29/08/06 « ALINE, jai trop de peine ! » Lallocation de rentrée universitaire dénaturée en un saupoudrage indécent
« ALINE, j’ai trop de peine ! » L’allocation de rentrée universitaire dénaturée en un saupoudrage indécent (24.08.06)
Le Premier Ministre Dominique de Villepin vient de confirmer la création d’une allocation de rentrée, baptisée allocation pour l’installation étudiante (ALINE), versée aux seuls étudiants boursiers s’installant dans un logement autonome. Cette aide de 300 euros sera versée à environ 80 000 étudiants.
L’allocation de rentrée universitaire fait PSCHITT…
Alors que le président de la République Jacques Chirac avait laissé entendre le 14 juillet dernier qu’une allocation de rentrée universitaire semblable à l’allocation de rentrée scolaire, versée à un nombre important de bénéficiaires, verrait le jour lors de cette rentrée, le Premier Ministre a dénaturé cette annonce pour en faire une mesurette. ALINE est une mesure indécente au regard des promesses faites au mois de juillet et des besoins des étudiants.
Face à une mesure aussi peu ambitieuse, l’UNEF ressent une grande déception et une immense inquiétude quant aux conditions dans lesquelles va se dérouler la rentrée universitaire.
Cette aide concernera … 3.5% des étudiants !
Cette aide ne concernera que les étudiants boursiers qui font leur première demande d’aide au logement auprès de la CAF. En seront ainsi exclus les étudiants non boursiers, les étudiants boursiers qui ont déjà un logement indépendant, les étudiants boursiers de moins de 20 ans dont les parents bénéficient des allocations familiales... Au final, cette aide ne concernera en réalité que 3,5% des étudiants, soit au mieux 80 000 jeunes sur 2.2 millions d’étudiants ! On est bien loin de la mesure phare annoncée par Jacques Chirac ! L’UNEF demande que cette allocation de rentrée soit versée à l’ensemble des étudiants boursiers.
Exclure le maximum d’étudiants de cette nouvelle aide
Alors qu’on nous laissait entendre au mois de juillet que plus de 70 millions d’Euros seraient débloqués pour une vraie allocation de rentrée, la mesure finalement choisie par le gouvernement coûtera 20 millions d’Euros à l’Etat. Le mois d’août a vu le gouvernement chercher des critères d’attribution excluant le plus grand nombre possible de bénéficiaires. Les étudiants ont perdu au passage 50 millions d’Euros.
L’UNEF dénonce une nouvelle fois les choix politiques et budgétaires du gouvernement. Cette politique permanente du moindre coût devient insupportable, d’autant que depuis 5 ans, les jeunes sont les premiers à payer les renoncements du gouvernement.
Une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule : Dominique de Villepin enterre le maintien de bourses à la fin des études et dément l’exonération de la taxe d’habitation pour les étudiants.
En plus de dénaturer la dernière promesse faite aux jeunes, le gouvernement a tout simplement enterré celle du Premier Ministre faite à trois reprises pendant la crise du CPE : le maintien pendant 3 mois des bourses à la fin des études afin de faciliter la recherche d’un emploi.
L’UNEF, très déçue, publiera une enquête sur la précarité des étudiants
Pourtant, le coût de la vie pour les étudiants augmente chaque année et les aides de l’Etat ne suivent pas cette inflation, loin de là. L’UNEF rendra publique lundi une enquête sur l’évolution du pouvoir d’achat des étudiants et sur la précarité grandissante des étudiants. Alors que la jeunesse a refusé avec force la précarité et l’injustice proposées par le gouvernement ces derniers mois, le gouvernement méprise les jeunes et ses représentants et crée les conditions d’une rentrée universitaire désastreuse pour les étudiants.
Le Premier Ministre Dominique de Villepin vient de confirmer la création d’une allocation de rentrée, baptisée allocation pour l’installation étudiante (ALINE), versée aux seuls étudiants boursiers s’installant dans un logement autonome. Cette aide de 300 euros sera versée à environ 80 000 étudiants.
L’allocation de rentrée universitaire fait PSCHITT…
Alors que le président de la République Jacques Chirac avait laissé entendre le 14 juillet dernier qu’une allocation de rentrée universitaire semblable à l’allocation de rentrée scolaire, versée à un nombre important de bénéficiaires, verrait le jour lors de cette rentrée, le Premier Ministre a dénaturé cette annonce pour en faire une mesurette. ALINE est une mesure indécente au regard des promesses faites au mois de juillet et des besoins des étudiants.
Face à une mesure aussi peu ambitieuse, l’UNEF ressent une grande déception et une immense inquiétude quant aux conditions dans lesquelles va se dérouler la rentrée universitaire.
Cette aide concernera … 3.5% des étudiants !
Cette aide ne concernera que les étudiants boursiers qui font leur première demande d’aide au logement auprès de la CAF. En seront ainsi exclus les étudiants non boursiers, les étudiants boursiers qui ont déjà un logement indépendant, les étudiants boursiers de moins de 20 ans dont les parents bénéficient des allocations familiales... Au final, cette aide ne concernera en réalité que 3,5% des étudiants, soit au mieux 80 000 jeunes sur 2.2 millions d’étudiants ! On est bien loin de la mesure phare annoncée par Jacques Chirac ! L’UNEF demande que cette allocation de rentrée soit versée à l’ensemble des étudiants boursiers.
Exclure le maximum d’étudiants de cette nouvelle aide
Alors qu’on nous laissait entendre au mois de juillet que plus de 70 millions d’Euros seraient débloqués pour une vraie allocation de rentrée, la mesure finalement choisie par le gouvernement coûtera 20 millions d’Euros à l’Etat. Le mois d’août a vu le gouvernement chercher des critères d’attribution excluant le plus grand nombre possible de bénéficiaires. Les étudiants ont perdu au passage 50 millions d’Euros.
L’UNEF dénonce une nouvelle fois les choix politiques et budgétaires du gouvernement. Cette politique permanente du moindre coût devient insupportable, d’autant que depuis 5 ans, les jeunes sont les premiers à payer les renoncements du gouvernement.
Une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule : Dominique de Villepin enterre le maintien de bourses à la fin des études et dément l’exonération de la taxe d’habitation pour les étudiants.
En plus de dénaturer la dernière promesse faite aux jeunes, le gouvernement a tout simplement enterré celle du Premier Ministre faite à trois reprises pendant la crise du CPE : le maintien pendant 3 mois des bourses à la fin des études afin de faciliter la recherche d’un emploi.
L’UNEF, très déçue, publiera une enquête sur la précarité des étudiants
Pourtant, le coût de la vie pour les étudiants augmente chaque année et les aides de l’Etat ne suivent pas cette inflation, loin de là. L’UNEF rendra publique lundi une enquête sur l’évolution du pouvoir d’achat des étudiants et sur la précarité grandissante des étudiants. Alors que la jeunesse a refusé avec force la précarité et l’injustice proposées par le gouvernement ces derniers mois, le gouvernement méprise les jeunes et ses représentants et crée les conditions d’une rentrée universitaire désastreuse pour les étudiants.
http://www.unef.fr/delia-CMS/actualites/zoom/article_id-1883/%C2%AB-aline-j%E2%80%99ai-trop-de-peine-%C2%BB-l%E2%80%99allocation-de-rentree-universitaire-denaturee.html
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