26/06/06 Le parainage de sans papier commence

Publié le par Cilou

Plus de 700 sans-papiers parrainés à Marseille

 

Plus de 700 sans-papiers, adultes et enfants, ont été parrainés, samedi, par des militants marseillais réunis à la mairie des 15e et 16e arrondissements. Quelques-uns viennent d’Afrique ou d’Europe de l’Est, la plupart sont arrivés du Maghreb. Malika Bara a quitté la Kabylie « où on avait peur de tout » afin de protéger son fils Rabah, bientôt 5 ans et scolarisé, pour la France « où on a peur des policiers ». Leur marraine, Paulette Honde, 59 ans, revendique son geste au nom des valeurs qu’elle a apprises « à l’école de la République » et d’une tradition familiale. « Ma grand-mère avait reçu des Italiens, ma mère a aidé des Espagnols pendant la guerre, aujourd’hui, c’est mon tour », explique-t-elle simplement. Les associations escomptaient 150 à 200 parrainages. Au final, environ 400 ont été recensés. Devant l’affluence, trois élus ont procédé toute la journée à la signature des certificats.

 

Au même moment, un étudiant tunisien en DEA à la faculté d’Aix-en-Provence, Fathi Toualbi, était expulsé de Marseille par bateau.

 

Seine-et-Marne : parrainage de deux lycéennes africaines

 

Une cérémonie de parrainage de deux lycéennes africaines, menacées d’expulsion le 30 juin, s’est tenue samedi à Ozoir-la-Ferrière (Seine-et-Marne).

 

A quelques jours de la date butoir de l’arrêté préfectoral d’expulsion, "les deux jeunes filles savent déjà qu’elles ne sont pas seules dans la galère. On se mobilise pour montrer au préfet que leur place est ici", a déclaré Marie-Dominique Frontini, membre du RESF, à l’origine de cette manifestation.

 

La Sénégalaise Adja et la Comorienne Satoumia, âgées de 21 ans, vivent en France depuis cinq et six ans. Elles ont passé leur bac pro mardi au lycée Lino-Ventura et espèrent, grâce à ces parrainages, "échapper aux expulsions du préfet de Seine-et-Marne".

 

Initialement prévue devant la mairie d’Ozoir-la-Ferrière, la cérémonie s’est déroulée en face de la plaque à la mémoire des enfants juifs déportés, à proximité de l’Hôtel de Ville. "Un lieu symbolique", selon le comité de parrainage qui a réuni à cette occasion, autour d’élus locaux, le chanteur Mano Solo, parrain de la jeune Adja, et 150 personnes.

 

A six jours de la fin du sursis accordé par le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy aux jeunes sans-papiers scolarisés et à leurs familles, le Réseau éducation sans frontières multiplie les parrainages, partout en France, pour tenter de les protéger d’une expulsion ou même les cacher.

 

RESF organise également le 1er juillet, à Paris, une importante manifestation contre les expulsions des enfants scolarisés.

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Publié dans DOSSIER IMMIGRATION

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