29/08/06 (Campagne) Le réacteur nucléaire EPR ne passera pas!
(Campagne) Le réacteur nucléaire EPR ne passera pas!
NON au renouvellement du parc nucléaire
Action de blocage administratif d'EDF :
Pourquoi et comment ?
La construction d'un prototype de réacteur EPR a été décidée par le gouvernement avec l'aval des dirigeants d'EDF. Confrontés à ce passage en force nous vous proposons un nouveau mode d'action.
A vous d'agir aujourd'hui !
Participez à l'action de blocage administratif d'EDF en payant le montant exact de votre facture d'électricité, mais au moyen de plusieurs chèques.
Si des milliers de personnes mettent en oeuvre cette action sur la durée, cela créera un énorme embouteillage administratif à EDF. Celle-ci sera contrainte d'encaisser les chèques manuellement, ce qui prendra beaucoup de temps. Sur le plan strictement comptable, l'enregistrement et le rapprochement bancaire entre la somme que vous devez et vos règlements de montants différents seront totalement ingérables pour EDF.
1. Mode d'emploi
Cette campagne est-elle légale ?
Ne pas payer tout ou partie de sa facture EDF est illégal. Cependant, choisir son mode de règlement et payer sa facture au moyen de plusieurs chèques n'est pas réprimé. EDF ne peut engager aucun poursuite pénale contre ses clients pour ces motifs à partir du moment où vous aurez effectivement payé la totalité de la somme que vous devez.
A vous d’agir concrètement depuis chez vous :
1. Si vous utilisez un TIP (Titre Interbancaire de Paiement) pour payer votre facture, ne le signez surtout pas.
Si vous êtes en prélèvement automatique, faites-le suspendre : c’est très simple, automatique et gratuit. Il vous suffit de téléphoner à votre agence locale EDF dont le numéro qui commence par 0810 (prix d’un appel local) apparaît en haut à gauche de votre facture. Si jamais le conseiller EDF vous demande une explication, dites-lui simplement que vous souhaitez changer votre mode de paiement. Avant d’appeler, pensez à relever vos compteurs EDF et GDF, car il est possible que ces relevés vous soient demandés. La suspension de votre prélèvement interviendra alors immédiatement.
2. Réglez votre facture uniquement au moyen de plusieurs chèques (deux au minimum, jusqu’à une dizaine…) de montants différents. Le total de ces chèques doit cependant correspondre à la somme totale exacte à payer apparaissant sur votre facture d’EDF. Pensez à bien indiquer au dos de chaque chèque la référence de votre facture EDF (ou joignez les chèques à votre TIP non signé).
Pour une facture de 100 euros, payez par exemple avec trois chèques (le premier de 25 euros, le second de 27 euros et le troisième de 48 euros). Vérifiez que le cumul des chèques correspond bien au montant de votre facture.
3. Envoyez dans l’enveloppe fournie par EDF avec votre facture :
5. Commandez des documents de campagne pour informer votre entourage. Diffusez les largement dans les lieux publics : voisinage, agence EDF, associations, syndicats, magasins... Votre mobilisation est essentielle pour assurer la réussite de cette campagne.
Ces documents de campagne vous seront envoyés gratuitement. Afin d'éviter tout gaspillage, merci d'en faire une diffusion ciblée.
Pour information: le coût d'impression de 100 documents est d'environ 7€ auxquels s'ajoutent les frais d'envois.
Pour toute question, n’hésitez pas à nous appeler au 04 78 28 29 22 ou écrivez-nous à : contact@sortirdunucleaire.fr
Combien de temps cette campagne doit-elle durer ?
Cette action doit être longue et nous vous demandons de vous engager sur une période de 6 mois au minimum correspondant à trois factures EDF. Il se peut qu'il faille des mois avant que les effets deviennent insupportables pour la direction d'EDF. Nous ne manquerons pas de vous informer au fil du temps des "retours" que nous obtiendrons. Médiatisez votre action. Téléphonez aux médias locaux (télés, radios, journaux) et invitez-les à venir filmer ou à rendre compte de votre action : vous servirez d'exemple à vos concitoyens en annulant votre prélèvement automatique, en ne signant pas votre TIP, et en rédigeant plusieurs chèques.
2. Des nouvelles idées !
Campagne de blocage administratif d'EDF :
nouvelles idées légales pour compléter l'action de paiement de votre facture EDF en plusieurs chèques.
Ces idées nous ont eté transmises par plusieurs sympathisants du Réseau "Sortir du nucléaire" :
* ne payez que votre consommation réelle d'électricité (refusez le relevé estimatif qui apparaît sur votre facture EDF) : téléphonez à votre agence EDF pour demander le relevé réel de votre compteur (ce qui obligera EDF à éditer une nouvelle facture) et demandez leur également de vous faire bénéficier du relevé confiance. Grâce à ce relevé confiance, EDF vous fera parvenir, avant chaque prochaine facture, un courrier vous demandant de leur communiquer le relevé exact de votre consommation. Vous ne payerez ainsi que ce que vous devez vraiment !
* payez votre facture EDF en plusieurs chéques envoyés séparément dans plusieurs courriers successifs avant la date d'échéance. Avec vos premiers chèques, envoyez un courrier à EDF pour préciser qu'il s'agit d'acomptes sur votre facture. Attention, payez bien la totalité de votre facture avant l'échéance.
* payez un tout petit peu plus que le montant de votre facture EDF. Ceci obligera EDF à émettre un avoir sur votre prochaine facture.
* Sur le TIP : une coup de marqueur noir "malencontreux", une tâche, sur le code-barres du TIP ou sur les chiffres où votre nom de la zone "ne rien inscrire sous ce trait" chamboule la reconnaissance automatique des caratères et oblige à un traitement manuel...
* Faîtes baisser la puissance de votre compteur EDF :
vérifiez la puissance de vos appareils électriques et vous constaterez que si vous prenez soin de ne pas faire fonctionner en même temps les appareils les plus consommateurs d'électricité (comme lave linge, lave vaisselle, four électrique, fer à repasser...), un contrat de 3 Kva (3 000 watts) suffit le plus souvent alors qu'EDF vous a placé d'office un contrat 6kva (6 000 watts), avec un coût d'abonnement 2,5 fois plus cher (4,33 euros HT par mois pour un contrat de 6 Kva au lieu de 1,70 euro Ht par mois pour un contrat de 3 Kva).
* Faites baisser votre ampérage : vous réaliserez des économies substantielles et vous éviterez de sponsoriser EDF.
Cette solution n'est valable que pour une consommation annuelle inférieure à 1 500 kWh car si le prix de votre abonnement mensuel diminue, le prix du kWh que vous consommez est plus cher avec un contrat à 3 Kva (0,0943 euros au lieu de 0,0765 euros). Téléphonez à votre agence EDF pour connaître votre consommation annuelle.
* Echangez des chèques du même montant et à l'ordre d'EDF avec vos amis. De sorte qu'une partie des factures est payée avec un ou des chèques d'une ou de plusieurs autres personnes.
* Outre le fait d’envoyer les différents chèques à des dates différentes, les envoyer à des adresses d'EDF différentes, par exemple, un chèque à notre agence, un autre dans une autre agence, et un troisième au centre de paiement à Poitiers, toujours en mentionnant évidemment nos références client. Cela contribuerait à diffuser le message à davantage d'interlocuteurs EDF.
* Quelques conseils pour diviser par deux votre consommation d'électricité :
- évitez le chauffage électrique, la climatisation, le sèche linge et les lampes halogènes (une seule lampe halogène consomme 25 fois plus qu'une ampoule économe !),
- utilisez des ampoules basses consommations (dites fluo-compactes) qui consomment 5 fois moins d'électricité que des ampoules classiques à filament.
- n'achetez que des appareils électroménagers de classe A (les plus économes),
- évitez de laisser les appareils en veille (TV, magnétoscope, lecteur DVD....). Leur consommation peut dépasser 1000 kWh par an. Branchez les sur une multiprise équipée d'un interrupteur, pour pouvoir les éteindre facilement.
Participez vous aussi au concours des idées les plus efficaces !
Si vous avez d'autres idées légales à nous communiquer, n'hésitez pas à nous écrire : contact@sortirdunucleaire.fr
3. Pourquoi agir aujourd'hui?
60 % des Français (Sondage IFOP, septembre 2002) se prononcent contre la construction de nouveaux réacteurs nucléaires... et pourtant, la construction d’un prototype de réacteur EPR a été décidée par le gouvernement avec l’aval des dirigeants d'EDF.
Heureusement, nous avons encore le temps d'agir pour empêcher ce projet : il faut environ trois ans d'études avant que les travaux ne débutent réellement.
Pourquoi agir aujourd’hui ?
L’enjeu est de taille et nous concerne tous. Avec la construction d’un premier réacteur EPR, c’est le renouvellement de la totalité du parc nucléaire français que prépare EDF. Cela nous engagerait jusqu’en 2130, fin de vie théorique de la dernière centrale EPR qui serait construite. Il s’agit donc d’un enjeu crucial comme on n’en a pas connu depuis le démarrage du programme électronucléaire français au début des années soixante-dix.
Dans ce contexte, trouvez-vous normal qu’EDF, exploitant des centrales nucléaires françaises, n’ait pas consulté ses clients ?
Vous a-t-on demandé votre avis ?
Plutôt que d’investir, une nouvelle fois, des milliards d’euros dans le nucléaire, ne préfereriez-vous pas qu’EDF, au titre d’un vrai service public, mette tout en œuvre pour développer une véritable politique d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables (éoliennes, solaire, bois-énergie, biogaz, géothermie...) ?
Cette action n'est dirigée ni contre le personnel EDF,
ni contre le service public
Le Réseau "Sortir du nucléaire" a développé depuis des mois une campagne intitulée "Pour un vrai service public de l'électricité sans nucléaire". Le service public est indispensable pour garantir à tous l’égalité d’accès à l’énergie à un tarif adapté. Aujourd'hui, le gouvernement et les dirigeants d'EDF viennent d’en faire une société anonyme et de la soumettre aux caprices du marché. Les conséquences de la privatisation d’EDF seront préjudiciables pour chacun : augmentation des factures, risque de coupures d’électricité, risque d’accident nucléaire accru (à cause de la baisse, déjà engagée, des dépenses de maintenance des centrales), suppression d’emplois… En parallèle à cette campagne contre l'EPR, nous poursuivons notre travail afin d'obtenir une refondation du service public de l'électricité : démocratisé, déconcentré et dénucléarisé.
S'agit t-il d'embêter les agents EDF en leur rajoutant du travail supplémentaire ?
Il est certain que cela va engendrer des problèmes de gestion au personnel d'EDF ... mais comme personne ne peut se multiplier, la direction d'EDF devra bien trouver des solutions car il est peu probable que les agents EDF (qui sont protégés par leur statut) acceptent de faire beaucoup d'heures supplémentaires.
S'ils font appel à des sous-traitants leur rémunération, prévue pour des contrats précis, augmentera normalement, avec leur charge de travail
Si on arrive à mobiliser de nombreux citoyens sur cette action de multiplication des chèques, on fournira ainsi beaucoup de travail !
Pour empêcher la construction de l'EPR, créons un important rapport de force. Pour vous faire entendre, passez à l’action en participant au premier blocage administratif d’EDF !
4. Dix bonnes raisons de refuser l'EPR
1) L’EPR est obsolète :
Qualifié de " réacteur nucléaire de l’avenir " par ses promoteurs, l’EPR (European Pressurized Reactor) n’a rien de nouveau. Il s’agit d’un vieux projet né au milieu des années quatre-vingt et dont les objectifs de sûreté n’ont pas évolué depuis 1993. Il n’amène aucune avancée technique significative par rapport aux réacteurs actuels et ne propose en particulier aucune solution au problème majeur des déchets nucléaires.
L’avant-projet détaillé est couvert par le secret industriel et n’est donc pas ouvert à une expertise indépendante.
2) L’EPR est dangereux :
Il est comparable aux derniers réacteurs nucléaires construits en France, qui ont connu de sérieux problèmes peu après leur mise en fonctionnement (Civaux, 1998). L’EPR présente des risques d’accidents majeurs : fusion du cœur (par exemple, par perte du liquide de refroidissement du circuit primaire), destruction de l’enceinte de confinement (par explosion de l’hydrogène produit lors de l’accident). Comme les autres centrales, l’EPR n’est pas à l’abri du risque terroriste. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a rendu public en 2003 un document confidentiel-défense qui reconnaît que l'EPR n'est pas adapté à un crash suicide. Inacceptable pour un réacteur "post 11 septembre" ! Comme tous les autres réacteurs, il suppose, pour rester sous contrôle, des procédures compliquées, une attention sans faille, un contexte social et politique stable inimaginable sur des durées historiques longues.
3) L'EPR aggrave le problème des déchets radioactifs :
Les générations futures nous reprocheront à jamais d'avoir laissé s'accumuler des déchets nucléaires dangereux et hautement toxiques pour des dizaines de milliers d’années.
L'EPR ne fera qu'augmenter encore plus la quantité de ces poisons pour lesquels il n’existe aucune solution. Pour tenter de dissimuler le problème, une décision capitale et irresponsable pourrait être prise au Parlement en 2006, autorisant l'enfouissement profond et irréversible des déchets radioactifs à vie longue à Bure, dans la Meuse, ce qui exposerait la Terre à une contamination incontrôlable. Promouvoir en France ou ailleurs une technologie EPR qui ne sait que faire de ses déchets est inacceptable !
4) L'EPR n'est pas une solution à l'effet de serre :
Même si le nucléaire produit peu de gaz à effet de serre, on est loin du "zéro émission" proclamé par EDF dans ses publicités. Imaginer freiner le réchauffement climatique en construisant des milliers de nouvelles centrales nucléaires dans le monde est complètement insensé à cause des risques sanitaires et environnementaux connus et des tensions géopolitiques existant dans le monde. Ce serait aussi hasardeux du fait des coûts faramineux engendrés et des délais importants de construction. Enfin, c'est de toute façon impossible car les réserves mondiales d'uranium seraient épuisées en quelques années. En réalité, sur les 440 réacteurs nucléaires en service actuellement sur la planète, la majorité arrivera en fin de vie dans les 20 à 30 ans à venir.
La part du nucléaire dans la consommation mondiale d'énergie finale, déjà marginale (3%), va donc décroître inexorablement. Le nucléaire ne permettra donc jamais de lutter contre l'effet de serre, ni de suppléer le pétrole. Les véritables solutions pour lutter efficacement contre l'effet de serre sont la sobriété et l’efficacité énergétique, le développement massif des énergies renouvelables mais aussi une politique volontariste limitant la pollution des transports (plus de transports en commun, moins de camions et voitures...) N'oublions pas que les transports exponentiels à travers le monde sont les premiers responsables du changement climatique !
5) L’EPR est inutile :
Même les gens favorables au nucléaire reconnaissent que la France n’a pas besoin de construire de nouvelles centrales nucléaires avant 20 à 30 ans. Dotée d’un parc électronucléaire totalement surdimensionné, la France exporte massivement son électricité, à perte. En construisant un réacteur nucléaire EPR, notre pays ajouterait de la surproduction à la surproduction actuelle et ne ferait qu’accroître le gaspillage énergétique en poussant à toujours plus de consommation, notamment avec la climatisation ou le chauffage électrique. Alors qu’il est présenté comme un atout pour l’avenir, l’EPR représenterait en réalité un lourd handicap en hypothéquant gravement notre avenir énergétique. En fait, la vraie raison de construire l’EPR est de permettre à l’industrie nucléaire de survivre. Il s'agit de sauvegarder un outil industriel menacé par l'absence de commande de centrales.
6) L’EPR est coûteux :
Un seul réacteur EPR coûtera entre 3 et 4 milliards d’euros. Pour faire croire à sa compétitivité, les calculs de l’industrie nucléaire portent sur la construction d’une série de dix EPR, alors qu’étrangement la construction d’un seul prototype est officiellement décidée... D’autre part, pour amortir chaque réacteur EPR, leur durée de vie prévue serait de 60 ans. Quand on constate les incidents à répétition sur des centrales nucléaires actuelles après 25 ans d’âge, on peut sérieusement s’interroger sur ce qu’il en sera pour l’EPR avant les 60 ans de vie annoncée. A titre d'exemple, EDF a déclaré à l'Autorité de Sûreté Nucléaire, 671 incidents significatifs classés sur l’échelle Internationale des événements nucléaires (INES) au cours de l’année 2003.
N’oublions pas enfin que les conséquences économiques relatives aux risques d’un accident majeur, les coûts de gestion des déchets nucléaires ou encore ceux du démantèlement des centrales sont largement sous-estimés et de toute façon non budgétés (Cour des Comptes, rapport public 1998).
7) L’EPR est une grave erreur de stratégie industrielle :
En développant l’EPR, la France se replie sur elle-même et s’engage dans une voie sans marché véritable. Au-delà de la vente, à un prix bradé, d’un exemplaire à la Finlande, les clients ne se bousculent pas. Outre qu’il est déjà techniquement dépassé, ce réacteur ne surmonte pas les réticences à l’encontre du nucléaire. Ainsi, l’Allemagne, pourtant impliquée dans sa conception, n’en commandera pas. Il en sera de même pour les autres pays européens. Le marché américain reste inexistant, tandis que les éventuelles ventes en Asie se compteront à l’unité : les délais de construction sont très longs (10 ans au moins en comptant toutes les procédures) et il s’agit d’un lourd investissement qui le rend non attractif pour la plupart des investisseurs privés. D’autre part, l’EPR aura un impact très négatif sur le développement de solutions technologiques du futur : économies d’énergie, efficacité énergétique et énergies renouvelables. Ces différentes filières sont innovantes, à forte valeur ajoutée, créatrices d’emplois et constituent des marchés d’avenir, dans les pays industrialisés comme dans ceux qui sont en voie de développement.
En fin de compte, on connaît le coût de cet autisme nationaliste : c’est le contribuable qui payera cette mauvaise stratégie industrielle.
8) L'EPR accroît le danger terroriste et de guerre nucléaire :
La commercialisation de l'EPR entraînera un risque accru sur le plan militaire et terroriste. L’EPR a la particularité d’utiliser, pour son combustible, davantage de plutonium que les autres réacteurs. Le plutonium, dont la période de vie est de 24 000 ans, pose des problèmes, tant de radioactivité que d’utilisation militaire (fabrication de la bombe atomique) ou de terrorisme. Quelques dizaines de microgrammes de plutonium inhalé et c’est le cancer du poumon assuré. Par chance, les derniers conflits n’ont pas entraîné de destructions sur des réacteurs en fonctionnement ou des centres de stockage de déchets. La multiplication des installations nucléaires et de la filière du plutonium augmentera la probabilité de drames de ce genre comme celle de la dissémination des armes nucléaires.
Est-il acceptable que la France, pays des droits de l’homme, serve de vitrine à l’exportation de cette technologie à hauts risques, souvent vers des pays dont la démocratie n’est pas le point fort et où les risques d’utilisation de l’atome à des fins militaires sont importants ?
9) L’EPR est une menace pour la démocratie :
En 2003, des pseudo-débats ont été organisés sans que les citoyens puissent y participer, alors que le gouvernement avait déjà pris en secret la décision de construire l’EPR. Les "sages" chargés de coordonner les débats ont eux-mêmes fait part de leurs doutes sur la nécessité d’une décision rapide concernant l’EPR, sans que leurs arguments soient le moins du monde pris en compte. Le gouvernement n’a pas jugé utile de commander une étude comparative entre l’EPR et d’autres solutions énergétiques.
À technologie centralisée et non transparente, décision verrouillée et obscure ! C’est grave pour la démocratie, qui vacille devant des durées (des milliers d’années pour les déchets nucléaires) dépassant de très loin le mandat des élus.
10) L’EPR tue l’avenir :
EDF a comme perspective de construire 35 réacteurs EPR à l’horizon 2070. Outre le côté absurde de cette orientation (les réserves mondiales d’uranium sont estimées à une soixantaine d’années), ce choix nous enfermerait dans la voie sans issue du nucléaire. Ce projet, par son coût et sa philosophie, stériliserait durablement l’innovation et le développement des énergies les plus respectueuses de l’environnement.
La France prendrait ainsi un retard considérable dans les domaines de l’efficacité énergétique et du développement des énergies renouvelables. A production équivalente, les énergies renouvelables créent quatre à cinq fois plus d’emplois que le nucléaire, et des emplois bien mieux répartis sur le territoire.
L’EPR empêche toute possibilité de sortie du nucléaire. Pourtant, il existe des solutions alternatives concrètes. La majeure partie de l’Europe se passe déjà du nucléaire ou s’est engagée sur cette voie (comme l’Allemagne, la Belgique ou l’Espagne).
Pour en savoir plus sur l'EPR consultez notre dossier thématique : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=epr&page=index
Le réacteur nucléaire EPR ne passera pas!
5. Vous n'êtes pas client d'EDF
Vous n'êtes pas abonnés à EDF mais vous souhaitez participez à cette campagne ?
Vous pouvez envoyer le modèle de courrier ci-dessous à :
M. Pierre Gadoneix
M. Le PDG d'EDF
EDF - CAP AMPERE
1, Place Pleyel
93200 St-Denis
Modèle de courrier :
Monsieur,
Je tiens à vous faire part de mon profond mécontentement concernant la décision de construire un réacteur nucléaire EPR. Ce projet est coûteux, dangereux et inutile. Avant de s'engager dans cette voie sans issue, EDF aurait bien fait de consulter ses usagers qui, d'après différents sondages, sont très majoritairement opposés à la construction de nouveaux réacteurs nucléaires.
Il s'agit d'un enjeu crucial qui structurera durablement notre société avec le renouvellement de notre parc de centrales nucléaires. En mon nom et au nom des générations futures, je vous demande de renoncer à l'EPR.
Un vrai service public, au service du public, devrait avoir comme priorités les économies d'énergie et les énergies renouvelables, et non pas l'invitation à toujours plus de consommation d'électricité (chauffage électrique, climatisation, etc.).
Comptant sur votre réponse écrite, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'assurance de mes sincères salutations.
Nom, prénom, adresse :
Signature :
6. Une première réponse d'EDF
Mail d'EDF reçu par un participant de l'action de la campagne contre l'EPR
Le 24 janvier 2005
Bonjour Monsieur,
Nous avons bien reçu votre message par lequel vous exprimiez votre mécontentement de voir EDF lancer la construction d'un réacteur EPR. Nous sommes sensibles à l'intérêt que vous portez aux questions énergétiques.
Au cours du premier semestre 2003, le gouvernement a initié le "débat national sur les énergies" qui s'est prolongé avec une consultation sur le "Livre blanc sur les énergies" présenté par le ministre de l'Industrie, le 7 novembre 2003. Le processus de concertation publique a abouti, après un premier débat au Parlement le 15 avril 2004, à l'élaboration d'un projet de loi sur l'énergie proposé par le ministre de l'Industrie au Conseil des ministres du 5 mai 2004 et adopté par le Parlement le 9 août 2004.
Ce projet de loi vise à redéfinir la politique énergétique de la France autour de 4 axes prioritaires : la maîtrise de l'énergie, le développement des énergies renouvelables, le maintien de l'option nucléaire ouverte et le développement de la recherche.
Pour sa part, EDF considère que pour répondre au souhait des pouvoirs publics de maintenir l'option nucléaire "ouverte" lors du renouvellement des moyens de production d'électricité à partir de 2020, il est nécessaire d'engager dans les plus brefs délais une "tête de série EPR" en France.
En effet, ce nouveau réacteur EPR apporte des évolutions marquantes en matière de sûreté, d'impact sur l'environnement et de compétitivité. La "tête de série EPR" permettra à EDF de disposer vers 2015, au moment de décider du renouvellement des moyens de production les plus anciens, d'une organisation industrielle totalement opérationnelle et parfaitement maîtrisée sur le plan technique et économique.
Pour autant, EDF s'intéresse à toutes les formes de production d'électricité. EDF est convaincu de la complémentarité de l'ensemble des moyens de production. l'éolien est une énergie propre et abondante mais elle est intermittente : les périodes d'anticyclone représentent des moments sans vent. Le solaire fournit de l'électricité pendant la journée. Le nucléaire est un moyen de base, capable d'une certaine modulation mais nécessitant un haut degré de technologie. La gestion d'un parc de production électrique est la combinaison de tous ces moyens de production en fonction de leurs caractéristiques et de leur disponibilité pour fournir à tout instant l'électricité la plus sûre, la plus respectueuse de l'environnement et la plus compétitive.
Nous espérons que ces éléments vous permettront de compléter vos informations sur ce sujet.
Bien cordialement,
EDF.
7. Un point de la campagne (mai 2006)
Point sur la campagne (mai 2006)
Initiée en octobre 2004 par le Réseau Sortir du nucléaire, la campagne nationale de "blocage administratif" d'EDF contre le réacteur nucléaire EPR se poursuit. En juin 2006, plus de 5000 personnes se sont engagées à y participer, et l'action continue à prendre de l’ampleur : elle doit s'inscrire dans la durée tant qu'EDF n'aura pas renoncé à l'EPR.
L’immense majorité des participants ne rencontrent aucune difficulté même si notre campagne a semé la pagaille dans quelques agences. Au niveau d’EDF, par contre, ces paiement fractionnés de plus en plus nombreux compliquent non seulement l’encaissement des chèques mais surtout, en comptabilité, le rapprochement bancaire qui doit être un vrai casse-tête.
Coïncidence ou non, depuis quelques mois les agences EDF multiplient les démarches pour convaincre leurs clients de choisir le prélèvement automatique. Il arrive même que certaines agences prétendent que le paiement par prélèvement est devenu obligatoire, notamment après un déménagement. Sachez que cette exigence est parfaitement illégale. Si cela vous arrive, nous pouvons vous fournir une lettre-type à envoyer à votre agence pour faire rétablir vos droits.
Les courriers envoyés via le centre de paiement (en utilisant l'enveloppe fournie par EDF) restent généralement sans réponse. Pour accentuer la pression, nous vous proposons d'envoyer votre paiement à votre agence locale EDF. Cela les obligera à un traitement manuel et une retransmission de votre courrier vers le service approprié. De plus, d'après la Charte EDF, votre agence a l'obligation de répondre à toute question de votre part… sous peine de devoir vous payer une indemnité pour non réponse.
Cette campagne innovante plait beaucoup et permet à de nombreuses personnes d’être informées et d’agir de façon originale : nous avons atteint le nombre de 300 000 documents diffusés, et un retirage actualisé vient d'avoir lieu. Une telle ampleur, pour une campagne du Réseau "Sortir du nucléaire", est absolument sans précédent.
Cette campagne vous permet de continuer à manifester votre opposition au projet EPR après le rassemblement de Cherbourg.
Les documents restent à votre disposition gratuitement, en petite quantité ou en quantité importante, sur simple demande par mail : contact@sortirdunucleaire.fr ou par téléphone au 04 78 28 29 22.
Merci pour votre participation !
NON au renouvellement du parc nucléaire
Action de blocage administratif d'EDF :
Pourquoi et comment ?
La construction d'un prototype de réacteur EPR a été décidée par le gouvernement avec l'aval des dirigeants d'EDF. Confrontés à ce passage en force nous vous proposons un nouveau mode d'action.
A vous d'agir aujourd'hui !
Participez à l'action de blocage administratif d'EDF en payant le montant exact de votre facture d'électricité, mais au moyen de plusieurs chèques.
Si des milliers de personnes mettent en oeuvre cette action sur la durée, cela créera un énorme embouteillage administratif à EDF. Celle-ci sera contrainte d'encaisser les chèques manuellement, ce qui prendra beaucoup de temps. Sur le plan strictement comptable, l'enregistrement et le rapprochement bancaire entre la somme que vous devez et vos règlements de montants différents seront totalement ingérables pour EDF.
(Source : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=index )
1. Mode d'emploi
Cette campagne est-elle légale ?
Ne pas payer tout ou partie de sa facture EDF est illégal. Cependant, choisir son mode de règlement et payer sa facture au moyen de plusieurs chèques n'est pas réprimé. EDF ne peut engager aucun poursuite pénale contre ses clients pour ces motifs à partir du moment où vous aurez effectivement payé la totalité de la somme que vous devez.
A vous d’agir concrètement depuis chez vous :
1. Si vous utilisez un TIP (Titre Interbancaire de Paiement) pour payer votre facture, ne le signez surtout pas.
Si vous êtes en prélèvement automatique, faites-le suspendre : c’est très simple, automatique et gratuit. Il vous suffit de téléphoner à votre agence locale EDF dont le numéro qui commence par 0810 (prix d’un appel local) apparaît en haut à gauche de votre facture. Si jamais le conseiller EDF vous demande une explication, dites-lui simplement que vous souhaitez changer votre mode de paiement. Avant d’appeler, pensez à relever vos compteurs EDF et GDF, car il est possible que ces relevés vous soient demandés. La suspension de votre prélèvement interviendra alors immédiatement.
2. Réglez votre facture uniquement au moyen de plusieurs chèques (deux au minimum, jusqu’à une dizaine…) de montants différents. Le total de ces chèques doit cependant correspondre à la somme totale exacte à payer apparaissant sur votre facture d’EDF. Pensez à bien indiquer au dos de chaque chèque la référence de votre facture EDF (ou joignez les chèques à votre TIP non signé).
Pour une facture de 100 euros, payez par exemple avec trois chèques (le premier de 25 euros, le second de 27 euros et le troisième de 48 euros). Vérifiez que le cumul des chèques correspond bien au montant de votre facture.
3. Envoyez dans l’enveloppe fournie par EDF avec votre facture :
* l’ensemble des chèques
* la carte postale prédécoupée ( Voir tout en bas ) expliquant les raisons de votre démarche. Cette carte est reproduite en trois exemplaires afin que vous puissiez l’envoyer lors de vos trois prochaines factures (ou aussi pour en remettre à des amis). Pour personnaliser votre envoi, vous pouvez aussi réécrire le texte de la carte sur papier libre.
4. Envoyez votre carte d’engagement (Voir tout en bas) à l’adresse du Réseau "Sortir du nucléaire". Cette carte est essentielle pour que nous puissions compter le nombre de personnes qui participent à cette campagne mais également pour vous transmettre des nouvelles de cette campagne.
5. Commandez des documents de campagne pour informer votre entourage. Diffusez les largement dans les lieux publics : voisinage, agence EDF, associations, syndicats, magasins... Votre mobilisation est essentielle pour assurer la réussite de cette campagne.
Ces documents de campagne vous seront envoyés gratuitement. Afin d'éviter tout gaspillage, merci d'en faire une diffusion ciblée.
Pour information: le coût d'impression de 100 documents est d'environ 7€ auxquels s'ajoutent les frais d'envois.
Pour toute question, n’hésitez pas à nous appeler au 04 78 28 29 22 ou écrivez-nous à : contact@sortirdunucleaire.fr
Combien de temps cette campagne doit-elle durer ?
Cette action doit être longue et nous vous demandons de vous engager sur une période de 6 mois au minimum correspondant à trois factures EDF. Il se peut qu'il faille des mois avant que les effets deviennent insupportables pour la direction d'EDF. Nous ne manquerons pas de vous informer au fil du temps des "retours" que nous obtiendrons. Médiatisez votre action. Téléphonez aux médias locaux (télés, radios, journaux) et invitez-les à venir filmer ou à rendre compte de votre action : vous servirez d'exemple à vos concitoyens en annulant votre prélèvement automatique, en ne signant pas votre TIP, et en rédigeant plusieurs chèques.
(Source :
http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=1 )
http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=1 )
2. Des nouvelles idées !
Campagne de blocage administratif d'EDF :
nouvelles idées légales pour compléter l'action de paiement de votre facture EDF en plusieurs chèques.
Ces idées nous ont eté transmises par plusieurs sympathisants du Réseau "Sortir du nucléaire" :
* ne payez que votre consommation réelle d'électricité (refusez le relevé estimatif qui apparaît sur votre facture EDF) : téléphonez à votre agence EDF pour demander le relevé réel de votre compteur (ce qui obligera EDF à éditer une nouvelle facture) et demandez leur également de vous faire bénéficier du relevé confiance. Grâce à ce relevé confiance, EDF vous fera parvenir, avant chaque prochaine facture, un courrier vous demandant de leur communiquer le relevé exact de votre consommation. Vous ne payerez ainsi que ce que vous devez vraiment !
* payez votre facture EDF en plusieurs chéques envoyés séparément dans plusieurs courriers successifs avant la date d'échéance. Avec vos premiers chèques, envoyez un courrier à EDF pour préciser qu'il s'agit d'acomptes sur votre facture. Attention, payez bien la totalité de votre facture avant l'échéance.
* payez un tout petit peu plus que le montant de votre facture EDF. Ceci obligera EDF à émettre un avoir sur votre prochaine facture.
* Sur le TIP : une coup de marqueur noir "malencontreux", une tâche, sur le code-barres du TIP ou sur les chiffres où votre nom de la zone "ne rien inscrire sous ce trait" chamboule la reconnaissance automatique des caratères et oblige à un traitement manuel...
* Faîtes baisser la puissance de votre compteur EDF :
vérifiez la puissance de vos appareils électriques et vous constaterez que si vous prenez soin de ne pas faire fonctionner en même temps les appareils les plus consommateurs d'électricité (comme lave linge, lave vaisselle, four électrique, fer à repasser...), un contrat de 3 Kva (3 000 watts) suffit le plus souvent alors qu'EDF vous a placé d'office un contrat 6kva (6 000 watts), avec un coût d'abonnement 2,5 fois plus cher (4,33 euros HT par mois pour un contrat de 6 Kva au lieu de 1,70 euro Ht par mois pour un contrat de 3 Kva).
* Faites baisser votre ampérage : vous réaliserez des économies substantielles et vous éviterez de sponsoriser EDF.
Cette solution n'est valable que pour une consommation annuelle inférieure à 1 500 kWh car si le prix de votre abonnement mensuel diminue, le prix du kWh que vous consommez est plus cher avec un contrat à 3 Kva (0,0943 euros au lieu de 0,0765 euros). Téléphonez à votre agence EDF pour connaître votre consommation annuelle.
* Echangez des chèques du même montant et à l'ordre d'EDF avec vos amis. De sorte qu'une partie des factures est payée avec un ou des chèques d'une ou de plusieurs autres personnes.
* Outre le fait d’envoyer les différents chèques à des dates différentes, les envoyer à des adresses d'EDF différentes, par exemple, un chèque à notre agence, un autre dans une autre agence, et un troisième au centre de paiement à Poitiers, toujours en mentionnant évidemment nos références client. Cela contribuerait à diffuser le message à davantage d'interlocuteurs EDF.
* Quelques conseils pour diviser par deux votre consommation d'électricité :
- évitez le chauffage électrique, la climatisation, le sèche linge et les lampes halogènes (une seule lampe halogène consomme 25 fois plus qu'une ampoule économe !),
- utilisez des ampoules basses consommations (dites fluo-compactes) qui consomment 5 fois moins d'électricité que des ampoules classiques à filament.
- n'achetez que des appareils électroménagers de classe A (les plus économes),
- évitez de laisser les appareils en veille (TV, magnétoscope, lecteur DVD....). Leur consommation peut dépasser 1000 kWh par an. Branchez les sur une multiprise équipée d'un interrupteur, pour pouvoir les éteindre facilement.
Participez vous aussi au concours des idées les plus efficaces !
Si vous avez d'autres idées légales à nous communiquer, n'hésitez pas à nous écrire : contact@sortirdunucleaire.fr
(Source :
http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=5 )
http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=5 )
3. Pourquoi agir aujourd'hui?
60 % des Français (Sondage IFOP, septembre 2002) se prononcent contre la construction de nouveaux réacteurs nucléaires... et pourtant, la construction d’un prototype de réacteur EPR a été décidée par le gouvernement avec l’aval des dirigeants d'EDF.
Heureusement, nous avons encore le temps d'agir pour empêcher ce projet : il faut environ trois ans d'études avant que les travaux ne débutent réellement.
Pourquoi agir aujourd’hui ?
L’enjeu est de taille et nous concerne tous. Avec la construction d’un premier réacteur EPR, c’est le renouvellement de la totalité du parc nucléaire français que prépare EDF. Cela nous engagerait jusqu’en 2130, fin de vie théorique de la dernière centrale EPR qui serait construite. Il s’agit donc d’un enjeu crucial comme on n’en a pas connu depuis le démarrage du programme électronucléaire français au début des années soixante-dix.
Dans ce contexte, trouvez-vous normal qu’EDF, exploitant des centrales nucléaires françaises, n’ait pas consulté ses clients ?
Vous a-t-on demandé votre avis ?
Plutôt que d’investir, une nouvelle fois, des milliards d’euros dans le nucléaire, ne préfereriez-vous pas qu’EDF, au titre d’un vrai service public, mette tout en œuvre pour développer une véritable politique d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables (éoliennes, solaire, bois-énergie, biogaz, géothermie...) ?
Cette action n'est dirigée ni contre le personnel EDF,
ni contre le service public
Le Réseau "Sortir du nucléaire" a développé depuis des mois une campagne intitulée "Pour un vrai service public de l'électricité sans nucléaire". Le service public est indispensable pour garantir à tous l’égalité d’accès à l’énergie à un tarif adapté. Aujourd'hui, le gouvernement et les dirigeants d'EDF viennent d’en faire une société anonyme et de la soumettre aux caprices du marché. Les conséquences de la privatisation d’EDF seront préjudiciables pour chacun : augmentation des factures, risque de coupures d’électricité, risque d’accident nucléaire accru (à cause de la baisse, déjà engagée, des dépenses de maintenance des centrales), suppression d’emplois… En parallèle à cette campagne contre l'EPR, nous poursuivons notre travail afin d'obtenir une refondation du service public de l'électricité : démocratisé, déconcentré et dénucléarisé.
S'agit t-il d'embêter les agents EDF en leur rajoutant du travail supplémentaire ?
Il est certain que cela va engendrer des problèmes de gestion au personnel d'EDF ... mais comme personne ne peut se multiplier, la direction d'EDF devra bien trouver des solutions car il est peu probable que les agents EDF (qui sont protégés par leur statut) acceptent de faire beaucoup d'heures supplémentaires.
S'ils font appel à des sous-traitants leur rémunération, prévue pour des contrats précis, augmentera normalement, avec leur charge de travail
Si on arrive à mobiliser de nombreux citoyens sur cette action de multiplication des chèques, on fournira ainsi beaucoup de travail !
Pour empêcher la construction de l'EPR, créons un important rapport de force. Pour vous faire entendre, passez à l’action en participant au premier blocage administratif d’EDF !
(Source : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=2 )
4. Dix bonnes raisons de refuser l'EPR
1) L’EPR est obsolète :
Qualifié de " réacteur nucléaire de l’avenir " par ses promoteurs, l’EPR (European Pressurized Reactor) n’a rien de nouveau. Il s’agit d’un vieux projet né au milieu des années quatre-vingt et dont les objectifs de sûreté n’ont pas évolué depuis 1993. Il n’amène aucune avancée technique significative par rapport aux réacteurs actuels et ne propose en particulier aucune solution au problème majeur des déchets nucléaires.
L’avant-projet détaillé est couvert par le secret industriel et n’est donc pas ouvert à une expertise indépendante.
2) L’EPR est dangereux :
Il est comparable aux derniers réacteurs nucléaires construits en France, qui ont connu de sérieux problèmes peu après leur mise en fonctionnement (Civaux, 1998). L’EPR présente des risques d’accidents majeurs : fusion du cœur (par exemple, par perte du liquide de refroidissement du circuit primaire), destruction de l’enceinte de confinement (par explosion de l’hydrogène produit lors de l’accident). Comme les autres centrales, l’EPR n’est pas à l’abri du risque terroriste. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a rendu public en 2003 un document confidentiel-défense qui reconnaît que l'EPR n'est pas adapté à un crash suicide. Inacceptable pour un réacteur "post 11 septembre" ! Comme tous les autres réacteurs, il suppose, pour rester sous contrôle, des procédures compliquées, une attention sans faille, un contexte social et politique stable inimaginable sur des durées historiques longues.
3) L'EPR aggrave le problème des déchets radioactifs :
Les générations futures nous reprocheront à jamais d'avoir laissé s'accumuler des déchets nucléaires dangereux et hautement toxiques pour des dizaines de milliers d’années.
L'EPR ne fera qu'augmenter encore plus la quantité de ces poisons pour lesquels il n’existe aucune solution. Pour tenter de dissimuler le problème, une décision capitale et irresponsable pourrait être prise au Parlement en 2006, autorisant l'enfouissement profond et irréversible des déchets radioactifs à vie longue à Bure, dans la Meuse, ce qui exposerait la Terre à une contamination incontrôlable. Promouvoir en France ou ailleurs une technologie EPR qui ne sait que faire de ses déchets est inacceptable !
4) L'EPR n'est pas une solution à l'effet de serre :
Même si le nucléaire produit peu de gaz à effet de serre, on est loin du "zéro émission" proclamé par EDF dans ses publicités. Imaginer freiner le réchauffement climatique en construisant des milliers de nouvelles centrales nucléaires dans le monde est complètement insensé à cause des risques sanitaires et environnementaux connus et des tensions géopolitiques existant dans le monde. Ce serait aussi hasardeux du fait des coûts faramineux engendrés et des délais importants de construction. Enfin, c'est de toute façon impossible car les réserves mondiales d'uranium seraient épuisées en quelques années. En réalité, sur les 440 réacteurs nucléaires en service actuellement sur la planète, la majorité arrivera en fin de vie dans les 20 à 30 ans à venir.
La part du nucléaire dans la consommation mondiale d'énergie finale, déjà marginale (3%), va donc décroître inexorablement. Le nucléaire ne permettra donc jamais de lutter contre l'effet de serre, ni de suppléer le pétrole. Les véritables solutions pour lutter efficacement contre l'effet de serre sont la sobriété et l’efficacité énergétique, le développement massif des énergies renouvelables mais aussi une politique volontariste limitant la pollution des transports (plus de transports en commun, moins de camions et voitures...) N'oublions pas que les transports exponentiels à travers le monde sont les premiers responsables du changement climatique !
5) L’EPR est inutile :
Même les gens favorables au nucléaire reconnaissent que la France n’a pas besoin de construire de nouvelles centrales nucléaires avant 20 à 30 ans. Dotée d’un parc électronucléaire totalement surdimensionné, la France exporte massivement son électricité, à perte. En construisant un réacteur nucléaire EPR, notre pays ajouterait de la surproduction à la surproduction actuelle et ne ferait qu’accroître le gaspillage énergétique en poussant à toujours plus de consommation, notamment avec la climatisation ou le chauffage électrique. Alors qu’il est présenté comme un atout pour l’avenir, l’EPR représenterait en réalité un lourd handicap en hypothéquant gravement notre avenir énergétique. En fait, la vraie raison de construire l’EPR est de permettre à l’industrie nucléaire de survivre. Il s'agit de sauvegarder un outil industriel menacé par l'absence de commande de centrales.
6) L’EPR est coûteux :
Un seul réacteur EPR coûtera entre 3 et 4 milliards d’euros. Pour faire croire à sa compétitivité, les calculs de l’industrie nucléaire portent sur la construction d’une série de dix EPR, alors qu’étrangement la construction d’un seul prototype est officiellement décidée... D’autre part, pour amortir chaque réacteur EPR, leur durée de vie prévue serait de 60 ans. Quand on constate les incidents à répétition sur des centrales nucléaires actuelles après 25 ans d’âge, on peut sérieusement s’interroger sur ce qu’il en sera pour l’EPR avant les 60 ans de vie annoncée. A titre d'exemple, EDF a déclaré à l'Autorité de Sûreté Nucléaire, 671 incidents significatifs classés sur l’échelle Internationale des événements nucléaires (INES) au cours de l’année 2003.
N’oublions pas enfin que les conséquences économiques relatives aux risques d’un accident majeur, les coûts de gestion des déchets nucléaires ou encore ceux du démantèlement des centrales sont largement sous-estimés et de toute façon non budgétés (Cour des Comptes, rapport public 1998).
7) L’EPR est une grave erreur de stratégie industrielle :
En développant l’EPR, la France se replie sur elle-même et s’engage dans une voie sans marché véritable. Au-delà de la vente, à un prix bradé, d’un exemplaire à la Finlande, les clients ne se bousculent pas. Outre qu’il est déjà techniquement dépassé, ce réacteur ne surmonte pas les réticences à l’encontre du nucléaire. Ainsi, l’Allemagne, pourtant impliquée dans sa conception, n’en commandera pas. Il en sera de même pour les autres pays européens. Le marché américain reste inexistant, tandis que les éventuelles ventes en Asie se compteront à l’unité : les délais de construction sont très longs (10 ans au moins en comptant toutes les procédures) et il s’agit d’un lourd investissement qui le rend non attractif pour la plupart des investisseurs privés. D’autre part, l’EPR aura un impact très négatif sur le développement de solutions technologiques du futur : économies d’énergie, efficacité énergétique et énergies renouvelables. Ces différentes filières sont innovantes, à forte valeur ajoutée, créatrices d’emplois et constituent des marchés d’avenir, dans les pays industrialisés comme dans ceux qui sont en voie de développement.
En fin de compte, on connaît le coût de cet autisme nationaliste : c’est le contribuable qui payera cette mauvaise stratégie industrielle.
8) L'EPR accroît le danger terroriste et de guerre nucléaire :
La commercialisation de l'EPR entraînera un risque accru sur le plan militaire et terroriste. L’EPR a la particularité d’utiliser, pour son combustible, davantage de plutonium que les autres réacteurs. Le plutonium, dont la période de vie est de 24 000 ans, pose des problèmes, tant de radioactivité que d’utilisation militaire (fabrication de la bombe atomique) ou de terrorisme. Quelques dizaines de microgrammes de plutonium inhalé et c’est le cancer du poumon assuré. Par chance, les derniers conflits n’ont pas entraîné de destructions sur des réacteurs en fonctionnement ou des centres de stockage de déchets. La multiplication des installations nucléaires et de la filière du plutonium augmentera la probabilité de drames de ce genre comme celle de la dissémination des armes nucléaires.
Est-il acceptable que la France, pays des droits de l’homme, serve de vitrine à l’exportation de cette technologie à hauts risques, souvent vers des pays dont la démocratie n’est pas le point fort et où les risques d’utilisation de l’atome à des fins militaires sont importants ?
9) L’EPR est une menace pour la démocratie :
En 2003, des pseudo-débats ont été organisés sans que les citoyens puissent y participer, alors que le gouvernement avait déjà pris en secret la décision de construire l’EPR. Les "sages" chargés de coordonner les débats ont eux-mêmes fait part de leurs doutes sur la nécessité d’une décision rapide concernant l’EPR, sans que leurs arguments soient le moins du monde pris en compte. Le gouvernement n’a pas jugé utile de commander une étude comparative entre l’EPR et d’autres solutions énergétiques.
À technologie centralisée et non transparente, décision verrouillée et obscure ! C’est grave pour la démocratie, qui vacille devant des durées (des milliers d’années pour les déchets nucléaires) dépassant de très loin le mandat des élus.
10) L’EPR tue l’avenir :
EDF a comme perspective de construire 35 réacteurs EPR à l’horizon 2070. Outre le côté absurde de cette orientation (les réserves mondiales d’uranium sont estimées à une soixantaine d’années), ce choix nous enfermerait dans la voie sans issue du nucléaire. Ce projet, par son coût et sa philosophie, stériliserait durablement l’innovation et le développement des énergies les plus respectueuses de l’environnement.
La France prendrait ainsi un retard considérable dans les domaines de l’efficacité énergétique et du développement des énergies renouvelables. A production équivalente, les énergies renouvelables créent quatre à cinq fois plus d’emplois que le nucléaire, et des emplois bien mieux répartis sur le territoire.
L’EPR empêche toute possibilité de sortie du nucléaire. Pourtant, il existe des solutions alternatives concrètes. La majeure partie de l’Europe se passe déjà du nucléaire ou s’est engagée sur cette voie (comme l’Allemagne, la Belgique ou l’Espagne).
Pour en savoir plus sur l'EPR consultez notre dossier thématique : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=epr&page=index
(Source : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=3 )
Le réacteur nucléaire EPR ne passera pas!
5. Vous n'êtes pas client d'EDF
Vous n'êtes pas abonnés à EDF mais vous souhaitez participez à cette campagne ?
Vous pouvez envoyer le modèle de courrier ci-dessous à :
M. Pierre Gadoneix
M. Le PDG d'EDF
EDF - CAP AMPERE
1, Place Pleyel
93200 St-Denis
Modèle de courrier :
Monsieur,
Je tiens à vous faire part de mon profond mécontentement concernant la décision de construire un réacteur nucléaire EPR. Ce projet est coûteux, dangereux et inutile. Avant de s'engager dans cette voie sans issue, EDF aurait bien fait de consulter ses usagers qui, d'après différents sondages, sont très majoritairement opposés à la construction de nouveaux réacteurs nucléaires.
Il s'agit d'un enjeu crucial qui structurera durablement notre société avec le renouvellement de notre parc de centrales nucléaires. En mon nom et au nom des générations futures, je vous demande de renoncer à l'EPR.
Un vrai service public, au service du public, devrait avoir comme priorités les économies d'énergie et les énergies renouvelables, et non pas l'invitation à toujours plus de consommation d'électricité (chauffage électrique, climatisation, etc.).
Comptant sur votre réponse écrite, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'assurance de mes sincères salutations.
Nom, prénom, adresse :
Signature :
(Source : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=4 )
6. Une première réponse d'EDF
Mail d'EDF reçu par un participant de l'action de la campagne contre l'EPR
Le 24 janvier 2005
Bonjour Monsieur,
Nous avons bien reçu votre message par lequel vous exprimiez votre mécontentement de voir EDF lancer la construction d'un réacteur EPR. Nous sommes sensibles à l'intérêt que vous portez aux questions énergétiques.
Au cours du premier semestre 2003, le gouvernement a initié le "débat national sur les énergies" qui s'est prolongé avec une consultation sur le "Livre blanc sur les énergies" présenté par le ministre de l'Industrie, le 7 novembre 2003. Le processus de concertation publique a abouti, après un premier débat au Parlement le 15 avril 2004, à l'élaboration d'un projet de loi sur l'énergie proposé par le ministre de l'Industrie au Conseil des ministres du 5 mai 2004 et adopté par le Parlement le 9 août 2004.
Ce projet de loi vise à redéfinir la politique énergétique de la France autour de 4 axes prioritaires : la maîtrise de l'énergie, le développement des énergies renouvelables, le maintien de l'option nucléaire ouverte et le développement de la recherche.
Pour sa part, EDF considère que pour répondre au souhait des pouvoirs publics de maintenir l'option nucléaire "ouverte" lors du renouvellement des moyens de production d'électricité à partir de 2020, il est nécessaire d'engager dans les plus brefs délais une "tête de série EPR" en France.
En effet, ce nouveau réacteur EPR apporte des évolutions marquantes en matière de sûreté, d'impact sur l'environnement et de compétitivité. La "tête de série EPR" permettra à EDF de disposer vers 2015, au moment de décider du renouvellement des moyens de production les plus anciens, d'une organisation industrielle totalement opérationnelle et parfaitement maîtrisée sur le plan technique et économique.
Pour autant, EDF s'intéresse à toutes les formes de production d'électricité. EDF est convaincu de la complémentarité de l'ensemble des moyens de production. l'éolien est une énergie propre et abondante mais elle est intermittente : les périodes d'anticyclone représentent des moments sans vent. Le solaire fournit de l'électricité pendant la journée. Le nucléaire est un moyen de base, capable d'une certaine modulation mais nécessitant un haut degré de technologie. La gestion d'un parc de production électrique est la combinaison de tous ces moyens de production en fonction de leurs caractéristiques et de leur disponibilité pour fournir à tout instant l'électricité la plus sûre, la plus respectueuse de l'environnement et la plus compétitive.
Nous espérons que ces éléments vous permettront de compléter vos informations sur ce sujet.
Bien cordialement,
EDF.
(Source : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=6 )
7. Un point de la campagne (mai 2006)
Point sur la campagne (mai 2006)
Initiée en octobre 2004 par le Réseau Sortir du nucléaire, la campagne nationale de "blocage administratif" d'EDF contre le réacteur nucléaire EPR se poursuit. En juin 2006, plus de 5000 personnes se sont engagées à y participer, et l'action continue à prendre de l’ampleur : elle doit s'inscrire dans la durée tant qu'EDF n'aura pas renoncé à l'EPR.
L’immense majorité des participants ne rencontrent aucune difficulté même si notre campagne a semé la pagaille dans quelques agences. Au niveau d’EDF, par contre, ces paiement fractionnés de plus en plus nombreux compliquent non seulement l’encaissement des chèques mais surtout, en comptabilité, le rapprochement bancaire qui doit être un vrai casse-tête.
Coïncidence ou non, depuis quelques mois les agences EDF multiplient les démarches pour convaincre leurs clients de choisir le prélèvement automatique. Il arrive même que certaines agences prétendent que le paiement par prélèvement est devenu obligatoire, notamment après un déménagement. Sachez que cette exigence est parfaitement illégale. Si cela vous arrive, nous pouvons vous fournir une lettre-type à envoyer à votre agence pour faire rétablir vos droits.
Les courriers envoyés via le centre de paiement (en utilisant l'enveloppe fournie par EDF) restent généralement sans réponse. Pour accentuer la pression, nous vous proposons d'envoyer votre paiement à votre agence locale EDF. Cela les obligera à un traitement manuel et une retransmission de votre courrier vers le service approprié. De plus, d'après la Charte EDF, votre agence a l'obligation de répondre à toute question de votre part… sous peine de devoir vous payer une indemnité pour non réponse.
Cette campagne innovante plait beaucoup et permet à de nombreuses personnes d’être informées et d’agir de façon originale : nous avons atteint le nombre de 300 000 documents diffusés, et un retirage actualisé vient d'avoir lieu. Une telle ampleur, pour une campagne du Réseau "Sortir du nucléaire", est absolument sans précédent.
Cette campagne vous permet de continuer à manifester votre opposition au projet EPR après le rassemblement de Cherbourg.
Les documents restent à votre disposition gratuitement, en petite quantité ou en quantité importante, sur simple demande par mail : contact@sortirdunucleaire.fr ou par téléphone au 04 78 28 29 22.
Merci pour votre participation !
(Source : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2004&page=7 )
Documents à consulter et imprimer :
Le document de campagne complet (pdf 390 Ko) : http://www.sortirdunucleaire.org/agir/campagnes/2004/campagneEDF.pdf
Mode d'emploi + cartes (pdf 71 Ko) :
http://www.sortirdunucleaire.org/agir/campagnes/2004/campagneEDF-mode-demploi.pdf
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