17/06/06 le gouvernement veut censurer les blogs !

Publié le par Cilou

Le gouvernement dévoile un projet de censure des blogs ?

par Guillaume Champeau

Nous l’avions déjà dénoncé avec force. Renaud Donnedieu de Vabres y revient, et a précisé, le 10 avril sur I>Télé, les contours de son projet de contrôle de l’information sur Internet. Ou comment les blogs pourraient être la prochaine cible de RDDV...
Il faut au moins reconnaître un mérite à Renaud Donnedieu de Vabres, celui du courage. Après le DADVSI, le ministre de la Culture n’hésite pas à annoncer d’ores et déjà son prochain projet de lutte sur Internet, qui vise cette fois quelque 3 millions de blogueurs français. C’est lors d’une interview à Libération que RDDV a allumé cette nouvelle mèche. Le projet de loi DADVSI, disait-il, "n’est que le premier d’une longue série d’adaptations de notre droit à l’ère numérique et je compte bien, par exemple, m’attaquer un jour au problème de la presse et de l’Internet". "C’est un autre sujet capital parce qu’il n’y aura pas d’informations de qualité sur l’Internet sans de vraies signatures, de vrais acteurs dont c’est le métier. L’Internet est une grande chance, mais je ne veux pas l’idéaliser et sans un cadre clair, beaucoup de ces chances pourraient être gâchées", ajoutait-il. Nous analysions alors ces déclarations par une analogie du journalisme citoyen au P2P, avant d’éclairer les propos du ministre par la prémonition du journaliste Dan Gillmor, pour qui la lutte contre le Peer-to-Peer serait potentiellement un cheval de Troie pour contrôler plus largement la diffusion de l’information.
Renaud Donnedieu de Vabres était toutefois resté assez flou sur la manière d’assurer à Internet la "qualité des signatures" qu’il appelle de ses voeux. Or il y a deux manières de censurer Internet. La manière franche, à la chinoise, est de cacher le contenu que l’on désire mettre à l’écart, d’en prévenir l’accès pour que personne ne puisse le découvrir. Puis il y a la manière sournoise, "démocratique", qui vise à valoriser au maximum le contenu que l’on préfère mettre en avant, pour mieux décrédibiliser le contenu que l’on ne contrôle pas.

C’est cette seconde méthode que semble avoir choisie le ministre de la Culture. Invité le lundi 10 avril dans l’émission I>Médias de la chaîne I>Télé, RDDV a légèrement précisé son projet. "Dans le domaine de l’information, c’est la même chose", commence le ministre, qui confirme ainsi l’analogie journalisme citoyen/P2P. "Vous savez très bien que aujourd’hui sur Internet circulent beaucoup de choses, parfois le pire comme le meilleur, ce qui veut dire que paradoxalement redevient essentielle la certification, c’est-à-dire la signature par un journaliste parce que ça garantit l’authenticité. Donc je crois, si vous voulez, qu’Internet est une grande chance, mais ça suppose aussi qu’il y ait des règles du jeu et des principes de déontologie", affirme-t-il.

Ainsi RDDV souhaite mettre en place une sorte de label de qualité qui ne sera décerné qu’à des journalistes qualifiés, probablement titulaires de la carte de presse. L’ensemble des blogueurs, qui forme "le journalisme citoyen" avec plus de 3 millions de blogs en France, seront laissés à l’écart, car non certifiés.
Le journalisme citoyen s’est imposé partout dans le monde comme une alternative au journalisme traditionnel, organisé en oligopole sur un marché dont l’accès était jusque-là réservé à une poignée d’industriels. En Corée, il a même directement influencé l’élection du président Roh Moo Hyun, qui accorda au journal citoyen OhMyNews sa première interview. Tout comme Napster a permis à chacun de remplacer la Fnac dans la distribution de la musique, et NRJ dans sa diffusion, les blogs ont permis aux citoyens internautes de délivrer une information alternative à celle proposée par Le Monde ou Le Figaro. Ils font trembler la belle organisation économique qui régnait depuis des décennies, mais l’effondrement de l’oligopole médiatique n’est pas sans conséquences politiques.

Les débats sur la Constitution européenne ont montré la puissance des blogs du non face au oui exprimé avec force dans la majorité des médias traditionnels. Et le droit d’auteur n’existant pas sur l’information et les idées, les journaux ne disposent d’aucune loi pour protéger économiquement leur quasi-monopole. Le gouvernement ne dispose pas non plus en ligne des ficelles qu’il maîtrise hors ligne pour contrôler avec plus ou moins d’efficacité l’information - alors que la connivence entre le monde politique et les journalistes est de plus en plus dénoncée, il faut aussi noter entre autres choses que l’Agence France presse (AFP) est financée à 50 % par l’Etat et que de grands quotidiens français sont subventionnés par le gouvernement, soit directement, soit indirectement (TVA réduite à 2,1% pour les journaux et magazines enregistrés par la Commission paritaire de la presse).
Dans ce cadre, le projet de RDDV peut faire craindre le pire pour la liberté de l’information sur Internet. Derrière la lutte de façade contre le piratage, c’est, en fait, la perte de contrôle sur la diffusion des contenus qui est en ligne de mire.

(Source : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=8979 )

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C
Bonjour,<br /> Malgré les phrases à rallonge et les parenthèses dans les parenthèses, j'ai compris le message de fond de ton commentaire.<br /> Que tu aies eu des problèmes avec Indymedia, c'est une chose (j'en ai eu aussi avec Bellaciao), mais que tu prétendes que ce qu'il se passe aujourd'hui, c'est ce qu'il se passait déjà avant, c'est faux.<br /> Tu as eu des problèmes avec Indymedia, mais tu peux créer ton site, ton blog, ton forum, où tu peux t'exprimer. Or bientôt tout cela ne sera simplement plus possible du tout. Il sera donc impossible de s'exprimer ou de s'informer, sur Internet et ailleurs. Ce que Renaud Donnedieu de Vabre projette de faire est de museler les médias alternatifs. Cela s'inscrit dans la démarche de l'UMP de contrôler TOUS les média, maîtriser TOUTE l'information, et ligoter et bâillonner la population (affaiblissement des associations, criminalisation du mouvement social, affaiblissement des journaux alternatifs (cf. ce qui arrive à Alternative Libertaire), destruction des radios associatives (cf. l'appel de Radio Libertaire), destruction du journalisme citoyen (cf. les déclaration de RD2V), ... On sait par ailleurs que Sarkozy contrôle les médias dominants (cf. l'article de Marianne sur le Coup d'Etat de Sarkozy). Bref, bientôt nous aurons le plus grand mal du monde à nous informer, à nous exprimer, et donc à agir.<br /> Nous sommes AU MINIMUM sous un régime fasciste républicain. AU MINIMUM.<br /> Si l'on prend en plus en considération les projets technologico-militaires (biométrie, RFID, etc...) à des vues sécuritaires et de répression, on réalise que l'on court un très grave danger. Ca n'a rien de comparable avec ce qui a pu être par le passé.<br /> Tu peux critiquer l'attitude d'Indymedia, comme je peux critiquer celle de Bellaciao, mais on peut tout de même s'y exprimer et s'informer.<br /> Bientôt, Indymedia, Bellaciao, Agoravox, Nosotros Incontrolados, Alternatives Progressistes, et d'autres sites d'information et d'expression n'existerons plus du tout.<br /> Si en plus tu prends en considération le fait que les Etats-Unis ont voté une loi qui détruit la neutralité d'Internet et ont balayé d'un revers de main une loi limitant le désastre que cette 1ère loi occasionnera, tu as un aperçu de ce à quoi pourra ressembler Internet très bientôt. Et ce ne sera pas drôle du tout.<br /> Enfin, les mots "con", "conne", "connerie", etc... n'ont rien à voir avec le vagin. Ces mots viennent tous du mot  latin "cunnus" qui signifie "trou". Il a désigné le vagin lorsque l'ignorance brutus et misogyne régnait et que les hommes ne voyait le vagin que comme un trou. <br /> Utiliser ce mot pour désigner le vagin revient à renouer avec l'ignorance crasse des siècles passés et leur misogynie ambiante.
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S
Et si cela avait déjà commencé ? On peut se poser des questions en particulier celles concernant les fameuses "chartes" des sites hébergeant... On y voit se mêler entre l'alter-mondialisme politiquement correct, une apparence d'ultra gauche de circonstance, les hydres de la censure et du "autoriser à penser/parler".Ce qui suit ne constitue qu'un extrait d'une polémique déjà plus ancienne et au demeurant d'un intéret secondaire s'il n'en allait précisement de cette volonté de baillonner toute tentative d'expression libre et critique. Manifestement, nos positions se démarquant par trop de l'hortodoxie gauchiste adoubée par tous les cranes d'oeuf de la réification , on peut voir les ciseaux de la censure briller de tous leurs éclats lacérant cette toile assimilée naguère à un nouvel espace de liberté(s).<br /> <br /> Jeudi 15 Juin 2006<br /> <br /> <br /> NOSOTROS INCONTROLADOS EMBASTILLES AU DONJON<br /> <br /> NOSOTROS INCONTROLADOS EMBASTILLES AU DONJON !!!<br /> Cette fois indymédia n'y va pas avec la cordelette  de la muselière ! Après avoir cru utile de s'en prendre à nous pour sexisme supposé dans nos articles. -( Cf: La Maréchale Ségolène PETAIN) - qu'ils (elles)  ne savent pas lire autrement que comme Ségolène Putain !) Il est possible de lire cet article sur notre site ainsi que la malveillance et la mauvaise foi qui tiennent lieu autant de commentaires que de fausses raisons devant servir à notre banissement  des sites indymédia. Nos textes ont disparu des archives indymedia Lille par exemple. Les prétextes résideraient dans le fait que nous rangions dans la catégories  des "connasses" et des pouffiasses, cette "PETAINISTE" qui ne jure plus que par TRAVAIL,FAMILLE, PATRIE, SECURITE, SOCIALISME aurait eu l'insigne privilège d'être plus attaquée dans notre article que le nabot névropathe SARKO qu'elle vient de dépasser sur sa droite à grands renforts de déjections idéologiques totalitaires... Notre propos dans cet article n'était pas de tirer sur l'ambulance - chacun sait à quoi s'en tenir sur le Sinistre roublard IZNOGOOD de l'Intérieur qui ne saurait ,hélas, être rangé abusivement dans la catégorie des "connards"mais bien plutôt et très sérieusement dans celle des dangereux mégalo-psychopathes se gonflant d'un orgueuil démesuré afin de combattre un complexe d'infériorité manifestement semblable à celui d'un ex-Chancelier Allemand moustachu  d'origine autrichienne dont on sait comment il a sévit de 1933 à 1945- mais de dénoncer la doucereuse sournoise et maternelle Thénardier  vouant notre jeunesse aux cours des casernes et des cachots!Enfin précisons que le terme de "pute" que nous avons employé ne visait pas une personne mais cette "chose publique" dont sont sensés s'occuper les élus du peuple, devenue la prostituée de la République dont ils sont tous et sans exception les maquereaux!Il nous semblait que la qualité de "modérateurs/teuses" supposait au delà de l'application du respect de la charte , de savoir lire! Cette qualité semblerait bien superflue! Si d'aventure nous avions employé des superlatifs féminins pour traiter l'immonde et puant Sarkozy, issu d'une bien peu recommandable aristocratie hongroise , alors nous aurions conçu que l'on puisse nous craindre comme sexistes et en aurions accepté la juste critique. Aurions nous indiqué que Sarko était un connard en aurions nous été quitte pour etre réhabilités?Nous avons lu bien d'autres articles contenant les termes "con, connard, etc," sans que ces articles soient mis au placard...Enfin on ne saurait considérer les termes connasse/ard comme dérivant du nom commun désignant le délicieux vagin des femmes , pas plus que les termes: conchier, conclure, conquête, convenir, conduire, connetable, content, concupiscent,.Nous invitons les lecteurs d'indymédia à méditer notre réplique, à se rendre sur notre site http://nosotros.incontrolados.over-blog.com, à y découvrir nos textes et à constater par eux même si oui ou non nous sommes sexistes,à en tirer les conclusions qui s'imposent et à exiger auprès d'indymédia la démolition  de cette BASTILLE dans laquelle les modératueurs ont voulu nous enfermer!Edith Raff, Stephane Kerfanto, Peter Mortimer.  Pour: "les Ami(e)s du Négatif à l'Oeuvre" Nosotros.incontrolados JUIN 2006.
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