23/08/06 Les sondages ne font pas l'élection
Présidentielle: les sondages de l'été ne font pas l'élection
Par Tristan MALLE
(Source : http://fr.news.yahoo.com/22082006/202/presidentielle-les-sondages-de-l-ete-ne-font-pas-l.html )
Par Tristan MALLE
PARIS (AFP) - Plébiscitée par les sondages comme meilleure candidate socialiste pour 2007, Ségolène Royal doit faire la preuve de sa capacité à durer: car nombreux sont les exemples d'engouements d'opinion qui, d'évidences à l'été précédant le scrutin, ont fait long feu.
Ainsi à l'été 1980, tous les sondages font apparaître Michel Rocard comme le meilleur candidat du PS face au président sortant Valéry Giscard d'Estaing pour l'élection de 1981.
Même si la cote de François Mitterrand s'est améliorée depuis le début de l'année -où 55% des Français désignaient le député des Yvelines comme le meilleur candidat socialiste, contre 20% au premier secrétaire du PS- les enquêtes d'opinions restent favorables à M. Rocard.
Le 16 juillet 1980, un sondage Public SA indique que M. Giscard d'Estaing l'emporterait avec 52% des voix contre 48% face à M. Rocard, et avec 53% des suffrages contre 47% à François Mitterrand.
En 1987, les sondages de l'été présentent Raymond Barre comme le candidat favori à droite, devant Jacques Chirac. Le 29 juillet, un sondage BVA le donne même vainqueur du président sortant François Mitterrand au second tour avec 51% des voix contre 49%.
Il faut attendre l'automne pour voir le Premier ministre RPR commencer à réduire l'écart sur le député de Lyon. Le 30 septembre, un sondage IPSOS indique que François Mitterrand l'emporterait sur M. Barre avec 52% des voix contre 48%, et sur M. Chirac par 54% des suffrages contre 46%.
De la même manière, avant l'élection de 1995, Edouard Balladur à droite et Jacques Delors à gauche vont longtemps faire figure de grands favoris des sondages.
Alors qu'il n'a jamais fait acte de candidature, le président de la Commission européenne d'alors apparaît dans les enquêtes d'opinion comme le seul à gauche capable de l'emporter, face à une droite qui entend reprendre la main après 14 ans de "Mitterrandie".
En septembre 1994, un sondage Sofres le donne vainqueur face à M. Chirac au second tour avec 51,5% des voix. Il atteindra même 60%, selon ce même institut, face à M. Chirac en décembre 1994, quelques jours avant qu'il n'annonce officiellement qu'il n'est pas candidat.
Il est vrai qu'à droite la star des sondages n'est pas alors le président du RPR mais le premier ministre, également RPR, Edouard Balladur. De septembre 1993 à février 1995 il devancera systématiquement M. Chirac -de 7 à 25 points- dans les intentions de vote de l'institut IPSOS. En septembre 1994, il est donné vainqueur au second tour face à M. Delors avec 54% des intentions de vote contre 46%, selon un sondage IPSOS.
Pour la présidentielle de 2002, les sondages ont donné jusqu'aux derniers jours de campagne un second tour serré entre Jacques Chirac et Lionel Jospin. En septembre 2001, une enquête Sofres donnait le Premier ministre socialiste l'emportant sur le président sortant avec 51% des suffrages, contre 49%.
Après le "séisme" du 21 avril qui avait vu Jean-Marie Le Pen devancer M. Jospin, plusieurs responsables socialistes avaient reproché à leur candidat de n'avoir mené qu'une campagne de second tour en négligeant le premier.
Dans un autre registre, les sondages précoces peuvent aussi donner une photographie de l'opinion très éloignée du résultat final. Ainsi, avant le référendum constitutionnel européen de mai 2005, longtemps les sondages ont prévu une victoire facile du oui et ce n'est qu'à la mi-mars que le non est devenu majoritaire dans les enquêtes.
Ainsi à l'été 1980, tous les sondages font apparaître Michel Rocard comme le meilleur candidat du PS face au président sortant Valéry Giscard d'Estaing pour l'élection de 1981.
Même si la cote de François Mitterrand s'est améliorée depuis le début de l'année -où 55% des Français désignaient le député des Yvelines comme le meilleur candidat socialiste, contre 20% au premier secrétaire du PS- les enquêtes d'opinions restent favorables à M. Rocard.
Le 16 juillet 1980, un sondage Public SA indique que M. Giscard d'Estaing l'emporterait avec 52% des voix contre 48% face à M. Rocard, et avec 53% des suffrages contre 47% à François Mitterrand.
En 1987, les sondages de l'été présentent Raymond Barre comme le candidat favori à droite, devant Jacques Chirac. Le 29 juillet, un sondage BVA le donne même vainqueur du président sortant François Mitterrand au second tour avec 51% des voix contre 49%.
Il faut attendre l'automne pour voir le Premier ministre RPR commencer à réduire l'écart sur le député de Lyon. Le 30 septembre, un sondage IPSOS indique que François Mitterrand l'emporterait sur M. Barre avec 52% des voix contre 48%, et sur M. Chirac par 54% des suffrages contre 46%.
De la même manière, avant l'élection de 1995, Edouard Balladur à droite et Jacques Delors à gauche vont longtemps faire figure de grands favoris des sondages.
Alors qu'il n'a jamais fait acte de candidature, le président de la Commission européenne d'alors apparaît dans les enquêtes d'opinion comme le seul à gauche capable de l'emporter, face à une droite qui entend reprendre la main après 14 ans de "Mitterrandie".
En septembre 1994, un sondage Sofres le donne vainqueur face à M. Chirac au second tour avec 51,5% des voix. Il atteindra même 60%, selon ce même institut, face à M. Chirac en décembre 1994, quelques jours avant qu'il n'annonce officiellement qu'il n'est pas candidat.
Il est vrai qu'à droite la star des sondages n'est pas alors le président du RPR mais le premier ministre, également RPR, Edouard Balladur. De septembre 1993 à février 1995 il devancera systématiquement M. Chirac -de 7 à 25 points- dans les intentions de vote de l'institut IPSOS. En septembre 1994, il est donné vainqueur au second tour face à M. Delors avec 54% des intentions de vote contre 46%, selon un sondage IPSOS.
Pour la présidentielle de 2002, les sondages ont donné jusqu'aux derniers jours de campagne un second tour serré entre Jacques Chirac et Lionel Jospin. En septembre 2001, une enquête Sofres donnait le Premier ministre socialiste l'emportant sur le président sortant avec 51% des suffrages, contre 49%.
Après le "séisme" du 21 avril qui avait vu Jean-Marie Le Pen devancer M. Jospin, plusieurs responsables socialistes avaient reproché à leur candidat de n'avoir mené qu'une campagne de second tour en négligeant le premier.
Dans un autre registre, les sondages précoces peuvent aussi donner une photographie de l'opinion très éloignée du résultat final. Ainsi, avant le référendum constitutionnel européen de mai 2005, longtemps les sondages ont prévu une victoire facile du oui et ce n'est qu'à la mi-mars que le non est devenu majoritaire dans les enquêtes.
(Source : http://fr.news.yahoo.com/22082006/202/presidentielle-les-sondages-de-l-ete-ne-font-pas-l.html )
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