24/06/06 Dix "antipub" interpellés à Paris pour des slogans sur des panneaux d'affichage

Publié le par Cilou

Dix antipub interpellés à Paris pour des slogans sur des panneaux d'affichage

PARIS (AFP) - Dix militants antipublicité du "collectif des déboulonneurs" ont été interpellés vendredi après-midi pendant quelques heures après avoir barbouillé des panneaux publicitaires à affichage mobile sur les Champs-Elysées à Paris.
Ils ont tous été relâchés peu avant 21h00, a indiqué l'un d'entre eux, Alex Baret.


Cette 8ème action mensuelle des "déboulonneurs", qui souhaitent se faire arrêter pour plaider leur cause devant l'opinion et la justice, se tenait à quatre jours du procès à Montpellier de deux d'entre eux, devant le tribunal correctionnel. Lors de la précédente opération, le 26 mai, pour la première fois, neuf d'entre eux avaient été interpellés.
En présence d'une centaine de personnes, sympathisants ou spectateurs, et sous la surveillance de plusieurs dizaines de policiers, les militants ont barbouillé des slogans tels que "Pollution mentale", "Anesthésie mentale" et "La pub à la poubelle", sur des panneaux d'affichage près d'une célèbre boîte de nuit.
Les panneaux étaient bloqués sur une campagne de la sécurité routière. Les déboulonneurs ont accusé l'afficheur d'en avoir délibérément arrêté le déroulement. "Ils ont arrêté ces panneaux pour nous discréditer", a déclaré David Sterboul, affirmant avoir vu les publicités défiler normalement une heure plus tôt.
Les participants s'étaient retrouvés vers 18h00 un peu plus bas sur l'avenue. Un des fondateurs du collectif, Yvan Gradis, a rappelé la revendication du groupe : l'interdiction des affiches commerciales excédant 50 x 70 cm, soit la taille de l'affichage associatif à Paris. "Est-ce que les marques commerciales ont quelque chose de plus intéressant à nous raconter que les opinions et les associations?", a-t-il demandé.
Alex Baret a appelé à ne pas empêcher la police d'arrêter les militants. Puis les participants ont entonné "Le barbouilleur", une adaptation antipublicitaire du "Déserteur" de Boris Vian, avant de se diriger vers les panneaux d'affichage.
Lorsque la police est intervenue, la foule a scandé : "Laissez-les terminer!". "Maintenant, les barbouilleurs vont se faire interpeller", a prévenu David Sterboul, ajoutant : "Les barbouilleurs, vous sortez vos cartes d'identité!".
Dix "déboulonneurs" brandissant leur pièce d'identité et leur bombe de peinture ont ainsi été emmenés sous les applaudissements de la foule par la police, qui les a fait monter dans un fourgon après les avoir fouillés.
"Tout s'est très bien passé, tout a été très cordial", a déclaré Alex Baret, peu après sa sortie du commissariat. "C'est très agréable de voir qu'on fait un acte qui est légitime et qui est compris", a-t-il ajouté au sujet de l'attitude de la police, y voyant le fruit de la "non-violence" prônée par les "déboulonneurs".


(Source : http://fr.news.yahoo.com/23062006/202/dix-antipub-interpelles-paris-pour-des-slogans-sur-des-panneaux.html )

Les déboulonneurs ne sont pas des antipubs. Elles/ils veulent réguler la pub, pas lutter contre. Leur revendication est "des affiches publicitaires 50x70, or le problème persiste : si on n'autorise que les publicités en format 50x70, les publicitaires en mettront beaucoup plus et l'on sera envahi-e par encore plus de pubs.

De plus les arrestations font partie de leur stratégie de communication (ce sont les déboulonneurs elles/eux mêmes qui l'affirment). Ca leur permet de faire connaître leur combat. C'est intentionnellement que les déboulonneurs sont arrêté-es et que la presse est présente à caque action de ce groupe. Ce n'est pas une coincidence.

Préférons plutôt les vrai-es antipubs qui n'ont pas de stratégie de com, qui sont véritablement contre la pub, des groupes comme la RAP (Résistance à l'Agression Publicitaire), la BAP (Brigade Anti-Pub) ou Paysages de France.

Cilou.

 

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