05/09/06 Sans papiers en grève de la faim de Limoges : de nouveaux soutiens
Sans papiers en grève de la faim de Limoges : de nouveaux soutiens
Lundi 4 septembre à 14h, trois vedettes du cinéma, du théâtre et de l’athlétisme ont tenu une conférence de presse au local des grévistes de la faim. Josiane Balasko, Stéphane Diagana et Valérie Lang (une des initiatrices du mouvement de soutien au collectif de l’Eglise Saint Bernard) sont venus soutenir les sans papiers qui entamaient leur 5ème semaine de grève de la faim.
Ce soutien intervient à la suite d’une longue liste comme ceux des artistes régionaux, les prises de position en faveur du collectif de plusieurs partis politiques nationaux où encore la mobilisation de représentants des différentes communautés religieuses de Limoges qui ont rencontré le préfet de la Haute Vienne la semaine précédente.
Josiane Balasko a tenu d’entrée de jeu à préciser qu’elle avait appris cette grève de la faim en allant soutenir les 1000 de Cachan et de s’étonner que les médias nationaux n’aient pas répercuté plus la lutte des sans papiers de Limoges jusqu’alors. Elle a aussi indiqué qu’ils étaient venus qu’à trois mais que beaucoup d’autres personnalités s’inscrivent sur le plan national dans cette même démarche tels que Bénabar, Kali, Costa-Gavras, Diams, Jean-Louis Aubert, Antoine de Caunes ou Emmanuelle Béart.
Stéphane Diagana a rappelé ses origines sénégalaises et mauritaniennes. Il s’est offusqué du manque d’humanité du pouvoir politique à traiter de la question des sans papiers, du paradoxe de vouloir maintenir des personnes en situation de non droit alors que la main d’oeuvre manque dans plusieurs domaines. En parlant de sa démarche de soutien aux sans papiers, il explique que cette voie est aussi celle que suivent beaucoup d’autres gens.
Valérie Lang a dénoncé avec vigueur l’exploitation qui est faite par Nicolas Sarkozy et d’autres personnalités politiques de la question des sans papiers. 250 000 à 300 000 sans papiers sont là en France, nous ne pouvons pas faire de charters pour les reconduire, il faut donc les régulariser. Véhiculer l’idée que l’Afrique toute entière rêve de venir en France est un mensonge. En France ils n’ont pas de papiers et ont les exploitent à un tel point que certains sont même employés dans des institutions publiques. De quel droit dans ce pays on les considère comme des criminels en leur passant les menottes, j’ai vraiment honte.
A la fin du point presse, une mauvaise nouvelle tombait, un des grévistes de la faim Karamba Diaby interpellé la semaine précédente venait de recevoir la confirmation par le tribunal administratif de son arrêté de reconduite à la frontière : si son expulsion est effective cela signifie aussi qu’il sera éloigné de sa femme enceinte qui est en situation régulière.
Face à un préfet inflexible, et malgré leur état de santé, les sans papiers entendent poursuivent leur action jusqu’au bout. De nouvelles manifestations se dérouleront mardi et vendredi à 17h30 au départ du local de la rue du Maupas à Limoges. Il s’agit de demander une nouvelle fois au pouvoirs publics de faire un geste humain pour la régularisation des sans papiers grévistes de la faim
Par ailleurs le Collectif des Sans Papiers de Limoges tient à remercier le Collectif des Sans Papiers du 77, celui d’Amiens, le Collectif des 1000 de Cachan ainsi que les très nombreuses personnes et organisations qui apportent leur soutien. Le Collectif de Limoges entend s’inscrire aussi dans une dynamique de convergences d’actions pour faire triompher la difficile lutte des sans papiers.
Lundi 4 septembre à 14h, trois vedettes du cinéma, du théâtre et de l’athlétisme ont tenu une conférence de presse au local des grévistes de la faim. Josiane Balasko, Stéphane Diagana et Valérie Lang (une des initiatrices du mouvement de soutien au collectif de l’Eglise Saint Bernard) sont venus soutenir les sans papiers qui entamaient leur 5ème semaine de grève de la faim.
Ce soutien intervient à la suite d’une longue liste comme ceux des artistes régionaux, les prises de position en faveur du collectif de plusieurs partis politiques nationaux où encore la mobilisation de représentants des différentes communautés religieuses de Limoges qui ont rencontré le préfet de la Haute Vienne la semaine précédente.
Josiane Balasko a tenu d’entrée de jeu à préciser qu’elle avait appris cette grève de la faim en allant soutenir les 1000 de Cachan et de s’étonner que les médias nationaux n’aient pas répercuté plus la lutte des sans papiers de Limoges jusqu’alors. Elle a aussi indiqué qu’ils étaient venus qu’à trois mais que beaucoup d’autres personnalités s’inscrivent sur le plan national dans cette même démarche tels que Bénabar, Kali, Costa-Gavras, Diams, Jean-Louis Aubert, Antoine de Caunes ou Emmanuelle Béart.
Stéphane Diagana a rappelé ses origines sénégalaises et mauritaniennes. Il s’est offusqué du manque d’humanité du pouvoir politique à traiter de la question des sans papiers, du paradoxe de vouloir maintenir des personnes en situation de non droit alors que la main d’oeuvre manque dans plusieurs domaines. En parlant de sa démarche de soutien aux sans papiers, il explique que cette voie est aussi celle que suivent beaucoup d’autres gens.
Valérie Lang a dénoncé avec vigueur l’exploitation qui est faite par Nicolas Sarkozy et d’autres personnalités politiques de la question des sans papiers. 250 000 à 300 000 sans papiers sont là en France, nous ne pouvons pas faire de charters pour les reconduire, il faut donc les régulariser. Véhiculer l’idée que l’Afrique toute entière rêve de venir en France est un mensonge. En France ils n’ont pas de papiers et ont les exploitent à un tel point que certains sont même employés dans des institutions publiques. De quel droit dans ce pays on les considère comme des criminels en leur passant les menottes, j’ai vraiment honte.
A la fin du point presse, une mauvaise nouvelle tombait, un des grévistes de la faim Karamba Diaby interpellé la semaine précédente venait de recevoir la confirmation par le tribunal administratif de son arrêté de reconduite à la frontière : si son expulsion est effective cela signifie aussi qu’il sera éloigné de sa femme enceinte qui est en situation régulière.
Face à un préfet inflexible, et malgré leur état de santé, les sans papiers entendent poursuivent leur action jusqu’au bout. De nouvelles manifestations se dérouleront mardi et vendredi à 17h30 au départ du local de la rue du Maupas à Limoges. Il s’agit de demander une nouvelle fois au pouvoirs publics de faire un geste humain pour la régularisation des sans papiers grévistes de la faim
Par ailleurs le Collectif des Sans Papiers de Limoges tient à remercier le Collectif des Sans Papiers du 77, celui d’Amiens, le Collectif des 1000 de Cachan ainsi que les très nombreuses personnes et organisations qui apportent leur soutien. Le Collectif de Limoges entend s’inscrire aussi dans une dynamique de convergences d’actions pour faire triompher la difficile lutte des sans papiers.
Voir le site du collectif http://mdh.limoges.free.fr/support/sanspap/index.htm
(Source : http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=9054 )
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