31/08/06 Guingamp, Nantes solidarité avec les inculpés du mouvement social !

Publié le par Cilou

Guingamp, Nantes solidarité avec les inculpés du mouvement social !

Le 04 septembre prochain un membre de notre syndicat et un autre camarade seront jugés à Guingamp pour avoir pris part à une manifestation le 07 avril dernier dans cette ville pendant la lutte contre le CPE et la loi sur l’égalité des chances. Ce jour là des militants du SLB, des lycéens, des étudiants, des chômeurs, des salariés s’étaient rassemblés devant la gendarmerie de Guingamp pour demander la libération d’un lycéen arrêté le matin même. Prés de 60 personnes étaient passés devant la gendarmerie avant de se rendre devant une agence d’intérim pour construire un très symbolique mur de parpaings. Des gendarmes arrivèrent alors et commencèrent à frapper les manifestants. Il n’y eu aucun coup de la part des manifestants sur les troupes d’occupation. Pourtant deux camarades (Guillaume Bricaud et Goindin Kristian) furent inculpés pour "violences sur militaires“. Pourtant aucun des gendarmes plaignants n’a été arrêté dans le cadre d’une interruption temporaire de travail. Il est clair que l’on cherche à faire taire deux camarades connus pour leurs engagement en faveur des travailleurs, du droit de vivre en Bretagne, de la langue Bretonne. C’est pourquoi il est très important de venir le 04 septembre prochain à 13 heures devant le tribunal de Guingamp pour manifester notre solidarité avec Kristian et Guillaume et exigé leurs relaxe !

Le 06 septembre à Nantes aura leu un autre procès impliquant un membre du SLB (le porte parole de la section universitaire de Rennes 2 ) Jonathan Guillaume et un membre de SUD étudiants de l’université de Nantes Ousama S’Bai. Il leur est reproché d’avoir pris part avec une douzaine d’étudiants de Rennes et Nantes d’avoir occupés pendant quelques heures le château des ducs de Bretagne pendant la lutte contre la loi sur l’égalité des chances le 04 avril dernier. Il sont inculpés d’"entraves à la conduite de travaux publics“ et passeront le 06 septembre dans le cadre d’une reconnaissance préalable de culpabilité qu’ils refuseront, car il souhaite expliquer la dimension politique de leurs acte dans le cadre d’un procès qui aura sûrement lieu plus tard. Nous vous invitons à vous mobilisés le 06 septembre prochain à 14h devant le TGI de Nantes pour leur exprimer notre solidarité et exiger leur relaxe.

Par ailleurs nos réaffirmerons dans ces deux occasions notre volonté d’en finir avec l’intégralité de la loi sur l’égalité des chances et notre solidarité avec l’ensemble des inculpés et condamnés du mouvement social.

Pour le bureau du SLB :
Morgane Cotten. m.cotten@no-log.org | 0665233120

Depuis 2001 le SLB (en langue Bretonne, Syndicat des Travailleurs de Bretagne-Sindikad Labourerien Breizh) organise quelques centaines d’adhérents sur l’ensemble du territoire Breton (Loire Atlantique incluse). Nous syndiquons majoritairement dans l’enseignement immersif en langue Bretonne (écoles Diwan) où nous avons recueilli près de 60 % des voix des salariés, mais nous avons de plus en plus d’adhérents isolés dans d’autres secteurs d’activités. Nous souhaitons proposer aux salariés de Bretagne (sans discrimination d’origine !) une alternative syndicale pour s’organiser afin de vivre, travailler, décider et lutter en Bretagne. Si nous pensons qu’il faille proposer une telle alternative c’est que de très nombreux salariés ne se retrouvent pas dans les autres syndicats. Nous pensons aussi qu’il faut rompre avec une pratique syndicale parisianiste peu revendicative et ultracentralisée. Nous travaillons avec nos camarades du LAB basque, du Syndicat Occitan de l’Education, du STC Corse, de l’Union Générale des Travailleurs Guadeloupéens et l’Union des Travailleurs Kanaks et Exploités pour l’abolition de la loi sur la représentativité syndicale qui exclue les nouveaux syndicats tels les nôtres. Comme eux nous refusons la logique libérale tout autant que le centralisme français.

(Source : http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=9012 )
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Publié dans Etat policier

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