19/07/06 La canicule: prévention efficace mais la crise hospitalière menace
La canicule: prévention efficace mais la crise hospitalière menace
Par Maureen COFFLARD
PARIS (AFP) - Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuhf) et acteur majeur de la crise de la canicule de 2003, accorde un bon point à la prévention mais redoute les effets de la "crise hospitalière", lundi dans une interview à l'AFP.
QUESTION: Les leçons de la canicule de 2003 ont-elles été tirées ?
REPONSE: Oui. Les campagnes de prévention portent un peu plus leurs fruits que les autres années, donc nous ne sommes pas du tout dans le même schéma qu'en 2003 puisque aujourd'hui la prévention fonctionne. Mais, un élément de la prévention ne marche toujours pas. Il faut absolument donner la température nocturne dans les bulletins météo, ce qui n'est pas le cas, parce que la canicule s'installe quand il y a un faible écart entre les températures nocturnes et diurnes. En cas de canicule, il y a le plan blanc mais cette mobilisation générale de l'hôpital ne prévoit qu'un renfort ponctuel en fonction d'une catastrophe. L'anticipation c'est de ne plus fermer autant de lits dans les hôpitaux où il y a des services d'urgences.
Q: Que faut-il encore améliorer ?
Q: Quelle est la situation dans les services d'urgence ?
Ce week-end, il y a eu une augmentation des coliques néphrétiques et des accidents vasculaires cérébraux, due à la hausse de température: ça a été très difficile de gérer faute de lits d'hospitalisation. On passe notre temps au téléphone à chercher des lits et c'est les malades qui trinquent.
(Source : http://fr.news.yahoo.com/17072006/202/la-canicule-prevention-efficace-mais-la-crise-hospitaliere-menace.html )
.
Accroître le nombre de lits ne servira à rien. On peut ouvrir 5 000 lits, si le personnel est insuffisant, les soins mettront du temps à arriver, car on ne peut pas demander à un-e infirmier-e de s'occuper de 240 personnes en 1h. Or, en cassant les hôpitaux et les cliniques par la baisse des subventions, le gouvernement rend impossible la rémunération du personnel infirmier et donc pousse les hôpitaux à la réduction de personnel et donc aux licenciements. Le gouvernement se rend donc directement responsable des décès de la canicule et des pathologies (notamment pulmonaires) engendrées par celle-ci. Il faudra s'en souvenir quand l'heure sera venu de porter plainte contre l'UMP.
Cilou.