Mardi 12 septembre 2006

Samedi 17 Décembre 2005

Votre nouvel ami : Jacques-Alain Benisti

Le rapport Bénisti est de retour. Remis en octobre 2004 à Dominique de Villepin (alors au ministre de l'Intérieur), le "pré-rapport Bénisti" (du nom du président de la commission Prévention du Groupe d'études parlementaire sur la sécurité intérieure, qui l'a rédigé), avait suscité de nombreuses réactions, notamment chez les professionnels du travail social.

Formulant un certain nombre de propositions pour améliorer la prévention de la délinquance "dès les prémices de déviances c¹est-à-dire dès le plus jeune âge", il préconisait en particulier, pour les enfants étrangers âgés de 1 à 3 ans, que leur mère s'oblige " à parler le Français dans leur foyer pour habituer les enfants à n'avoir que cette langue pour s'exprimer". Il était en effet précisé par
ailleurs que les pères "exigent souvent le parler patois du pays à  la maison" (sic !). Entre 4 et 6 ans, ces mêmes enfants, s'ils connaissaient des difficultés en français, devaient, selon une autre proposition du rapport, être remis à une orthophoniste "pour que l'enfant récupère immédiatement les moyens d¹expression et de langage indispensables à son évolution scolaire et sociale."

Ces formulations, scientifiquement bidons, avaient aussitôt fait bondir certains linguistes (voir ici) et ortophonistes (voir ici). Le rapport définitif de la commission parlementaire (au sein de laquelle siègent de joyeux drilles comme Christine Boutin, le désormais fameux Lionel Lucca – voir ici – ou encore Christian Vanneste, en procès pour ces propos homophobes répétés et assumés - voir ici) a  été remis à Nicolas Sarkozy le 8 novembre. Très technique, il propose toute une architecture institutionnelle pour repérer le plus tôt possible la graine de sauvageon (on peut se procurer une synthèse du rapport ici sur le site de Jacques-Alain Bénisti.)

Les propositions concernant le bilinguisme sont heureusement passées à la trappe (Jacques Alain Bénisti reconnaît dans Le Monde que c'était une "erreur"), et les formulations laissant entendre un lien direct entre délinquance et immigration semble - toujours selon Le Monde - avoir été gommée. Néanmoins les professionnels du travail social restent très critiques.

L'Association Nationale des Assistants de Service social (ANAS) juge ainsi, dans son avis technique sur le rapport, que le rapport tient toujours des raisonnements scientifiquement infondés, manifeste une "méconnaissance complète du champ du travail social" et que si "la population cible n'est pas clairement établie (...) un profil se dégage nettement : des familles en difficultés, les parents absents ou plus ou moins défaillants, enfants et jeunes « issus de l'immigration », habitant les cités des banlieues des villes. Voilà les cibles désignées de la prévention de la délinquance."

 

(Source : http://racismeordinaire.over-blog.com/article-1415780.html )

 

Par Cilou - Publié dans : LOI SUR LA DELINQUANCE
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Mardi 12 septembre 2006
Gagnant Orwell 2005

 

Député Jacques-Alain Benisti - "prévention" de la délinquance

Pour avoir, dans un rapport parlementaire, stigmatisé les origines sociales et ethniques des familles, incité au placement sous surveillance des enfants (dès la maternelle), et proposé d’en finir avec le secret professionnel des travailleurs sociaux.


Selon le député du Val-de-Marne, on peut déceler les prémices de la délinquance avant meme l’école maternelle, et il convient donc de surveiller les enfants, et plus particulièrement ceux issus de l’immigration (parce que "la délinquance est majoritairement le fait des immigrés"), surtout s’ils sont bilingues (Benisti parle, lui, de "patois"), ainsi que les enfants des familles en difficultés ou habitant les cités des banlieues des villes.

Dans son rapport parlementaire « sur la prévention de la délinquance », Benisti propose ainsi de revaloriser l’internat dès le CM2, supprimer les allocations familiales aux parents démissionnaires, installer des caméras de surveillance dans les quartiers les plus exposés, placer certains adolescents à plus de 500 kilomètres de chez eux dans des familles d’accueil (si possible en milieu rural), ou encore "de redéfinir la notion de secret professionnel et de créer une culture du secret partagé en renforçant des échanges d’information entre les différents acteurs qui entourent le jeune".

La "courbe évolutive d’un jeune qui au fur et à mesure s’écrate du "droit chemin" pour s’enfoncer dans la délinquance" qu’il proposait dans la première version de son rapport est éloquente :

Le rapport Benisti

(cliquez sur l'image pour agrandir)


Ce premier rapport a été mis à jour en novembre 2005. Quelques notions ont finalement été lissées, comme ses raccourcis entre "immigration" et "délinquance", en revenant notamment sur la langue maternelle d’origine étrangère qui n’est plus autant porteuse de "danger" qu’il y a un an. Mais dans l’ensemble le député persiste et signe. Il maintient la création d’un « sys­tème de repérage et de suivi des diffi­cultés et des troubles du comporte­ment de l’enfant » qui serait mis en place non seulement dans les établissements scolaires (de la maternelle au lycée), mais aussi dans les crèches.

Un autre rapport gouvernemental sur la délinquance de signé de la sénatrice Marie-Thérèse HERMANGE en rajoute une couche en proposant d’organiser la mise en sécurité des espaces grâce par exemple à la vidéosurveillance intelligente.

Par Cilou - Publié dans : LOI SUR LA DELINQUANCE
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Mardi 12 septembre 2006

Prévention de la délinquance : la confidentialité partagée en question

mercredi 5 avril 2006

 

L’ avant-projet de loi de prévention de la délinquance est presque finalisé, a affirmé Bernard Hagelsteen, secrétaire général du comité interministériel de prévention de la délinquance, jeudi 23 mars. Les CLSPD seront généralisés et les maires se voient confier un nouveau rôle d’information. Sur le métier depuis plus de deux ans, l’ avant-projet de loi de prévention de la délinquance devrait être présenté courant avril. Programmé pour la fin de l’année 2005, les "émeutes" de novembre en avaient une nouvelle fois retardé la présentation. Cette fois-­ci sera-t-elle la bonne ? A l’ occasion de la Conférence des maires sur la sécurité organisée par le Forum français pour la sécurité urbaine (FFSU), jeudi 23 mars à Paris, le préfet Bernard Hagelsteen, secrétaire général du comité interministériel de prévention de la délinquance, a expliqué que le texte est "dans sa phase terminale". II constitue le troisième acte de la politique gouvernementale en matière de sécurité, après la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure et la loi Perben sur l’ adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité. Le dépôt de l’avant-projet devrait être accompagné d’un livre blanc sur la sécurité, a expliqué le préfet. II s’ agit de fournir un état des lieux de la société française et de dégager une vision à plus long terme des enjeux. Devant la centaine d’ élus présents, Bernard Hagelsteen a insisté sur le "rôle de pivot" que le nouveau texte conférera au maire. "Le propos n’ est pas de créer de nouveaux dispositifs, ni d’ imposer un cadre rigide aux maires, mais de leur donner de nouvelles possibilités pour sortir des difficultés."

Confidentialité partagée

La première mesure sera de rendre obligatoire la mise en place du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) pour toutes les communes de plus de 5 000 habitants. A ce jour, environ 800 CLPSD ont été créés. Le préfet est revenu sur ce qu’il considère être les "malentendus" de la "confidentialité partagée", l’une des dispositions phares du projet, l’ une des plus controversées également. Le maire aura le devoir de signaler toute personne en difficulté sociale, éducative ou matérielle aux services de l’ Etat. Pour ce faire, il devra recueillir ses informations auprès des travailleurs sociaux ce qui implique un partage de données nominatives sur les délinquants, mais aussi sur les populations jugées "à risque". L’ idée de cette mesure revient au député-maire de Villiers-sur-Marne (94), Jacques-Alain Benisti, qui, en novembre 2005, a remis un rapport suggérant la fin du secret professionnel auquel sont soumis les travailleurs sociaux en matière de protection de l’enfance. Ce nouveau rôle d’ " informateur " a provoqué un tollé chez les professionnels qui ont été plus de 2.000 à descendre dans la rue récemment pour dénoncer le texte en préparation. "La confidentialité partagée est une nécessité incontournable si l’ on veut avoir une prise sur les difficultés sociales, s’ est défendu Bernard Hagelsteen. II faut trouver une coordination entre tous ceux qui peuvent détenir un bout de la question."

Prévention situationnelle

Le texte a prévu un garde-fou. Le maire devra désigner un coordinateur parmi les travailleurs sociaux. Celui-ci "communiquera au maire les seuls éléments dont il aura besoin dans le cadre de ses compétences". Le préfet a, par ailleurs, dénoncé l’ amalgame entre l’ avant-projet de loi et l’ expertise collective de l’ Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) consacrée aux troubles de conduite chez l’ enfant et l’ adolescent et à leur dépistage précoce. Cette expertise divulguée en septembre 2005 préconisé notamment un dépistage des enfants dès l’âge de trois ans. Selon Bernard Hageslteen, "il n’est pas question de limites d’âge. Certains présentent cette mesure comme une disposition agressive, liberticide, alors qu’ elle constitue un progrès médical et organisationnel. II en va de l’ intérêt de l’enfant". La question de savoir si une telle disposition devait figurer dans l’ avant-projet de prévention de la délinquance ou dans le projet de loi sur la protection de l’enfance n’ a pas été tranchée, a-t-il précisé. Enfin, l’ avant-projet consacrera le principe de la prévention situationnelle. II s’ agit de rendre moins vulnérables les cibles potentielles, notamment dans les projets d’urbanisme (commerces, halls et caves, etc.) et les transports publics. Cette méthode est déjà appliquée dans quelques villes comme Lyon qui, depuis quatre ans, s’ est dotée d’une commission communale de prévention situationnelle, mais elle n’ a pas de cadre juridique. Prévue par l’ article 11 de la loi d’ orientation pour la sécurité (Lops) du 21 janvier 1995, elle reste depuis lors en attente d’ un décret d’application. L’ avant-projet fixera un cadre, "le gouvernement travaillera ensuite à en organiser le fonctionnement".

Michel TENDIL


(Source : http://etudiants-social.ouvaton.org/article.php3?id_article=162 )

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Mardi 12 septembre 2006

Enseignants, pas flics !

Fichage des élèves

Dernière mise à jour le samedi 2 septembre 2006

 

Base-élève, c’est le nom choisi par le ministère de l’Education nationale pour baptiser son système de fichage informatisé de la maternelle au CM2. Déjà expérimenté dans 21 départements, il sera généralisé dès la rentrée à l’ensemble du territoire. Toutes les données familiales, sociales, scolaires et identitaires des élèves seront ainsi transmises par les directeurs d’école à l’IEN, à l’IA, puis au Rectorat pour terminer, via Internet, dans un fichier national partiellement accessible aux maires.

 

L’administration met en avant la nécessité de centraliser ces données pour des besoins statistiques ainsi que l’aide apportée par ce dispositif aux directeurs d’écoles. Pourtant, ces justifications ne nous rassurent en rien sur la dangerosité d’un tel outil. Car la plupart des directeurs utilisent déjà un logiciel de gestion.

 

La véritable « plus » de Base-élève réside surtout dans certains champs à renseigner, qui nous en disent long sur les besoins statistiques invoqués : nationalité, résultats scolaires, suivis RASED, langue et culture d’origine, absences, intervenants éventuels, situation familiale, santé, date d’entrée en France... Autant d’items qui montrent à l’évidence que le besoin éducatif des jeunes n’est pas la seule raison d’être de Base-élève. Car si ce n’est pour contrôler étroitement les populations étrangères, en quoi la nationalité d’un enfant ou son année d’arrivée en France nous intéresseraient-elles ? C’est ce qu’a confirmé l’Inspection d’académie des Pyrénées-Orientales, où Base-élève est expérimentée depuis 2004, en reconnaissant « être la plus grande source d’information sur l’immigration ».

 

Dans un contexte où la nouvelle orthodoxie politique amalgame « familles issues de l’immigration » et délinquance, la Base-élève est d’autant plus dangereuse qu’elle centralise et croise des informations personnelles. Elle se situe dans la droite ligne du rapport Bénisti [1] qui, pour prévenir « les comportements déviants », préconisait la détection précoce des troubles comportementaux infantiles. Pour ce faire, le rapport associait délinquance et langue maternelle et proposait une « culture du secret partagé » entre services publics afin de signaler à la police, via le maire, toute « personne présentant des difficultés sociales, éducatives ou matérielles ». Or ce rapport parlementaire a largement inspiré la loi contre la délinquance que N. Sarkozy fera adopter en septembre... par le parlement. Une loi qui, entre autre, conditionnera le versement des allocations familiales à un contrôle renforcé de l’assiduité scolaire, et imposera le partage du secret professionnel entre policiers, magistrats, enseignants et travailleurs sociaux. Toute relation avec Base-élève est-elle purement fortuite ? Il est d’autant plus difficile de le croire que si les renseignements de Base-élève sont en principe anonymement centralisés à Orléans, « l’anonymat peut-être levé en fonction des besoins de l’administration ».

(JPEG)

 

Au moyen de Base-élève, ce sont donc les données personnelles de tous les enfants, et à terme de toute la population, qui seront centralisées et partagées entre institutions ; un fichage généralisé que rien ne protège d’ailleurs des intrusions privées puisque ces informations, personnelles et confidentielles, transiteront par Internet [2].

 

Les risques de dérives de Base-élève à des fins de contrôle social sont donc patents, et les menaces pesant sur les libertés individuelles de chacun aussi. Pour Sud éducation, Base-élèves n’est pas un outil au service des besoins éducatifs de la jeunesse, c’est l’instrument d’une politique sécuritaire et policière. En conséquence, nous demandons l’abandon du fichier Base-élèves et appelons les collègues à se réunir en conseil des maîtres pour élaborer et transmettre à l’IEN leur prise de position, à informer les parents d’élèves des risques encourus par leurs enfants et, a minima, à refuser de rentrer les données sensibles dans ce fichier.

 

Sud éducation Côtes d’Armor

 

[1] Rapport préliminaire sur la prévention de la délinquance, Commission prévention du groupe d’étude parlementaire sur la sécurité intérieure présidé par Jacques-Alain Bénisti, octobre 2004.

 

[2] Login et mot de passe ne sont en rien des sécurités comme l’explique Jacques Henno dans Tous Fichés, L’incroyable projet américain pour déjouer les attentats terroristes, éditions Télémaque, novembre 2005.

 

( Source : http://www.sudeducation.org/article1660.html )

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Mardi 5 septembre 2006
Les horreurs continuent : Sarkozy se charge maintenant de fournir les orphelinats.

communiqué

Il faut stopper cette horreur : on téléphone, on faxe et on maile tant que Siaka n’a pas retouvé ses parents en liberté. Richard

Adresse postale : C/o EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 Paris - educsansfrontieres@free.fr / www.educationsansfrontieres.org
Contact sur ce dossier : Armelle Gardien 06 89 49 48 47, Pablo Krasnopolsky 06 33 53 62 21, Richard Moyon 06 12 17 63 81 5 septembre 2006
LA CHASSE AU PETIT ENFANT

Siaka a deux ans, il est Malien. Il est placé à l’orphelinat par la volonté du ministre de l’Intérieur. Expulsés le 17 août du squat de Cachan, ses parents avaient accepté l’hébergement provisoire à l’hôtel Ibis d’Orly que leur proposait la préfecture du 94.

Le 1er septembre, nouvelle évacuation : les ex-squateurs en situation régulière sont envoyés vers d’autres hôtels, plus éloignés encore de leurs lieux de vie et de travail. Les sans papiers sont raflés et placés en garde à vue puis en rétention. Parmi eux, M. et Mme Doumbia, les parents de Siaka. Le centre de rétention du Mesnil-Amelot n’étant pas équipé pour recevoir des enfants, le petit garçon est arraché à ses parents et placé dans un orphelinat dépendant de l’Aide sociale à l’Enfance.

Ces faits, monstrueux pour les gens ordinaires, ne sont ni un accident, ni une bavure : il s’est trouvé un ministre pour les décider, des hauts fonctionnaires pour les organiser, des fonctionnaires pour les exécuter. Quand, probablement indigné par cette situation, un juge a décidé de libérer les parents pour qu’ils retrouvent leur enfant, il s’est trouvé un procureur pour bloquer sa décision et maintenir les Doumbia en rétention et Siaka à l’orphelinat et une cour d’Appel pour trouver que ce n’est que justice. Les choses en sont là. M. et Mme Doumbia sont en rétention pour 15 jours renouvelables à moins qu’ils ne soient expulsés avant.

Ces événements qui sont la conséquence logique de la politique démagogique du gouvernement sur la question de l’immigration sont inacceptables. Le RESF appelle tous ceux que ces faits révoltent à faire connaître leur sentiment en s’adressant directement aux responsables au Cabinet du ministre de l’Intérieur, au moins une fois par jour jusqu’à ce que Siaka et ses parents soient libérés et réunis.

Standard ministère de l’Intérieur : 01 40 07 60 60 (demander le Cabinet du ministre)
Fax ministère de l’Intérieur : 01 40 07 21 09
Fax directeur de Cabinet :01 40 07 13 90
Mail directeur de Cabinet : sec.gueant@interieur.gouv.fr et claude.gueant@interieur.gouv.fr
Mail du conseiller à l’Immigration : guillaume.larrive@interieur.gouv.fr


(Source : http://www.educationsansfrontieres.org )
Par Cilou - Publié dans : DOSSIER IMMIGRATION
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Mardi 5 septembre 2006
Indymedia Marseille : site en danger : à l'aide!

Le site du Centre de Média Indépendant (CMI) de Marseille est maintenu et animé par un collectif. Même si le site a l'air de bien fonctionner, il est en danger!

Le collectif du CMI de Marseille a du mal à se renouveler, à maintenir de la diversité en son sein et même à organiser des réunions publiques, faute de combattant-e-s.

Ce site n'est pas fait par des journalistes ce site est un outil populaire pour et par tou-te-s. Le faire vivre, c'est publier des informations, témoignages. Mais c'est aussi permettre à tou-te-s de publier.

Il n'est pas nécessaire d'avoir des compétences informatiques pour participer. Le collectif est informel, ouvert et non-hiérarchique : si tu viens à une réunion, ta parole compte autant que celle de toutes les personnes présentes. Pas de carte, pas de chef, pas de période d'essai. Les décisions sont prises au consensus : une décision n'est prise que lorsque tout le monde est d'accord et les minorités ne sont pas négligées. Ce n'est pas un compromis, mais une façon de fabriquer ensemble des solutions nouvelles et inattendues. Le fonctionnement du collectif est transparent : toutes les décisions, leurs applications et le processus qui les a fait naître sont accessibles à tou-te-s.

Participer au collectif, ça peut se faire en s'impliquant dans un ou plusieurs domaines :

    * Participer aux décisions prises au consensus en participant aux réunions, en débattant sur les listes de discussion et le wiki du collectif.
    * Intervenir sur des actions pour créer des documents (photos, sons, vidéos, textes) et inviter les gens à publier directement
    * Modérer les articles publiés librement
    * Participer aux prises de décisions du réseau mondial indymedia
    * Participer à l'évolution technique du site, se former mutuellement en partageant ses connaissances techniques
    * Faire de la propagande en tractant, en collant des affiches...
    * Lancer de nouveaux projets selon les motivations : journal mural, bornes internet, projections de films...
    * Inventer des nouvelles façons de participer au collectif :p

Si le projet t'intéresse, amène ta diversité, prends contact sur la liste (publique) pour participer à l'organisation d'une réunion de rentrée :

marseille@indymedia.org

Tu peux aussi venir sur le chat du collectif pour discuter de tout ça.
http://marseille.indymedia.org

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Mardi 5 septembre 2006
Lundi 4 septembre 2006, 18h19
Rentrée: des nouveautés pour les élèves, des grincements de dents pour les profs

PARIS (AP) - C'est parti pour une nouvelle année scolaire. De la maternelle au lycée, les quelque 12,4 millions d'élèves ont désormais repris le chemin des classes où ils vont pouvoir expérimenter une série de nouveautés, tout comme leurs enseignants, déjà appelés à une journée nationale de grève et de manifestations dans toute la France le 28 septembre.

Parmi les nouveautés de cette rentrée 2006, les plus emblématiques sont le socle commun de connaissance et de compétences pour tous les élèves, le retour à la méthode syllabique pour l'apprentissage de la lecture en CP, même si la méthode globale était déjà tombée en désuétude, la note de vie scolaire au collège ou encore l'apprentissage dès 14 ans.

Mais il y a aussi les réseaux "ambition réussite" pour relancer l'éducation prioritaire (ex-ZEP), l'option "découverte professionnelle" en 3e, les programmes personnalisés de réussite éducative pour les élèves en difficulté et, pour les parents, une place et un rôle renforcés à l'école.

Et le ministre de l'Education nationale ne compte pas en rester là puisqu'il veut s'attaquer, pour la rentrée 2007, à deux autres piliers des programmes scolaires: le calcul et la grammaire. Gilles de Robien entend ainsi redonner ses lettres de noblesse au calcul mental et rendre la grammaire moins "jargonnante".

Mais, ce qui retient surtout l'attention des syndicats enseignants, ce sont les restrictions budgétaires et les suppressions de postes, à l'origine de leur mot d'ordre de grèves et de manifestations pour la journée du 28 septembre. Dans une belle unanimité, les cinq grandes fédérations de l'Education nationale se sont jointes à cet appel.

"On n'a jamais eu autant de suppressions de postes", s'emporte Patrick Gonthier, secrétaire général de l'UNSA-Education. "Il y a 6.500 emplois en moins cette année. Sur le budget 2007, on aura plus de 8.000 suppressions de postes supplémentaires dans l'Education", confirme Bernard Boisseau, secrétaire général du SNES (majoritaire dans le second degré), interrogé par l'Associated Press. Et ce dernier de prévenir: "Tout cela se fait par des suppressions d'options, des suppressions massives d'heures de soutien, ou encore la fin des Travaux personnels encadrés (TPE) en terminale".

Même mécontentement dans l'enseignement primaire. "Les collègues sont en colère: avec 30.000 élèves en plus, les classes sont plus chargées sans moyens supplémentaires, ce qui remet en cause l'organisation d'une partie de notre travail, notamment les actions de soutien aux élèves en difficulté", dénonce Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUIpp (principal syndicat des instituteurs), interrogé par l'AP.

Réponse du ministre à toutes ces critiques: ceux qui parlent d'une école en danger sont "des agitateurs d'épouvantails" car, affirme-t-il, l'Education nationale propose 89.000 recrutements pour 2006 et le taux d'encadrement des élèves reste stable. Quant au budget de l'enseignement scolaire, il s'élève à 58,5 milliards d'euros, "soit une progression de 3,65%". Globalement, le budget de l'Education nationale reste de loin le premier budget de l'Etat.

A moins de huit mois de la présidentielle, les candidats potentiels se sont bien évidemment emparés du débat sur l'école. A droite, Nicolas Sarkozy veut rétablir l'"école du respect" et "relever le niveau d'exigence". Quant à Ségolène Royal (PS), elle a proposé "la création d'un deuxième poste d'enseignant dans les classes qui le nécessitent".

Lundi, en visite dans un lycée de Versailles, Gilles de Robien n'a pas manqué de répondre à l'élue socialiste. "C'est fait depuis longtemps puisque nous apportons 5.000 assistants pédagogiques cette année (...) Mme Royal est déjà dépassée", a-t-il ironisé.

Autre sujet sensible de cette rentrée: la question de l'accueil des élèves de parents sans-papiers, que le Réseau éducation sans frontières (RESF) estime à 50.000 enfants. "On va être très mobilisé là-dessus. C'est un sujet très sensible sur le terrain et, à chaque fois qu'un problème apparaît sur cette question, immédiatement les enseignants se mobilisent et interviennent", prévient M. Boisseau (SNES). "Le mot d'ordre à nos collègues, c'est conformément à la loi d'accueillir, de scolariser les enfants sans-papiers", renchérit M. Moindrot (SNUIpp). AP


(Source : http://fr.news.yahoo.com/04092006/5/rentree-des-nouveautes-pour-les-eleves-des-grincements-de-dents.html  )
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Mardi 5 septembre 2006
mardi 5 septembre 2006, 12h56
Tony Blair utilisé malgré lui dans la campagne présidentielle française
Par Pierre LESOURD

LONDRES (AFP) - Tony Blair le travailliste est bien malgré lui devenu un acteur du débat politique français en étant pris comme modèle à droite et utilisé comme épouvantail à gauche, dans la perspective de l'élection présidentielle.
Nicolas Sarkozy a rencontré en tête à tête à sept reprises le Premier ministre britannique depuis 2002 et ne cache pas apprécier les idées et le mode d'action du rénovateur du Labour au pouvoir depuis bientôt 10 ans.

Il aura suffi à Ségolène Royal de noter dans une interview qu'elle "pense que Tony Blair a été caricaturé en France" pour être aussitôt soupçonnée par ses pairs socialistes de déviationnisme "blairiste" et d'être une adepte du capitalisme ultralibéral anglo-saxon.

"Pour Sarkozy, Blair est une référence", explique à l'AFP Gérard Longuet, sénateur et proche de M. Sarkozy. "Il a avec Blair une relation assez directe. Plus que ses idées, c'est son comportement, son attitude face aux difficultés et la façon de les régler qui impressionnent" le président de l'UMP, explique-t-il.

Les deux hommes se sont rencontrés en privé à deux reprises depuis un an à Londres, dans un hôtel et à Downing Street, puis une troisième fois à l'occasion d'un week-end en Toscane où M. Blair était en vacances début juin.

Le discours prononcé à Agen par M. Sarkozy aurait ainsi été influencé, pour son passage monétaire -une ferme critique de la banque centrale européenne- par une de ses discussions avec le Premier ministre britannique.

A Downing Street, M. Blair et son entourage prennent toutefois garde de n'émettre aucun qualificatif sur les relations entretenues avec les candidats probables ou possibles à la présidentielle française, sinon qu'elles sont "bonnes".

Ce qualificatif s'applique ainsi, avec la même neutralité, à Dominique de Villepin envers lequel M. Blair avait fait un geste en l'invitant à venir pour un bref séjour de travail à Londres le 10 mai, au plus fort de l'affaire Clearstream.

Ségolène Royal n'a, semble-t-il, jamais eu l'occasion de rencontrer directement M. Blair. Son dernier voyage à Londres date de 2005, peu avant le referendum sur la Constitution européenne, en sa qualité de présidente de la région Poitou-Charentes.

A deux reprises, en février et mars, elle a osé louer, dans des quotidiens britanniques, l'action de M. Blair: "ce n'est pas une question d'admiration, c'est reconnaître qu'il a donné à son pays un formidable coup d'accélérateur", a-t-elle souligné.

M. Blair, en réalignant le programme du parti travailliste et en rénovant ses méthodes, avait mis un terme en 1997 à une cure de 18 ans d'opposition de la gauche britannique.

La relation Blair-Chirac a d'emblée été tumultueuse. De par leurs personnalités, mais aussi par les aléas des affaires européennes et les relations transatlantiques. A Downing Street et dans les milieux diplomatiques on la présente actuellement comme apaisée.

A l'issue du dernier sommet bilatéral en juin, les deux hommes ont affiché leur connivence sur les questions de défense et d'énergie et ont fait assaut de sourires et poignées de mains.

Le "blairisme" n'est pas forcément tabou et peut même être source d'inspiration. Londres et Paris poursuivent ainsi la recherche de solutions communes à des dossiers sensibles, comme l'intégration des immigrés et la lutte contre le terrorisme.

(Source : http://fr.news.yahoo.com/05092006/202/tony-blair-utilise-malgre-lui-dans-la-campagne-presidentielle-francaise.html  )

Encore un étonnant (mais pas si surprenant) point commun : Sarkozy et Royal adeptes de la politique de Tony Blair. Il n'y a qu'un pas pour comprendre en retour que Sarkozy et Royal prennent la politique de Blair comme modèle, comme référence, comme inspiration pour leur propre programme. Tout ceci pour finalement comprendre que Sarkozy et Royal, c'est la même chose, et donc à plus large sens que le PS et l'UMP ont une politique et des objectifs identiques. D'ailleurs qui appelait à voter oui au TCE ? Le PS et l'UMP, et pour les mêmes raisons, avec les mêmes arguments et les mêmes méthodes.

Parti Socialiste = parti de l'UMP !

Cilou.
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Mardi 5 septembre 2006
Le CRAN s'insurge contre la définition de la colonisation dans le "Petit Robert" 2007

PARIS (AP) - La nouvelle édition 2007 du "Petit Robert" soulève la colère du président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN) Patrick Lozès qui conteste la définition du mot colonisation dans ce dictionnaire.

"Dans l'édition 2007 du 'Petit Robert', quand vous ouvrez le dictionnaire au mot colonisation et coloniser, vous lisez: 'Colonisation: mise en valeur, exploitation des pays devenus colonies'. Quant à coloniser, vous avez 'coloniser un pays pour le mettre en valeur'", s'est-il insurgé sur France-3.

Après la polémique sur l'article 4 de la loi du 23 février 2005 qui évoquait le "rôle positif" de la colonisation, Jacques Chirac "lui-même a estimé que le trouble suscité était légitime" et a fait abroger cet article par décret en février dernier, a rappelé M. Lozès.

"Nous pensons que le Petit Robert ne peut pas faire moins" et il "doit retirer le dictionnaire. Il n'est pas possible que l'on continue à instiller que la colonisation a pu avoir un rôle positif", a poursuivi le président du CRAN. "Quand vous prenez les concurrents, le Larousse par exemple, vous avez des définitions qui sont tout à fait factuelles".

Pour Patrick Lozès, "le rôle du CRAN n'est pas d'être une police de la pensée. Nous, nous ne voulons pas dire ce qu'il faut dire. Par contre, nous ne voulons pas que des dictionnaires continuent à faire croire dans ce pays que l'on a fait par la colonisation des bienfaits".

Le président du CRAN a confirmé qu'il avait contacté Alain Rey, rédacteur en chef des publications et des éditions du Robert pour lui demander le retrait des dictionnaires ainsi que "la mise en place d'un groupe de travail qui puisse donner des définitions".

"La colonisation, c'est beaucoup de choses difficiles et je crois que l'on a besoin, comme le demande le président de la République, de nous rassembler devant notre histoire, pour que tous ensemble nous puissions vivre ensemble dans ce pays", a conclu Patrick Lozès. AP

(Source : http://fr.news.yahoo.com/05092006/5/le-cran-s-insurge-contre-la-definition-de-la-colonisation.html )

'coloniser un pays pour le mettre en valeur'... Ca ne vous rappelle pas quelque chose ? Une certaine loi votée par un certain parti au pouvoir qui voulait introduire dans les manuels scolaire "le rôle positif de la colonisation"... Etrange que cette initiative que l'on croyait morte se retrouve aujourd'hui à nouveau introduite dans la culture, cette fois par le biais d'un dictionnaire !

On sait que le Petit Robert c'est VUP (Vivendi Universal Publishing). On sait que Vivendi-Universal Publishing a été acheté par le groupe Lagardère (marchand d'armes possédant une bonne partie des médias et des manuels scolaires), on sait que Lagardère est l'ami de Delanoë et de Sarkozy. On sait que Sarkozy veut piller les ressources d'Afrique avec son CESEDA. Toute ces points ont une cohérance frappante.

Cilou.
Par Cilou - Publié dans : Culture(s)
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Mardi 5 septembre 2006
Coordination nationale des précaires de l’Education (CNPE) : « Une rentrée sans profs et sans élèves ? »

Le gouvernement se gargarise de la baisse du chômage, discoure sur le pouvoir d’achat des ménages et « l’égalité des chances »... Dans le même temps : il reconduit aux frontières des élèves étrangers il expulse de leur logement des familles réduites à survivre dans des conditions insoutenables et prive par la même les enfants de rentrée scolaire des milliers de personnels non titulaires de l’Education Nationale sont condamnés à attendre des mois le paiement de leurs indemnités chômage et à vivre dans la plus grande précarité.

La précarité et particulièrement la précarité d’Etat est plus que jamais au centre du dispositif d’exclusion du gouvernement actuel.

Notre ministre de l’Education nationale se félicite du succès de ses « réformes », démontrant une fois de plus ignorance et mépris à l’égard des personnes les plus fragiles. Les arguties démagogiques dont il abreuve l’opinion publique ne règlent en rien la situation des plus démunis. Au contraire, M. de Robien, par sa politique, contribue à accentuer les inégalités sociales en poussant les personnels à dénoncer les « éléments dangereux » (sans papiers, présumés délinquants) et en incitant les « bons éléments » à fuir les établissements situés en zones sensibles, participant à une ghettoïsation renforcée de ces établissements.
Les économies réalisées sur le dos de « l’école républicaine » se traduisent par des suppressions massives de postes de professeurs, personnels vie scolaire, orientation, médecine scolaire, entretien et restauration. Jusqu’où s’arrêtera ce démantèlement de l’école ?

La coordination nationale des précaires de l’Education appelle à la mobilisation pour refuser cette politique sécuritaire et inégalitaire qui va à l’encontre d’ une école solidaire en se réunissant mercredi 6 septembre à 14h devant tous les rectorats, rassemblements suivis d’assemblées générales (à Paris, à la bourse du travail, 3 rue du château d’eau 75010 M° République à partir de 17h30)

Nous exigeons de M. de Robien des réponses sur :
-  Le réemploi de tous dans des conditions acceptables (par exemple, dans le secondaire, comme Maîtres Auxiliaires Garantis d’Emploi)
-  L’abolition de la vacation, système scandaleux et illégal
-  La titularisation de tous, ce qui s’est déjà fait régulièrement pour des centaines de milliers de personnes (par des lois de titularisation)
-  Le remplacement des départs à la retraite et la création de tous les postes nécessaires pour une école vraiment égalitaire qui permette à chacun de s’épanouir
-  L’arrêt du recours à l’emploi précaire

La coordination nationale a besoin du soutien de tous (notamment financier CCP 8 702 00 Y 035, Philippe Aubé, 14 Parc de la Risle, 76130 Mont Saint Aignan)

Contacts de la Coordination nationale :
-  iungemach@free.fr (06 19 81 12 00)
-  nontitu@abri.org
-  Précairesfc@yahoo.fr
-  collectifgrandsud@yahoo.fr
-  collectifprecaires33@yahoo.fr ; CDNT.acBOURGOGNE@laposte.net


Source/auteur : Coordination nationale des précaires de l’Education (CNPE), communiqué de presse, 04 septembre 2006

(Source : http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=9049 )


Par Cilou - Publié dans : Education
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