22/06/06 Rassemblement de soutien aux sans papier
Rassemblement de soutien aux sans papiers du 35 bis rue Dunois (Paris 13) : 24 juin, 11h, Pl. du Châtelet
Expulsés de leur immeuble le 20 avril dernier, les habitants du 35bis rue Dunois sont toujours à la rue... Beaucoup d’entre eux campent dans le square Héloïse et Abélard en attendant des propositions de relogement. Rappelons qu’à l’origine de cette expulsion, il y a d’abord les intérêts d’un propriétaire véreux qui voulait revendre son immeuble, après expulsion de ses habitants, pour en tirer plus d’argent...
Expulsés de leur immeuble le 20 avril dernier, les habitants du 35bis rue Dunois sont toujours à la rue... Beaucoup d’entre eux campent dans le square Héloïse et Abélard en attendant des propositions de relogement. Rappelons qu’à l’origine de cette expulsion, il y a d’abord les intérêts d’un propriétaire véreux qui voulait revendre son immeuble, après expulsion de ses habitants, pour en tirer plus d’argent...
Depuis le 20 avril, beaucoup de personnes ont manifesté leur soutien aux expulsés et demandé que les pouvoirs publics (Mairie du 13e, Ville de Paris et Préfecture) répondent à cette situation en relogeant ces familles. Plus de 1000 personnes du quartier ont ainsi signé la pétition... Mais aussi Jacques Gaillot, Mouloud Aounit (MRAP), Gilles Lemaire (Les Verts), Nicole Borvo, Jean Vuillermoz (PCF), Olivier Besancenot (LCR), Jacques Nikonoff, Gustave Massiah (ATTAC)...
Depuis l’expulsion, de nombreuses discussions ont eu lieu entre, d’un côté, la mairie du 13e, la Ville de Paris, parfois la Préfecture de Paris, et de l’autre les familles et le comité de soutien. Ainsi, après plus de 20 heures de réunions avec les mairies, une liste de 23 foyers avait été établie : tous devaient être « pris en compte pour un relogement », quelques dossiers devant simplement être complétés. Ce long et sérieux travail fut réalisé notamment avec l’aide de la Fondation Abbé Pierre. Malheureusement, tout ce travail risque d’être remis en question...
En effet, mercredi 7 juin, une nouvelle rencontre a eu lieu avec la mairie du 13e et la Ville de Paris où seuls 7 relogements (sous trois mois) furent proposés : 3 par la Ville de Paris, 3 par la Préfecture et 1 par la Mairie du 13e. Les pouvoirs publics ont décidé d’appliquer de nouveaux critères pour prendre en compte les dossiers : Après des jours et des jours de travail en commun voilà que les termes de la négociation sont autoritairement modifiés ! ... Or cela exclurait de nombreux foyers pourtant jusqu’ici « pris en compte » !
Par exemple, une personne vivant au 35bis depuis 1998, mère d’un enfant, ne serait pas relogée car elle n’aurait pas de ressources... Pourtant elle finit un stage de formation qui devrait déboucher sur un emploi... Un célibataire, réfugié politique, vivant au 35bis depuis 2003, serait écarté parce que sa demande de logement serait trop récente. Mais durant ces dernières années, la mairie refusait les demandes émanant du 35bis...Une mère de famille nombreuse, victime de violences conjugales (attestées par les hôpitaux et la police) est hébergée actuellement chez des amis... Cela suffirait à ne pas prendre en compte sa demande... Ce ne sont que quelques exemples parmi de nombreux autres.
Une telle proposition de 7 relogements sur 23 nous semble particulièrement injuste à l’égard des habitants. Finalement, à l’issue de la réunion du 7 juin, les mairies ont accepté de réétudier quelques dossiers, mais aucune garantie n’a été donnée.
Il faut maintenant agir vite pour reloger ces familles victimes de la spéculation de leurs propriétaires successifs. Pendant longtemps, les pouvoirs publics furent fort discrets, ils doivent aujourd’hui prendre leurs responsabilités ! Nous appelons donc les pouvoirs publics à rouvrir la discussion, en continuant le travail réalisé ces dernières semaines.
De plus, d’autres habitants, aujourd’hui sans-papiers, ont fait des demandes de régularisation qui sont en cours d’examen. Nous demandons un hébergement durable de ces personnes, une rencontre avec des élus du 13e et la préfecture de police pour soutenir leur demande de régularisation à titre humanitaire. Certains sont en France depuis plus de 15 ans ! Et au-delà, nous demandons leur relogement définitif.
Nous appelons la population à soutenir les familles du 35bis dans leur demande de relogement et de régularisation. Mobilisons-nous à leurs côtés !
Rassemblement de soutien au 35 bis
Samedi 24 juin à 11h
Place du Châtelet (M° Châtelet)
Contact : comite35bisdunois@yahoo.fr
Mis en ligne le mercredi 21 juin 2006, par patrick samzun
(Source : http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=8715 )