08/07/06 Sarkozy face au "difficile problème" de l'immigration à quelques mois de 2007

Publié le par Cilou

Sarkozy face au "difficile problème" de l'immigration à quelques mois de 2007

Par Nadège PULJAK

PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy est confronté, à quelques mois de l'élection présidentielle, à la difficile question de l'immigration, dossier sur lequel le probable candidat de l'UMP en 2007 affronte tant la gauche que l'extrême droite.
Jeudi soir à Ballan-Miré (Indre-et-Loire), le président de l'UMP a vertement remis en place un haut responsable policier parisien, Yannick Blanc, qui avait annoncé la régularisation de "plusieurs milliers de familles" sans papiers.
 

"Ceux qui parlent de chiffres aujourd'hui parlent de sujets qu'ils ne connaissent pas", a tranché M. Sarkozy, réaffirmant que les dossiers des familles sans papiers d'enfants scolarisés seraient "examinés au cas par cas".
Le Premier ministre Dominique de Villepin a, pour sa part, déclaré qu'il fallait "une évaluation réelle et sérieuse" avant de parler "d'objectifs chiffrés" de régularisation.
Selon Richard Moyon, porte-parole du Réseau éducation sans frontière, qui cite des chiffres de l'Inspection générale des affaires sociales de 2003, il y a en France 50.000 familles sans papiers ayant au moins un enfant scolarisé, et donc "sont régularisables" au regard de la circulaire Sarkozy du 13 juin.
Cette circulaire concerne les enfants scolarisés au moins depuis septembre 2005, nés en France ou arrivés avant l'âge de 13 ans, et dont la famille "manifeste une réelle volonté d'intégration".
La controverse montre l'ampleur du problème affronté par M. Sarkozy, qui revendique à la fois "fermeté" et "humanité".
D'un côté, le ministre met en oeuvre son engagement pris dès son retour au ministère de l'intérieur, en juin 2005: "passer d'une immigration subie à une immigration choisie", avec "maîtrise quantitative des flux" migratoires. Cela a conduit à une nouvelle loi sur l'immigration (après celle de 2003), durcissant les conditions d'entrée et de séjour en France, adoptée définitivement par le Parlement le 30 juin.
Jugeant cette loi "de nature à placer la politique d'immigration sous la pression des périodes électorales", les parlementaires socialistes ont saisi jeudi le Conseil constitutionnel.
D'un autre côté, l'aspirant candidat à l'Elysée, qui veut élargir son électorat vers la gauche "des quartiers populaires", qu'il oppose à la "gauche mondaine" prend en compte l'émotion suscitée par les enfants expulsables. Il a nommé un médiateur, Me Arno Klarsfeld.
Le numéro deux du gouvernement devrait d'ailleurs réunir les préfets le 18 juillet pour "faire le point de la situation", selon son entourage.
Du coup, l'extrême droite a dénoncé la "nouvelle filière d'immigration familiale" que serait en train d'ouvrir le ministre, selon Jean-Marie Le Pen (FN).
"Face à la démagogie de deux extrêmes, la gauche, comme Laurent Fabius, qui voudrait régulariser tout le monde, et l'extrême droite qui veut renvoyer tous les immigrés, Nicolas Sarkozy montre qu'il n'y a qu'une seule voie possible, celle de la fermeté et de l'humanité. C'est compliqué à expliquer, mais l'affaire est elle-même compliquée", a affirmé le député sarkozyste Yves Jégo. Selon lui, "les Français seront reconnaissants à Sarkozy d'avoir un discours équilibré sur l'immigration".
Abderrahmane Dahmane, secrétaire national de l'UMP, estime néanmoins que M. Sarkozy "n'avait pas besoin d'aller à l'encontre de Yannick Blanc". "Pourquoi vouloir toujours durcir le discours ? Je lui demande de garder sa sérénité", a-t-il dit, tout en jugeant "injuste" "la diabolisation de Sarkozy".

(Source : http://fr.news.yahoo.com/07072006/202/sarkozy-face-au-difficile-probleme-de-l-immigration-quelques-mois.html )

Alors ça, c’est un comble ! S’il y a bien quelqu’un qui brandit des chiffres à tout va comme objectif à atteindre depuis le début, c’est bien l’UMP, Villepin et Sarkozy en tête !
Alors quand on parle de progrès social, le gouvernement est beaucoup plus méticuleux que lorsqu’il parle de régression sociale ! Mais Sarkozy a raison : il est complètement dingue d’avancer des chiffres ; régularisons TOUTES et TOUS les sans papiers ! Et abolissons TOUTES les lois racistes qui sont appliquées en France depuis 1993 (cf. depuis les lois Pasqua/Debré) !

Quant à la « diabolisation » de Sarkozy, nous ne faisons rien, il se débrouille très bien tout seul !

Cilou.

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Publié dans DOSSIER IMMIGRATION

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