06/07/06 Le service « garanti » lors dune grève
Le service « garanti » lors d’une grève
Monsieur Perben se félicite de la signature d’une charte sur l’organisation d’un service garanti en cas de conflit social entre l’Etat, le GART la SNCF, la RATP, l’Union des transports publics (UTP), les usagers de la FNAUT et, espère-t-il, par des organisations syndicales. Avant de parler service garanti, M. Perben devrait apprendre le dialogue social.
Les syndicats SUD et Solidaires des transports ne se sentent aucunement concernés par une telle charte dont nous n’avons appris l’existence qu’en lisant la presse, ce qui révèle la conception du « dialogue » social de M. Perben, qui ignore l’existence SUD-Rail, 2ème organisation à la SNCF, SUD RATP, 3ème OS à la RATP, les nombreux syndicats SUD Urbains, parfois majoritaires dans leur entreprise, présents dans les grandes villes d’Ile de France, de Lyon, Marseille, Nîmes, Nantes, Toulouse, Caen, Orléans, Metz, Lille, Chambéry, Aurillac... Depuis plus d’un an, il ne daigne même pas accuser réception des courriers que nous lui envoyons.
Avant de parler de service minimun en temps de grève, M. Perben devrait s’inquiéter de ce service mimimum tout au long de l’année.
En effet, sous prétexte de rentabilité pour les services urbains, on supprime des lignes, on ne dessert plus certains quartiers, on ne va pas dans certains villages alors que la LOTI prévoit le droit au transport... Notre ministre, le GART, l’UTP... feraient mieux de balayer devant leurs portes : avant de vouloir imposer au syndicat et aux salarié un service minimun, ils devraient rendre un minimun de service rendu aux contribuables. Le plus embêté n’est pas celui qui n’a pas de transport les jours de grèves, mais celui qui n’en a jamais et qui est obligé de prendre sa voiture.
Avant de parler service garanti, M. Perben devrait prendre conscience de la dégradation du climat social dans les entreprises.
A la SNCF, M. Gallois fait voter un règlement intérieur du CA qui interdit aux représentants des salariés de rendre compte de leur mandat. Dans toutes les instances dites de concertation, on nous refuse des informations. L’exemple le plus flagrant concerne le fret et les raisons de la chute du trafic de 12%, qui nous sont maintenant cachées sous prétexte de secret commercial.
Chez les urbains, la pression au dumping social s’intensifie. Par exemple, dans les entreprises dépendant de Kéolis, la vente d’une majorité d’actions de la SNCF à une société privée 3i s’est accompagnée d’une recherche de productivité sur le dos des usagers et du personnel... et d’une mauvaise image auprès des collectivités locales qui voient les profits bénéficier aux propriétaires des fonds de pension et non plus réinvestis sur place pour améliorer la qualité de service.
Cette ponction à la base des profits des entreprises a déjà des conséquences en terme de perte de réseaux : Reims, Chartres, Roannes, Laon... Elle laisse également sur le carreau 150 salariés, victimes des restructurations Kéolis. M. Perben peut signer, avec ses amis, une charte sur l’organisation d’un service garanti. Elle n’aura aucune conséquence sur les services publics, tant qu’il refusera le dialogue social, qu’il laissera la concurrence pousser au dumping social et remettre les profits aux mains des actionnaires.
St Denis, le 3 juillet 2006
Le secrétaire de l’UST
Patrice PERRET
Union Solidaires Transports
17, Bd de la Libération - 93 200 St Denis
Tel : 01 42 43 35 75 | Fax : 01 42 43 36 67 | ust@wanadoo.fr
(Source : http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=8787 )
C'est la casse annoncée du droit de grève ! L'UMP aimerait que les entreprises puissent traiter leurs employé-es comme des esclaves sans la moindre opposition de celles et ceux-ci.
Travail obligatoire ! Ah, les nostalgiques du nazisme sont encore très actives/ifs !!!
Contre l'atteinte au droit de grève, grève dans toutes les entreprises !
Cilou.