21/07/06 Fidel Castro rejoint la gauche sud-américaine au sommet du Mercosur
Cuba: Fidel Castro rejoint la gauche sud-américaine au sommet du Mercosur
Par Olivier BAUBE
CORDOBA (AFP) - Le président cubain Fidel Castro devait rejoindre jeudi soir à Cordoba (nord) sept autres chefs d'Etat appartenant à la vague de gauche qui a balayé ces dernières années l'Amérique du Sud, à l'occasion du sommet du Mercosur, le marché commun sud-américain.
Son arrivée, objet de rumeurs depuis plusieurs jours, a été confirmée jeudi matin par le ministre argentin des Affaires étrangères Jorge Taiana. Le numéro un cubain, qui aura 80 ans le mois prochain, va retrouver les présidents des cinq pays membres du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay et Venezuela) et ceux du Chili et de la Bolivie, deux pays associés à cette union commerciale.
Tous ont été élus sous la bannière de la gauche progressiste, depuis le Vénézuélien Hugo Chavez en 1998 jusqu'à la Chilienne Michelle Bachelet en mars 2006, en passant par le Bolivien Hugo Morales, le Paraguayen Nicanor Duarte, l'Argentin Nestor Kirchner, l'Uruguayen Tabare Vasquez et le Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.
"Le moment politique est on ne peut plus favorable à la venue de Castro", soulignait un diplomate argentin avant que cette arrivée ne soit confirmée. Le "lider maximo", au pouvoir depuis 47 ans, n'a pas quitté son île depuis le mois de décembre 2005 quand il avait assisté à Bridgetown, à La Barbade, à un sommet de la Caricom, le marché commun de la Caraïbe.
Il est l'invité du 30e sommet du Mercosur en raison de la signature attendue à Cordoba d'un accord de coopération commerciale entre Cuba et le bloc sud-américain, considéré comme l'un des plus importants signés par La Havane depuis l'entrée en vigueur du blocus des Etats-Unis il y a 45 ans.
Fidel Castro retrouvera aussi en Argentine la terre natale de son compagnon de combat Ernesto "Che" Guevara, né à Rosario, distant de quelque 400 km, mais qui a passé une partie de sa jeunesse à Cordoba.
Fidel Castro et les autres présidents devraient d'ailleurs dîner jeudi soir au palais Ferreyra, majestueuse demeure de famille de l'ex-fiancée du "Che", Maria del Carmen Ferreyra, affectueusement surnommée "Chichina".
Des milliers de militants sociaux et membres d'organisations de gauche attendaient avec impatience la confirmation de la venue de Fidel Castro. Ils ont d'ores et déjà prévu un grand rassemblement vendredi sur le campus universitaire en présence notamment d'Hugo Chavez, d'Evo Morales et probablement de Nestor Kirchner, espérant bien que le leader cubain les rejoigne.
L'arrivée de Fidel Castro risque d'éclipser quelque peu l'autre événement, la présence du Venezuela, représenté pour la première fois à un sommet ordinaire du Mercosur en qualité de membre à part entière. Son entrée a été officiellement avalisée le 4 juillet dernier lors d'un sommet extraordinaire à Caracas consacrant le premier élargissement du Mercosur depuis sa création en 1991.
Les présidents doivent se retrouver pour un dîner jeudi soir avant une réunion plénière vendredi, consacrée entre autres à l'examen de la candidature de la Bolivie comme membre plein de l'organisation et à l'approbation d'un accord de libéralisation de plusieurs services au sein du Mercosur.
(Source : http://fr.news.yahoo.com/20072006/202/cuba-fidel-castro-rejoint-la-gauche-sud-americaine-au-sommet.html )
Fidel Castro, invité surprise du 30e sommet du Mercosur

e président cubain, Fidel Castro, est arrivé, jeudi 20 juillet, à Cordoba (nord de l'Argentine), pour se joindre à sept autres chefs d'Etat amenés au pouvoir par la vague de gauche qui a déferlé ces dernières années sur l'Amérique latine.
A l'occasion du 30e sommet du Mercosur, le Lider Maximo, qui fêtera ses 80 ans en août, se retrouve aux côtés des présidents des cinq pays membres du marché commun sud-américain (Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay et, depuis peu, Venezuela) et ceux de deux membres associés, le Chili et la Bolivie.
Tous ont été élus sous la bannière d'une gauche "plurielle" : depuis le Vénézuélien Hugo Chavez, en 1998, jusqu'à la Chilienne Michelle Bachelet, en janvier 2006, en passant par l'Argentin Nestor Kirchner, le Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, l'Uruguayen Tabar Vazquez, le Paraguayen Nicanor Duarte, et le Bolivien Evo Morales.
Le numéro un cubain qui a gardé secret son voyage jusqu'à la dernière minute, devait signer à Cordoba un accord de coopération économique entre Cuba et le Mercosur, considéré comme l'un des plus importants pour La Havane depuis l'entrée en vigueur du blocus des Etats-Unis il y a quarante-cinq ans. En marge de la réunion plénière, vendredi 21 juillet, des organisations sociales et de défense des droits de l'homme ont prévu un grand rassemblement sur le campus universitaire "en faveur de l'unité latino-américaine et contre l'impérialisme", en présence, peut-être, de Fidel Castro. La présence fort médiatique du dirigeant cubain risque d'éclipser celle d'Hugo Chavez alors que le Venezuela participe pour la première fois à un sommet du Mercosur comme membre à part entière. L'entrée officielle de Caracas, le 4 juillet, marque le premier élargissement du bloc depuis sa création en 1991.
A Cordoba, le duo explosif Castro-Chavez ne fait pas que des adeptes et menace d'approfondir les divergences au sein du marché commun régional. Fort de ses richesses pétrolières, le président vénézuélien, allié de Fidel Castro et d'Evo Morales, ne cache pas son ambition de transformer le Mercosur en outil politique au service de la solidarité latino-américaine et de l'affrontement avec les Etats-Unis. Insatisfaits du peu de poids qui leur est accordé au sein du bloc commercial, l'Uruguay et le Paraguay n'excluent pas de négocier des traités de libre-échange avec Washington.
Fidel Castro devrait se rendre à Alta Gracia, une petite ville proche de Cordoba, pour visiter la maison où son compagnon d'armes argentin, Ernesto Che Guevara, passa une partie de sa jeunesse. Le dirigeant cubain, au pouvoir depuis quarante-sept ans, n'avait pas quitté son île depuis décembre 2005 quand il avait assisté à La Barbade, à un sommet de la Caricom, le marché commun des Caraïbes. Présent en Argentine en mars 2003 pour la cérémonie d'investiture du président Kirchner, il avait été la vedette d'un gigantesque rassemblement dans le centre de Buenos Aires.