mais la corruption en tant que telle est un phénomène mondial", souligne-t-il.

Le manque de bonne-gouvernance et de mécanismes de contrôle de l'utilisation des ressources sont parmi les premières causes de la corruption, estime-t-il.

"S'assurer que nous séparons la distribution et les services (liés à l'eau) des politiques", est essentiel, a estimé le ministre kényan de l'Eau et de l'Irrigation, Mutua Katuku, lors d'une intervention au cours du séminaire.

"Pour faire face aux problèmes de corruption, nous avons besoin de systèmes très solides, de réseaux très solides", a-t-il estimé.

Le séminaire a été l'occasion du lancement d'un réseau international visant à protéger l'intégrité dans le secteur de l'eau, intitulé WIN (Water Integrity Network), à l'initiative notamment de Transparency international et de SIWI.

"La mise sur pied de WIN est une réussite", s'est réjoui le ministre kényan.

"Le réseau va fonctionner comme un moyen de partager l'expérience, de partager les informations", en rassemblant des membres issus de la société civile, des secteurs public et privé, ou encore de médias, afin de mettre à l'ordre du jour la question de la corruption, et offrir un soutien aux personnes luttant contre, selon M. Tropp.

"Etre impliqué dans les questions de lutte contre la corruption peut être très violent", rappelle-t-il, en référence à l'intervention d'une représentant philippin lors du séminaire, qui a raconté la mort de deux personnes ayant mis le doigt sur une affaire de corruption.

La Semaine mondiale de l'eau qui a été inaugurée lundi fermera ses portes le 26 août.

Des centaines d'experts venus de 140 pays y abordent, au cours de séminaires et de tables rondes, les questions de la gestion de l'eau, de l'égalité entre les sexes face à la distribution de la ressource, de la croissance démographique, des changements climatiques, de l'agriculture, de la pollution ou encore de l'environnement.

(Source : http://fr.news.yahoo.com/23082006/202/la-corruption-fleau-qui-creuse-les-inegalites-face-l-acces.html )
Par Cilou - Publié dans : DOSSIER PLANETE
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